lundi 29 novembre 2010

Récapitulatif S47

SaintéLyon J-6

News de l'Organisation...ça va cailler (ho ho, comment je m'habille....!!)


Nuit blanche en perspective
Lundi 29 novembre, les Monts du lyonnais  sont recouverts de 5 à 10 cm de neige.  Vu les températures annoncées  pour la semaine, ca pourrait tenir, surtout qu’un nouvel épisode neigeux  est annoncé mercredi 1er. C’est la promesse d’une édition vraiment  hivernale, avec un décor sublime sur les hauteurs, mais avec des  températures sans doute plus froides que celles que la Saintélyon a  connu depuis 10 ans (Météo- France annonce des températures largement  négatives, de l’ordre de - 6° dans la nuit de samedi à dimanche  prochain). Bien sûr, ces prévisions peuvent sans doute évoluer mais les  coureurs doivent prévoir un équipement adapté à ces conditions : La  couverture de survie est plus que jamais indispensable en cas  d’immobilisation ; bien prévoir une tenue vestimentaire adaptée et un  coupe vent ; Attention à vos poches d’eaux ou bidons dont le contenu  pourraient bien geler : Prévoir des portes-bidons ou protèges tuyaux  isothermes ; Attention à l’autonomie de vos frontales : par grand froid,  les piles s’usent plus vite. Pour les relais, prévoyez des pneus neige  ou des équipements spéciaux (on ne sais jamais) et soyez prudent sur les  petites routes de campagnes. Vous voilà prévenu, ca va être FA-BU-LEUX  pour peu qu’une imprudence ou un équipement inadapté ne vienne gâcher le  plaisir.

Inscriptions : Le plein !
A 6 jours du départ, un petit état des  inscriptions. Les inscriptions internet ferment mardi 30 novembre à  minuit. Sur le solo 68 km, vous êtes plus de 5600 inscrits et il reste  quelques dossards pour les retardataires. (on se dépêche). Il n’y  aura aucune inscription pour le 68 km sur place. Les relais sont  définitivement complets. Enfin, avec près de 1800 inscrits, la  SaintExpress affiche un beau succès pour une première. Il reste quelques  dossards et il sera possible de s’inscrire sur place au palais des  sports de Lyon (uniquement) le samedi 4 décembre de 19 h à 21 h 30. On  s’achemine vers un nouveau record avec plus de 11 500 coureurs sur  l’ensemble des formules.

vendredi 26 novembre 2010

1 de +

Le TRI-maX TRAIL

Chouette une nouvelle épreuve, pas trop loin de la maison, voit le jour en 2011...
Un trail de 42km au départ de Vernon, pour découvrir la vallée des impressionnistes, un coin certainement fort sympathique...et bosselé.
Je pense qu'elle risque fort de faire partie de mon planning pour la saison prochaine...
Tu notes David ??

mercredi 24 novembre 2010

Bingo!!

Et bah oui, j'ai tiré le gros lot!!! Une belle infection sur un des vestiges de ma rencontre avec les ronces, qui m'a valu un passage aux urgences ce midi et un arrêt de travail de 2 jours avec possibilité d'hospitalisation si ça ne commence pas à rentrer dans l'ordre demain....la septicémie guette, mais les ganglions sont à l'ouvrage!
Cool!! je suis content à 10 jours de la SaintéLyon! Promis, je ne me moquerais plus du look des coureurs d'orientation...
 Une petite photo de l'avancée...je ne t'en montrerais toujours pas plus Pascal!!

lundi 22 novembre 2010

21/11/2010 - O'Castor

Voici le petit debriefing de cette course d'orientation qui s'est déroulé à Feucherolles ce dimanche matin.
La météo avait annoncé un temps sec, c'est finalement sous la pluie que l'on prendra le départ, en équipe pour moi et mon collègue Bruno, parmi les 950 compétiteurs et familles. Régine, Nico et Denis constitue la deuxième équipe IN.

