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lundi 31 juillet 2023

Ultra Trail du Beaufortain, 114km et 7200m D+, très beau mais très costaud!

 Il y a une semaine, j’étais dans ce massif extraordinaire qu’est le Beaufortain! Difficile de redescendre de la montagne après pareille expérience!

Voici ma vidéo « inside », j’espère qu’elle vous permettra d’apprécier la course et de vous plonger un temps sur les sentiers de ce magnifique tour du Beaufortain!
Finisher mais cela n’aura pas été tache facile, préparation course à pied plus que light (merci l’endurance à vélo!😅) et mon binôme Jean Pierre qui ne peut malheureusement m’accompagner jusqu’au bout, manque de fond et d’énergie…. Une expérience hors norme et une organisation sans faille, avec des bénévoles aux petits soins, un vrai régal! Satisfaction personnelle pour finir avec une distance que je n’avais plus réalisée depuis un petit moment, ça fait plaisir!
N’hésitez pas à partager, à liker et à vous abonner à ma chaîne! 👌🏻
Maintenant, en route pour le Grand Raid de la Réunion 🤩


Mon activité Strava:

vendredi 7 avril 2023

Le Trail des 2 Amants, incursion normande!

 Je n'avais jamais eu l'occasion de venir courir en Normandie, c'est chose faite avec le Trail des 2 Amants sur la distance de 65km et 2150m de D+.

Un parcours bien sympa dans l'ensemble avec de très beaux panoramas sur la Seine mais avec pas mal de partie roulante en contre partie qui m'ont usé mentalement et physiquement! J'ai eu des douleurs aux ischios comme je n'avais jamais eu, la faute clairement au manque d'entrairement, le vélo aidant dans la préparation mais ça ne fait pas tout malheureusement! 

La grosse satisfaction est d'être finisher (23éme en 7h29') me permettant de me qualifier au Grand Raid puisque c'était ma deuxième course à plus de 85 pts nécessaire à valider mon inscription.

Bref, je vous laisse découvrir en images cette belle organisation en espérant que ça vous donnera aussi envie d'aller courir dans ce coin!

jeudi 23 mars 2023

Trail d'Auffargis, 62km - 2000D+, 18éme, une reprise réussie!

 Sur le papier, c'était 62km et 2000m de D+ mais sur mon GPS et ceux de mes petits camarades, c'était plutôt 60km et 1800D+. Finalement ça ne m'aura pas dérangé de faire moins! 😆

Pour ma première course de l'année et surtout pratiquement 8 mois après mon dernier dossard au Tour des Fizz, j'avais été un peu effronté en m'engageant sur pareil distance! La sagesse aurait été de faire le 26km en guise de préparation pour le Trail des 2 Amants qui arrive seulement 15 jours après...

Mais c'est plus fort que moi, pour les dix ans de l'épreuve, je me devais de relever le challenge! 💪😇

La préparation a été un peu plus sérieuse que l'année dernière où j'avais déjà participé au Trail d'Auffargis mais sur une distance plus raisonnable (45km). Pour autant, ça restait assez minimaliste avec une moyenne d'une trentaine de kilomètres par semaine depuis le début d'année... certes, j'ai un bon complément d'entrainement foncier avec le vélo, ça aide, heureusement!

Le départ était prévu à 7h00, j'arrive à 6h30 sur zone, pas vraiment en avance... comme à l'accoutumé, No Stress!! Récupération du dossard, je prends le temps de discuter avec les amis, ça fait toujours plaisir!

6h58', on arrive avec Jean-Pierre sur la ligne, pile pour le départ, et à 7h00, on ferme la marche pour être sûr que tout le monde prendra bien le départ! 😅 60km, c'est long, pas besoin de partir comme des furieux!

Petit bouchon après quelques centaines de mètres dû à un rétrécissement mais tout rentre vite dans l'ordre et chacun prend son rythme.

L'objectif pour ma part est de pouvoir terminer la course sans me blesser, j'adopte donc une stratégie très simple: ne pas sortir de ma zone de confort, ne pas essayer d'aller plus vite que mon allure habituelle à l'entrainement.