La course consiste en un départ de masse où l'on court pendant environ un kilomètre avant de retrouver les cartes qui sont à terre. Plusieurs circuits, donc plusieurs cartes sont à dispositions, pour des parcours allant de 22 à moins de 10km au théorique, c'est à dire au plus court entre chaque balise, bien évidemment il est quasi impossible de progresser en ligne droite entre ces balises d'où une distance qui peut vite s'allonger. Nous avons choisi pour notre part le circuit B correspondant à 18km. Voici la carte pour vous montrer à quoi cela ressemble:
Le but est donc d'optimiser les déplacements entre les balises pour grignoter du temps sur ses adversaires. Autant dire que c'est loin d'être facile car il faut avoir une super connaissance des symboles de cartographie et un très bon niveau en orientation pour savoir se repérer rapidement et partir dans les bonnes directions. Pour corser le tout, il faut faire tout ça en courant et je peux vous dire que lire une carte en courant, c'est super balèze!! Bruno en fera d'ailleurs les frais par deux fois en allant au sol!!
On ne fera pas toujours les meilleurs choix stratégiques mais globalement on s'en sort pas trop mal en dénichant quelques balises du premier coup. Le terrain ne facilite pas la vitesse, c'est un vrai bourbier par endroit, de la boue au dessus de la cheville et les chaussures qui restent collées par moment, c'est fun!!
Ce qui est moins drôle, c'est les coupes barbares dans les ronces pour tenter de tomber au plus court sur les balises et là, mes jambes n'apprécient pas trop!! Je me fais littéralement labourer les tibias, mollets et chevilles.

Voila pourquoi, les vrais spécialistes au look un peu bizarre courent avec des protèges tibia!!
Après 2h28' et 23km au GPS, nous en finissons bien rincé mais avec la satisfaction de gagner dans notre catégorie et de terminer 19éme au scratch.

Régine, Nico et Denis termine en 3h05, belle performance, il prennent la troisième dans leur catégorie.

Voila une belle épreuve, très bien organisé, différent du trail classique, et qui nous aura permis de faire du fond en "s'amusant"...!

Recapitulatif S46

samedi 20 novembre 2010

Course d'orientation O'Castor

Demain, je vais "jardiner" comme on dit dans le jargon de la course d'orientation, pour essayer de récupérer un maximum de balises sur un circuit de 18km théorique (distance directe entre chaque balise) mais qui peut s'avérer plus long si on tourne en rond!!
C'est donc la O'Castor  qui se déroulera dans la forêt de Feucherolles. Je cours en duo avec mon collègue Bruno qui est un as de l'orientation et ce sera ma dernière sortie longue de préparation à la SaintéLyon.