Le peloton s'étire à mesure que l'on monte ou descend les multiples cotes. 

  

On fait quelques tours et détours autour du départ en prenant soin de passer une belle zone marécageuse dans un sens et puis l'autre. Certains veulent aller plus vite que la musique et tente de prendre au plus court, ce qui n'était pas vraiment la meilleure idée!

 On a le droit à un petit rayon de soleil après les bruines matinales, ça ne durera pas...

Après un passage par Auffargis, on retraverse l'intégralité des Vaux de Cernay pour arriver au ravito du 26éme km. Le temps d'une petite pause quatre quart et chocolat puis ça repart de plus belle en direction de Girouard.

 Cette portion est longue et difficile physiquement mais surtout mentalement, le dénivelé est moins important mais on a le droit a de longues ligne droite à travers champs pour traverser le plateau des Essarts le Roi. J'ai un petit moment de solitude, personne derrière moi et loin devant je distingue un coureur, je suis parti pour passer un petit bout de temps avec moi-même...

Km37, ravito de Girouard, content d'y retrouver les copains Bruno et Alain, les gentils organisateurs de la Diag78. Je prends le temps de faire le plein et de m'étirer un peu alors qu'un champion jette l'éponge, Guillaume Tirel, second la veille sur le 15km nocturne et à la bagarre depuis le départ préfère abandonner alors que les adducteurs le rappel à l'ordre.

Après quelques minutes de détente, je reprend la marche en avant, un bon raidard se dresse devant moi, ça remet tout de suite dans le bain! Et pour en rajouter un peu, alors que je bascule dans la descente du Pommeraie, le ciel se bouche et une averse s'abat alors avec intensité. Pas moyen de s'abriter, je pense que ça ne durera pas mais j'ai tord et plutôt que sortir ma veste pour maintenir un semblant de tissu sec sur moi, je continue et me retrouve trempé en 5min... Heureusement il ne fait pas très froid mais comme ça semble un peu durer, je me résigne à l'enfiler...pour la retirer peu de temps après, la pluie ayant cessé, c'est toujours comme ça! :-)

Cette partie du parcours jusque Dampierre est une succession de up & down dans la pente, ponctués de beaux petits single tracks, j'adore même si ça m'éclate bien les cuisses!


On passe aussi par le beau petit lavoir du côté de Maincourt. Je vous rassure, on passait à côté et pas dans l'eau! ;-)

Km47, dernier ravito à Dampierre et on entame le retour vers l'arrivée. Passage devant le chateau...toujours en travaux!

  

Je continue de faire mon cavalier seul, aucun autres coureurs en visu que ce soit devant ou derrière moi. C'est un peu démoralisant surtout avec ces longues lignes droites qui ramènent vers les Vaux de Cernay mais j'essaie de garder mon petit rythme de footing.

Il reste encore quelques belles côtes mais à ce moment là de la course, c'est plutôt plaisant, ça permet de marcher un peu, s'hydrater, manger, bref tout ce qui n'est pas évident de faire en courant!

Comme chaque année, le photographe de la course, Marc Franz nous tire le portrait dans une des dernières descentes, merci à lui pour ces beaux clichés!

 
La mauvaise surprise de cette fin de course: le passage dans le bourbier pour la 3ème fois, un peu too much à mon goût, ça n'apporte plus grand chose à ce moment là de la course surtout quand on y est déjà passé dans un sens puis dans l'autre mais bref ce n'est pas grâve, l'important étant de terminé cette première course sans se blesser, tant pis pour les belles chaussures! 
 
 
Dernière ligne droite, je m'arrache pour ne pas me faire reprendre par un gars qui m'a rattrapé dans la bouillasse. J'ai courru 30 bornes tout seul, c'est pas à moins de 2km que je vais me faire doubler ! :-)

Je passe la ligne en 6h30 après 60km et 1800m de D+, contrat réussi! 
L'objectif est atteint: ne pas se blesser en vue du Trail des 2 Amants. 
Je suis super content de ma gestion de course, 0 crampe, 0 échauffement, bien lucide toute la course, j'aurais presque pris du plaisir à courir! ;-)
Merci ASRTrail78 pour cette édition "10 ans", le parcours malgré ses tournicotis aura été à la hauteur pour nous pousser à nous dépasser et merci aux bénévoles toujours aussi sympathique!