lundi 15 novembre 2010

13/11/2010 - Trail des Flambeaux

J'avais prévu de courir 45minutes / 1heure avec Nicolas avant de prendre le départ pour parfaire notre préparation à la SaintéLyon mais le temps pluvieux nous en a découragé...Nous nous préparons donc tranquillement dans le gymnase, les coureurs arrivent au fur et à mesure et je revois pas mal de têtes connues car je cours presque à domicile!! 
19h45, après le briefing de l'organisateur, nous rejoignons en trottinant la ligne de départ avec le gros du peloton. 800 coureurs se sont inscrits à ce trail de nuit sur 10 ou 18km, ce qui prouve le succès pour cette course à l'ambiance sympathique, malgré le parcours un peu trop "bitumeux" et roulant à mon goût!!
On retrouve notre collègue Denis dans les startings block, je me place sur la première ligne quand j'entends "Oh, Bruno!!!" C'est David, Xav et Dom, ils sont 15 mètres en arrière et je me demandais justement s'ils n'étaient pas resté au chaud!....Pas le temps de discuter, le départ est donné!!
Ca part à bloc, il faut jouer des coudes et tenir sa place comme dans un cross, le temps d'effectuer la montée et la descente des remparts et que le peloton commence à s'étioler. Compétiteur dans l'âme, je me prends au  jeu, comme d'habitude, et m'accroche sur les portions où il faut dérouler la foulée. 
Le terrain est vraiment très glissant et chaque virage en épingle est négocié avec prudence, on file maintenant vers les bois et la tête de course est déjà hors de vue, ça galope à l'avant, moi je suis à bloc et souffle comme un bœuf, vivement que ça se régule un peu...
Premier pas dans la forêt et, pas de surprise, c'est archi-pourrie, splash!! Ça y est j'ai les pieds à la sauce mais ça va, j'étais prêt psychologiquement. Finalement c'est encore que des grosses flaques d'eau profonde, le terrain ne s'est pas encore trop transformé en bourbier, ça n'empêche pas de belle glissades et alors que je m'engageais sur une voie parallèle, zzzzzzip, je me retrouve sur les fesses, rien vu venir!! Ok il faudra prendre plus de précautions. Au même moment, David me passe, il était à la première loge pour ma figure de style!! « Vas-y accroche !! »  me dit-il en me doublant comme un avion, je repars mais j’ai l’impression d’être sur des œufs, ça patine !! Et David s’éloigne. 3 min après, clac, cette fois c’est la cheville qui prend un angle douloureux, décidément, c’est une mauvaise passe. J’essaie d’assurer un peu mes appuis et reprends une foulée plus aérienne pour ne pas butée dans les racines et les pierres, c’est une évidence maintenant, je ne vois pas grand-chose avec ma frontale par rapport à d’autres coureurs mieux équipé. Ma Petzl suffit pour une allure réduite mais là on frôle les 14 de moyenne et c’est très limite lorsque je suis seul. David à rejoint un petit groupe  200 mètres devant moi mais je n’arrive pas à boucher le trou, il me faudra 2-3 km pour finalement faire un gros effort dans une bosse et arriver à recoller ce groupe de 4. Mais au même moment, David qui à une super frite, accélère et se détache facilement sur 2km avant que l’on revienne dans la descente suivante, moi je suis à l’agonie en serre fil.
A cette allure, les kilomètres défilent et on entame déjà la portion de route longeant la propriété Guerlain, c’est la mis course et j’ai les jambes autour du coup, les pieds tabassent le sol, la foulée est loin d’être légère…David me vante les mérite de sa paire de chaussure, des Salomon SpeedCross, qui sont un pure régal selon lui dans ces conditions. Il n’avait pas besoin de me le dire car quand moi je fais tout les dévers en glisse, lui passe comme un cabri !! A étudier pour la prochaine fois.
En rejoignant la boucle du 10km, on est maintenant sur la partie finale et il faut se frayer un passage entre le coureurs du 10, on est toujours 5 mais David au dessus du lot accélère une nouvelle fois, qui s’avère être la bonne car nous ne le reverrons plus et il prendra une belle 11éme place en terminant comme un boulet de canon !! Moi je m’accroche toujours en dernière position, spectateur, incapable de peser sur la course et d’accélérer dans les marches lors de l’ultime montée aux remparts, je laisse filer le groupe dans la dernière descente pour l’emballage final et boucler finalement les 18km en 1h20’ à la 17éme place.
Malgré ma passivité en course, je suis tout de même satisfait car cela faisait bien longtemps que je n’avais pas couru à cette allure et je me suis partiellement rassuré quant à ma récupération post Templiers, j’ai certainement une petite inflammation au niveau des releveurs mais c’est gérable sur une allure plus « endurance » !!
Xav termine en 1h30’, belle perf aussi pour son premier trail de nuit, j’espère qu’il y prendra goût…à la boue !
Nico arrive aussi en 1h45’, sans bobos non plus, de quoi envisager la dernière ligne droite vers la SaintéLyon en toute sérénité.

samedi 13 novembre 2010

Entretien du corps

Reprise de la compétition ce soir.
Je vais courir le Trail des Flambeaux et vue ce qu'il tombe comme flotte depuis 1 semaine non-stop, ça va être un vrai bain de boue!!!
Départ 20h00 pour 18km de gadoue...Faudra assurer les appuis, garder les chevilles dans l'axe et les chaussures aux pieds!!
Je vous dirais quoi demain...

mercredi 10 novembre 2010

Un Fou

Voici le récit d'un "collègue" cycliste ayant bouclé la diagonale en 42h avec seulement 4 mois de préparation !!
Comme quoi, c'est pas irréalisable !!
Lire ici

lundi 8 novembre 2010

Recapitulatif S44

3 h de vélo sous la flotte hier matin, c'est toujours sympa !! ça renforce l'esprit guerrier!!

mardi 2 novembre 2010

Les Flambeaux

Pas de volontaires pour m'accompagner sur ma prochaine compétition nocturne?? Plus que 287 places dispo...

jeudi 28 octobre 2010

24/10/10 - La Grande Course des Templiers

Vendredi 22 Octobre 2010 : Direction Millau avec ma femme pour participer à la 16éme édition de La Grande Course des Templiers, course pionnière en matière de Trail et certainement une des plus réputé aussi. Je pense qu’elle fait partie de ces courses dont il faut avoir participé au moins une fois dans sa vie quand on est Traileur.
71km et 3200m de D+, voici le menu pour cette épreuve qui étrenne cette année un nouveau circuit après s’être déplacé de Nant à Millau. De l’avis de tout les spécialistes, ce circuit sera difficile, exigeant, rustique, du pure trail !!

La pression montait depuis quelques jours, je ne savais pas trop où j’allais, si je m’étais suffisamment préparé physiquement et psychologiquement. Un petit état fébrile en début de semaine et la pénurie de carburant ne faisait qu’aggraver cet état de stress. C’était mon premier vrai grand trail et il n’était pas question de rater ce rendez vous.
Après une nuit passée sur Issoire, nous arrivons le Samedi Après midi à la ganterie Causse, lieu choisi pour toute l’infrastructure du Festival des Templiers, le salon, la remise des dossards, les zones de départ et d’arrivée, plus de 7000 personnes sont attendues sur le week-end avec plusieurs courses au programme. 2850 coureurs pour la course phare : le 70km. Il fait doux et beau, malheureusement une dégradation pluvieuse est annoncée pour le lendemain, ce qui me fait chercher une veste imperméable en urgence. Le poncho « de secours » trouvé sur le stand Raidlight fera l’affaire.

Une fois mon dossard récupéré, nous filons vers notre gîte de Rivière sur Tarn en passant par le plateau des Causses, histoire de profiter de cette « dernière » belle journée. Nous nous arrêtons au Puncho d’Agast, site dominant Millau d’où s’élancent les parapentes, impressionnant !! Il y a du balisage au sol, la course passera par là…nous continuons notre route traversant cette zone très sauvage, au milieu d’une végétation très dense, pas âmes qui vivent pendant plusieurs kms, le contraste entre la terre rouge et les herbes « folles » jaune paille est magnifique.
Nous arrivons à notre gîte au pied du château de Peyrelade.

Il n’y a que des coureurs comme je suppose dans la plupart des hôtels et gîtes de la région. Nous prenons le repas du soir tous ensemble, bonne ambiance, nos hôtes sont très prévenant. Un jeune couple a couru en début d’après midi le marathon des causses, 40km avec plus de 2000 de D+, ils nous racontent un peu leur course, bien technique comme prévu !
Il y a aussi un groupe venant du Doubs, un des coureurs est habillé de la tête au pied en Salomon, sponsorisé apparemment !! J’apprends qu’il a le dossard 13, comme sa place l’an passé, un bon quoi (il a aussi gagné le trail du Sancy 2009)!! D’ailleurs j’en profite pour leur demander un covoiturage pour éviter à Virginie de se lever à 4h !!
Je regarde une dernière fois la météo pour le lendemain, histoire de me stresser et de rager un peu plus à la vue de la belle journée qu’on vient d’avoir. 1,5mm de précipitations prévues à 5h du mat, 0,5 à 1 mm jusqu'à midi et plus de 4mm après 15h !! Ça sent la grosse galère !!