Au tour de Jean Pierre d'en terminer, après avoir luttre contre les crampes!

Rendez vous le 02 Avril pour la deuxième étape vers l'objectif Diag des Oufs, restez connectés, j'aurai certainement ma caméra cette fois-ci!

jeudi 7 avril 2022

Trail d'Auffargis 2022

 Petit condensé vidéo de ma participation au Trail d'Auffargis qui a eu lieu le 20 Mars dernier au coeur de la vallée de Chevreuse. 

Le parcours relativement "roulant" malgré les 1500m D+ (les parties où j'avais le temps de filmer!), ne laissait pas beaucoup de temps à la flânerie et malgré ma petite préparation en course à pied, j'ai pu maintenir une bonne allure jusqu'au 30éme km avant de m'effondrer et de limiter la casse pour rallier l'arrivée au terme des 44km! 
Merci à l'ASR Trail 78 pour cette très belle organisation et ce beau parcours en région parisienne, ça fait du bien de remettre un dossard! 





mardi 19 octobre 2021

Elancourt Champions Trail - 1ère édition

 Samedi 16 Octobre, c'était la première édition du "Elancourt Champions Trail", une épreuve imaginée par Alain Pelosse, organisateur bien connu des traileurs Yvelinois, et dont j'ai eu le plaisir de tracer une partie du parcours, à savoir le secteur de la colline de la Revanche!!

L'idée était de faire découvrir ce lieu qui va devenir pour les JO2024, le spot du VTT olympique! Comme vous le savez sûrement, c'est aussi le haut lieu du trail dans la région pour qui souhaite cumulé rapidement du dénivelé et il aurait été dommage de ne pas exploiter comme il se doit les sentiers de la colline!

Cerise sur le gâteau, après un parcours riche en montées/descentes, tout en monotraces, les coureurs pouvaient reprendre leur souffle, le temps d'un tour de France, en visitant France Miniature avant de passer l'arche d'arrivée sur le stade André Boniface et profiter d'une bière bien méritée!!

13kms et 300m de D+, un trail qui aura bien plu de l'avis de tous et dont je vous partage ma vidéo "inside" pour vous donner un aperçu de ce bon moment de sport et de convivialité!

Bon visionnage!

samedi 7 mars 2020

Test EVADICT MT2 - l'Ultra Trail façon Decathlon

Il y a quelques temps, j'avais eu l'occasion de vous présenter la Kalenji MT (Voir ICI).
Sa remplaçante MT2 nous revient associé à une nouvelle appellation, la nouvelle marque Trail de Decathlon: EVADICT.

EVADICT comme EVAsion et adDICTion! Une marque créée par des traileurs pour des traileurs, toujours avec cet objectif d'améliorer la pratique du trail. Le logo lui n'a pas changé.

Après quelques semaines d'utilisation par tout temps et tout terrains (surtout du gras!!), je vous livre ma perception de ce modèle. :-)

Commençons par faire un petit round d'observation!
Côté couleur, on est dans le très sobre pour passer incognito avec une dominante de noir, quelques touches "bronze" et un arrière train blanc. C'est le seul coloris au catalogue pour l'instant et j'avoue que j'aurai bien aimé une déclinaison dans des teintes un peu plus flashy mais ça n'engage que moi. Gageons que cela arrive dans les prochaines semaines ou mois.
Quoiqu'il en soit, par ces temps humide et donc boueux, ça fait moins mal au coeur de les salir!! ;-)
Globalement, on retrouve sur ce nouveau modèle toutes les composantes qui ont permis à son ainé, la MT de se faire une belle place dans les pelotons d'ultra-trailers.
Pas de grosses nouveautés sur le design de la tige et des renforts la composant, les empiècements sont toujours rapportés cousu sur le mesh et globalement aux mêmes endroits.
La poche range lacet est de la partie, on notera que l'étiquette de marque a disparu tout comme le logo  sur l'avant du pied ou derrière le talon. Est ce qu'un changement de logo serait à l'étude aussi...? No lo sé! :-)
Le pare-pierre est bien évidemment présent et la protection du gros orteil a été un peu élargie, ça peut servir.
Concept K-Only pour s'adapter à toutes les foulées, technologie K-Ring et mousse Kalensole pour la partie amortie. Des technologies déjà utilisées et éprouvées sur plusieurs modèles de la gamme. 
En y regardant de plus près, la partie Kalensole est bien plus proéminente que sur la MT, on verra un peu plus loin si l'amorti à évolué.