4h15, le réveil sonne, j’ai l’impression d’avoir dormi 2h ! Un peu de Gatosport que j’ai raté car pas assez cuit, du thé et hop je prends place dans le van de mes gentils co-voitureurs du Doubs. Il est 5h15 et comme prévue la pluie s’écrase sur le pare brise alors qu’on roule vers Millau, ça donne franchement pas envie ! Heureusement, la température reste assez douce, 6-7°C.
Après avoir longuement cogité la veille, j’ai décidé de rester sur du court en bas avec un short, tee-shirt et manchette en haut avec ma veste coupe vent et mon « poncho » au cas où !
La pluie a laissée place à de la bruine alors qu’on se gare à proximité du Tarn et du départ. Je me noie dans le cortège de coureur se dirigeant vers l’arche de départ, et je suis étonnée de voir autant de monde, d’accompagnateurs à cette heure aussi matinale. A 5h45, dans le sas, j’arrive à me placer en deuxième ou troisième ligne, juste derrière le sas des prioritaires, les « élites » et là y’a du beau monde, quasiment tout les meilleurs traileurs français. Derrière moi, ça s’agglutine, je suis arrivée au bon moment !! Je décide d’enlever mon coupe vent car la bruine à cesser et de faire quelques étirements pour avoir bonne conscience. 6h10, le départ se rapproche et une bruine plus lourde se remet à tomber alors qu’on écoute chacun des favoris faire ses petits commentaires au micro. J’hésite à repasser mon coupe vent, autour de moi ça ne bronche pas, certains sont manche courte, d’autres en manchette comme moi et les plus pessimistes en veste Gore Tex, personne n’a l’air de se soucier du temps. 6h12, je demande à mon voisin ce qu’il en pense, il me dit qu’un de ses collègues venant de Rodez a eu des torrents de flotte et que ça pourrait bien arriver jusqu’ici !!! Super, là je suis rassuré !! 6h14, tant pis, je pars comme ça et on avisera plus loin.

6h15, on y est enfin, tout le monde a hâte de partir, le speaker lance : « musique maestro », et la musique d’ERA démarre en même temps que des fumigènes rouges sont allumés, une petite montée d’adrénaline, et hop c’est parti !! C’est énorme, y’a une foule impressionnante dans les rues de Millau, ça part relativement vite, certains partent au sprint de peur de louper le bon coup peut être, ça bouscule un peu…Moi je prends de suite un rythme assez tranquille et profites de cette ambiance de folie.
Alors que l’on commence à monter par la route du Puncho d’Agast, je me retourne pour voir l’énorme peloton qui serpente sur plusieurs centaines de mètres déjà. Un peu plus d’un kilomètre effectué, et la pente est déjà assez raide, ça souffle pas mal autour de moi, certains enlèvent déjà leur veste, c’est clair il fait super doux, je pense avoir fait le bon choix. On domine Millau, de nuit, c’est joli ! , on voit aussi le cortège de voitures qui part en direction de Peyreleau, 1er ravitaillement. Après 2km, on attaque enfin les premiers sentiers à travers champs, la tête de course est déjà loin en contre bas, c’est parti vite malgré ce qui nous attends. Pour ma part, j’avance gentiment à 11,8km/h de moyenne, je me dis que c’est déjà une bonne allure.
Après une nouvelle portion de bitume, on arrive au premier village, Carbassas, 8km de parcourus et les choses sérieuses commencent, on rentre sur un sentier, 3m de large et hyper raide, l’allure chute brusquement, la pente nous obligeant à marcher même si quelque uns tentent encore de passer en force, ils sont vite rappeler à l’ordre ! La respiration est de plus en plus haletante et je courbe l’échine tellement c’est raide et ça n’en finit pas, je préfère regarder par terre que vers le haut, ça tire trop dans le cou !!!
Devant

Derrière
On arrive enfin en haut, sur le plateau, je reprends tout de suite mon rythme, le peloton est maintenant bien fractionné et on court à travers les pins tantôt sur des chemins, tantôt sur du monotrace. Il fait toujours nuit et je préfère laisser un coureur devant moi ouvrir le chemin pour éviter les racines et les pierres. Au moment où je remontais à sa hauteur, badaboum, par terre, pas moi mais l’autre, mon lièvre ! Il se relève rapidement et reviens à ma hauteur mais à peine 200mètres après rebelote il retape une racine et est à nouveau à terre, il fulmine, plus revue après…
Le jour se lève au fil des kilomètres sur ce plateau, et là surprise, le ciel s’éclaircit, la chance est avec nous, pour une fois je suis content que les prévisions météo soient parfois mauvaises. Après une bonne douzaine de kms à cavaler à bonne allure, on attaque la descente sur Peyreleau pour le 1er ravitaillement et quelle descente, tout en single track, de la bonne pente, des virages, des pierriers, du technique quoi et au début je suis carrément sur la retenue, les coureurs me doublent à tout va. Vers la fin, j’arrive enfin à me lâcher et là c’est le pied, tout en glisse avec ces petites pierres qui roulent sous les semelles, j’ai l’impression de dévaler une piste de ski, vivement la prochaine !