Coté face, c'est fait, regardons côté pile maintenant.
Les crampons font toujours 5mm mais le drop passe de 10mm à 8mm, sans doute que le comportement sera aussi différent dans le test dynamique.
Ces crampons sont sensiblement identique à la MT, leur répartition est assez similaire aussi même si certains sont un peu moins large comme sur la périphérie de l'avant pied. 
On remarque un "trouillotage" de la semelle autour des crampons, utilité? recherche de souplesse ou gain de masse?
La semelle se trouve affiné sur le médio-pied, ce qui permet sans doute plus de flexion et d'adaptation au terrain.
Les zones d'appuis sous le pied

Comme pour son ainé, le profil de la semelle est donc très agressif et taillé pour labourer le terrain!

Avant de chausser ces MT2, place à la pesée!
Et là c'est une belle surprise avec une cure de minceur avantageuse par rapport à la MT et même par rapport à la XT7. Une super avancée compte tenu du segment de ce modèle qui se destine surtout aux Ultra Trail, là où chaque gramme compte pour limiter la fatigue!
En pointure 44, voici ce que cela donne:
KALENJI MT
KALENJI XT7
EVADICT MT2
Maintenant que l'on a fait ce petit tour d'horizon, y'a plus qu'à sortir tester la bête! :-)
La première impression est bonne, on se sent à l'aise, pas de point de pression, le serrage se fait facilement et les lacets plats assure un maintien ferme et durable.
Après quelques foulées, il y a un point qui me vient tout de suite à l'esprit, le maintien du talon. Il est bien meilleur que sur la MT où je trouvais que le talon décollait même en serrant fort les lacets.
Le talon ne bouge plus sur le plat comme en montée lorsque l'on tire fortement sur les mollets, il est parfaitement installé et tenu! 
Un très bon point pour cet aspect qui m'avait valu quelques échauffements par le passé.

L'amorti était déjà excellent sur la MT, difficile de trouver une différence à ce niveau surtout que je ne cours plus avec ce modèle en ce moment. 
Mais globalement, si je compare avec la XT7 par exemple, on est un cran au dessus, surtout sur l'avant du pied où je suis particulièrement sensible, notamment sous le gros orteil. 
Rien à redire c'est parfait.
L'accroche: 
Son gros point fort! Boue, dévers, montée, descente, bitume humide (j'ai une grosse sente bien raide à côté de chez moi pour tester cet aspect là!), et même neige, rien ne l'arrête et surtout rien ne bouge, pas de glissades intempestives, on se sent en pleine confiance quand les sentiers sont délicats. Une vrai baroudeuse passe-partout!
Pour le déroulé, je suis un peu plus mitigé, malgré la perte de poids, la proéminence des crampons me donne cette impression d'un rabattement de la semelle à plat. Le pied frappe le sol et même en augmentant l'allure, j'ai du mal à trouver du dynamisme dans la foulée. Je sais que ma forme n'est pas optimale en ce moment mais j'ai le sentiment fort que la stabilité prend le pas sur le dynamisme. 

Pour moi, ça reste un faux défaut, la MT2 est typiquement une chaussure qui se destine à l'endurance en montagne ou terrain accidenté et on retrouvera pour sûr les qualités qu'on attend d'un tel modèle: confort, accroche, stabilité!
Par contre, c'est vrai que si vous souhaitez courir à bonne allure en sous bois, pas sûr que vous y trouviez votre compte et il vaut mieux vous dirigez vers un modèle un peu plus polyvalent type XT7, voir Race Ultra qui vient de sortir et qui promet beaucoup apparemment!