Après 2h09’ de course, me voici à Peyreleau, 23éme km où je passe en 125éme position. Pas de réappro. en eau, simplement un peu de sucré et du fromage puis je repart en même temps que Virginie Govignon du team Lafuma, elle va bien sur le plat mais dès que ça monte elle est sur la réserve, j’aurais peut être dû faire de même. On remonte une nouvelle fois sur les hauteurs, les chemins sont toujours aussi escarpés et on alterne toujours entre monotraces et chemins à travers pins et bloc rocheux, les paysages sont magnifiques.
Les kms défilent rapidement jusqu'à St André de Vézines au Km 37,5. Déjà 3h26’ de course, je passe en 108éme position et les jambes commencent maintenant à tirailler un peu beaucoup !!

Je décide de prendre plus de temps cette fois ci en prenant une super bonne soupe et en grignotant un peu, je remplis mon camel-back, passe un coup de fil à Virginie, discute avec les gentils bénévoles et me fait prendre en photo avec mon télephone.
Je commence à me dire en voyant pas mal de gars s’arrêter à peine qu’ils risquent de le payer dans quelques temps, en tout cas je l’espère car une bonne quarantaine de coureurs ont du me passer !!

Je repars en marchant tout en installant mon MP3, et oui je l’avais pas encore utilisé, c’est bien la première fois que ça m’arrive de courir aussi longtemps sans musique !! Je mets Play et d’un coup ça me relance dans la course, je me sens des jambes du tonnerre, le mélange soupe/musique est tonitruant, s’ensuit alors une poursuite énorme où j’avale les coureurs uns à uns. Le terrain est alors super, du monotrace en descente légère sur de la terre meuble pour nous amener à Montméjean.

On se retrouve ensuite dans le fond d’une gorge à sec où il faut serpenter entre les rochers, les escalader, les descendre, du changement de rythme incessant, surtout que le chemin n’est pas large pour doubler et il faut parfois attendre tranquillement que le gars se « range » pour passer. On longe d’un coup la carcasse d’une vieille bagnole ressemblant à une traction, il doit y avoir quelques décennies qu’elle est tombé là !!
Encore une énième descente ultra technique, à travers le buis et les pierriers, la confiance s’installe de plus en plus et je m’éclate littéralement, c’est du pur plaisir, je dépose les gars que je rattrape, c’est presque indolore !!

J’arrive à la Roque St Marguerite au 47éme km en 4h44’ à la 126éme place (et oui j’avais vraiment passé trop de temps au ravito précédent !!)
Je reprends une soupe, j’ai décidé que se serait mon carburant, en plus elle est excellente. Un bénévole nous dit qu’à partir de maintenant, c’est une nouvelle course qui commence, que les vraies difficultés sont à venir…Chouette, ça me rassure!!

Je ne m’éternise pas trop cette fois et repart sur un bon rythme, physiquement tout va bien ou pas trop mal, les cuisses commencent à tirer, chose normale mais du côté des pieds, c’est nickel, pas d’ampoule !!
Le parcours après la Roque
Le monotrace emprunté est maintenant super technique, en bord de falaise, comme suspendu dans ces gorges, d’un côté la roche verticale et de l’autre la pente abrupte, il faut faire attention où l’on pose les pieds.
Après s’être à nouveau retrouvé dans le fond de la vallée, on attaque « The » bosse du parcours, de loin la plus dure à mon sens, une pente monstrueuse, interminable, des paliers de 40-50cm à monter par moment. Il faut se hisser voire se tracter avec les troncs des arbres pour s’aider à avancer, c’est de la folie.
Certains s’arrêtent par moment pour souffler un peu, j’en ferais bien autant mais je préfère ne pas répondre à cette envie. Clac, ce n’est pas mon tendon d’Achille mais l’élastique de mes mini-guêtres Raidlight qui vient de se prendre dans une racine. Fais c…. !
Après bien ¾ d’heure de grimpette, je me hisse enfin au sommet au milieu d’un décor incroyable, le chaos de Montpellier le vieux, des roches dressées vers le ciel et usées par le temps, c’est assez insolite !!
La reprise de la course est difficile après autant d’intensité, il me faut 2-3km pour retrouver les sensations, mais apparemment je ne suis pas le seul et je sens de la lassitude dans les concurrents que je reprends. Cette portion de 5km de « plat » demande de la relance et arrivé à Longuiers au 55éme km, c’est un peu difficile !
Après la bosse la plus dure, place à son homologue en négatif ! Une descente de tueur pour rejoindre Massebiau, les organisateurs l’ont taillée par moment dans le buis directement, pas de zigzag, c’est tout droit, en même temps on est plus vite en bas de cette façon !!