Pour compléter ces dires et être encore un peu plus critique, il m'aurait fallu courir un ultra pour vérifier ses qualités sur la durée mais ce n'est malheureusement pas d'actualité en cette saison hivernale! Pour autant, je n'hésiterai pas à ajouter du contenu à cet article au fur et à mesure de mes expérience en MT2! ;-)
Une dernière chose, son prix, comme d'habitude, hyper doux, qu'on pourrait qualifier aussi de "juste prix", vous en aurez largement pour votre argent avec un rapport technique/qualité/prix imbattable!
A vous de tester!! ;-)

lundi 1 juillet 2019

Trail du Grand Duc de Chartreuse, une édition caniculaire!!

Un passage en Chartreuse dont on se souviendra longtemps!
La chaleur caniculaire s'est invitée sur la course et aura pesé lourd sur les organismes!
Pour cette 30éme édition du Grand Duc, la première pour moi sur ce massif, l'organisation nous avait préparé un parcours au petits oignons, renouvelé en grande partie car c'est aussi ce qui fait ça force, la possibilité de proposer aux coureurs une multitude de sentiers tout aussi jolis les uns que les autres.
Après une petite nuit, où j'ai l'impression de ne pas avoir fermé l'oeil, on se présente avec Sandrine et Stéphan au départ de la course à St Laurent du Pont. 5h pour le 80km et 6h pour le 48km.
Avant de rentrer dans le sas de départ, contrôle des sacs, couverture de survie, casquette et réserve liquide de 1l obligatoire.
5h précise, le petit peloton s'élance vers la montagne, je retrouve Nico avec qui j'avais aussi pris le départ de l'UTMB en 2015, ça faisait bien longtemps qu'on ne s'était pas revu!

Il est encore tôt et pourtant la température est déjà élevée, une vingtaine de degré, on sue à grosse gouttes en se dirigeant vers les gorges du Guiers Mort.
Le premier sentier nous vaut un petit bouchon, pas bien méchant, le temps que tout le monde se mette en ordre de marche.
On emprunte sur cette portion bon nombre de passerelles et de passages longeant le torrent, la couleur de l'eau est superbe par endroit, ça donne envie d'y plonger!
On retrouve aussi pas mal de portions asphaltées, sur la route du Col de Porte, ce n'est pas forcément désagréable a ce moment de la course car ça nous permet d'avancer un peu plus vite alors que le soleil n'est pas encore sorti et qu'il ne nous brûle pas.

L'occasion aussi de faire un petit coucou à mon pont!!
km12,4 - La Diat, premier ravitaillement, je ne m'attarde pas trop, je remplis simplement une de mes flasques ayant encore suffisamment dans ma poche à eau et repars en direction des premières grosses rampes.
Après 3h20 d'effort, j'arrive à l'Oratoire d'Orgeval sur la route de Charmant Som, la vue est superbe avec Chamchaude face à nous. on se restaure un peu, les bénévoles sont aux petits soins comme sur tout le parcours d'ailleurs. Ça aura été un plaisir de discuter avec eux à chacun des ravitaillements.
On prend de plus en plus de hauteur, laissant entrevoir l'étendu de ce massif de Chartreuse. Avec la chaleur, la brume s'est bien installée dans le paysage, limitant la visibilité aux massifs plus éloignés comme Belledonne.
Km30 - Col de la Charmette, la progression se fait souvent au soleil maintenant mais l'altitude permet de trouver un peu d'air et ce n'est pas déplaisant!! J'ai enfilé ma saharienne pour éviter de brûler dans le coup et puis ça brasse un peu l'air de surcroit!
En route vers l'ascension de la Grande Sure, le point culminant du parcours à 1920m, un aller retour sur un chemin technique où il faut être attentif à la pose des pieds et aux coureurs qui redescendent.

Là haut, le panorama à 360° est somptueux.