Massebiau, 64éme km et dernier ravitaillement. Déjà 7h16’ de course et il m’aura fallu 2h32’ pour faire les 17 derniers km à la moyenne impressionnante de 6,7km/h !! Pas de doute, c’était bien la partie la plus dure ! J’ai tout de même fait une belle remontée au classement puisque je pointe à la 88éme place maintenant.

Malheureusement, après bien 4 heures d’accalmie, la pluie arrive comme prévue et cette fois ce n’est plus de la bruine, on ne rentrera pas sec, dommage ! J’enfile mon coupe vent, avale ma soupe, échange 2 mots avec les bénévoles, il reste 7km et la difficile montée du rocher troué qui nous amèneras au Puncho d’Agast, Virginie m’y attend déjà, elle y est monté à VTT par les 9kms de lacets bien raide, bel effort et récompensé par un déluge au sommet.

Les derniers km depuis Massebiau vers la gauche

Dans les premières pentes, je ressens un gros coup de moins bien, les jambes n’en veulent plus tout comme la tête. Je marche quasiment sur les 4kms de cette ascension, laissant passer bon nombre de gars que j’avais doublé auparavant, chacun son tour !! Un collègue d’infortune s’est joint à moi et on essaie de se motiver comme on peut…Il me fait la conversation et moi je gère le tempo devant (environ 4km/h !!)
Enfin en haut, le ciel est bouché, Millau est invisible, rien à voir avec la belle vue de la veille.
Virginie est là, rincée malgré le K-Way, je profite du reste de son sandwich bien sympathique, ça change des gels hyper sucré !
La dernière ligne droite ou plutôt descente. Je pensais avoir fait le plus dur mais c’était sans compter cette portion qui se présente maintenant : des mètres de cordes ont été tirées entre les arbres dans la pente pour se tenir car hyper raide, sans parler de la pluie qui à transformer la terre en boue, c’est une patinoire !!

Je me lance en avant et me retrouve après quelques glissades plus ou moins contrôlées couché sur le dos, je me relève et tente une technique beaucoup plus sûre, la descente en rappel comme en escalade !! C’est de la folie pure cette course !!
Dernier passage assez ludique, la grotte du Hibou que l’on traverse de part en part, environ 15 mètres assez marrant et au sec !!
Ca y est cette fois, j’en termine en traversant quelques champs puis le pont au dessus du Tarn pour franchir la ligne d’arrivée sous une pluie battante. Content d’en avoir terminé !!

Finisher !!!! en 8h51’ à la 123éme place.

Gros coup de frein sur ces derniers km mais c’est pas grave, je voulais terminé dans de bonne condition et c’est le cas. Une sacrée belle expérience que cette course des Templiers qui vaut largement sa réputation.

Merci à ma petite femme qui a supporté mon stress d’avant course et qui a fait son petit raid elle aussi !!

Place maintenant à la récupération avant de tenter de rallier Saint-Etienne à Lyon le 05 Décembre prochain…

Bilan après 3 jours: les courbatures sont passées, ce qui est déjà une belle amélioration par rapport à mes autres courses, mais je sens que les fibres musculaires sont touchées en profondeur et il me faudra bien 10 à 15 jours pour que tout rentre dans l’ordre…J’ai l’impression de finir par progresser quand même, peut être qu’un jour je serais capable de recourir dès le lendemain !!

Résumé sympa en video:


Stats
Classement
Les Templiers 2010

lundi 25 octobre 2010

Finisher !!!!

Un petit mot en direct de l'Etape Hotel d'Issoire pour vous dire que j'ai courru une course d'anthologie, de par son parcours de toute beauté, sa technicité, son ambiance....bref vous saurez tout en lisant mon CR prochainement. (Pas mal le suspens!!!)