Je rencontre Bruno Lavit, photographe hors pair à qui l'on doit de superbes clichés sur les courses de la région.
Quelques photos et hop je bascule dans la descente en direction de St Laurent du Pont. On traverse de beaux alpages fleuris avant de s'enfoncer dans la forêt.

C'est une partie que je redoutais un peu car on descend 1500m de dénivelé négatif d'un coup et la dernière fois que ça m'est arrivé sur le Trail du Ventoux, un de mes genoux n'avait pas bien apprécié!! Cette fois, j'ai essayé de me préparer un peu plus depuis 1 mois en privilégiant le travail de montée/descente, et le cassage de fibres.
Plus on descend, plus la chaleur se fait présente, et l'air devient irrespirable. On cherche de l'air, la respiration est haletante!
L'entrée dans St Laurent du Pont est tout sauf une délivrance, il marque la fin de la première partie du parcours.
Après 7h30 d'effort, je vient d'effectuer 48km.
On fait un tour de la ville, qui aurait pu être éviter selon moi au vue de la chaleur atroce qu'il fait, pour rejoindre le stade de départ et le ravitaillement. Pas beaucoup de zone d'ombre et la réflexion de la chaleur par le bitume est à peine soutenable, une fille vacille devant moi, elle n'est pas bien mais s'évertue à courir manquant de tomber à terre. Sa mère est là et la raisonne pour finir en marchant.
sur le stade, la tente de ravitaillement est en plein soleil, et pas une brise d'air pour respirer, je suis asphyxier!
Je remplis mes flasques au plus vite, me fait asperger d'eau et repart rapidement. Ce passage était juste intenable avec une température avoisinant certainement 40°C.
Je repart dans la montagne par une portion ascendante qui nous fait prendre plus de 800m de D+. Je me prend une bonne claque d'un coup, amplifié par la chaleur, je sue à grosses gouttes et cherche de l'air qui manque inexorablement, surtout en sous bois. C'est mon chemin de croix. Il me faudra plus de 2h pour effectuer les 10km me séparant du ravitaillement au col de la Sarriette.
L'eau se fait malheureusement absente sur cette portion, pas un torrent ou une source pour se rafraîchir, un moment très dur à passer.
J'ai la tête qui tourne par moment et surtout une grosse envie de dormir je crois. Je paye cash ma micro nuit!
Au col de la Sariette, je décide de me poser 15min pour reprendre mes esprits et me refaire une petite santé. Pour couronner le tout, mon estomac commence à être lui aussi chamboulé!
Je reprends la route après cette pause plus ou moins salvatrice en direction du Col de Léchaud.
On fini par retrouver un peu d'air sur les hauteurs, malgré que l'on soit en plein soleil sur les derniers km de l'ascension. La petite brise fait un bien fou!
Km62, c'est la bascule, et on file vers La Ruchère et son ravito. Le plus gros est maintenant derrière nous.
Cette partie était très sympa même si la fatigue ne m'a pas permis d'en profiter à fond, les paysages étaient toujours aussi beau!
Juste avant d'arriver à La Ruchere, l'une de mes chaussures subit l'assaut d'une branche, mesh out!! Dommage pour une paire de chaussure qui n'avait pas un mois, 178km au compteur...

Au ravito, km67, je suis accueilli par un jet d'eau, top, ça remet les idées en place.
L'estomac n'est toujours pas au mieux, je refais juste le plein de liquide et je trace car j'ai envie d'en terminer au plus vite maintenant.
Sauf que sur le profil du parcours, il reste des petits "pics" insignifiant sur le papier mais représentant pourtant des bons petits coup de cul en vrai!! Ça remet un bon coup au moral! Heureusement j'arrive encore à pas mal courir dans les descentes et je rejoins Stéphan un peu plus loin, il a été dévié du parcours pour pouvoir rentrer dans les délais.
On finira tout les deux cette dernière partie, c'était cool et ça a permis de se motiver l'un l'autre!
Un dernier passage dans le Guiers, du pure plaisir fraicheur, avant de revenir à nouveau au stade de St Laurent du Pont.
Finisher!!
82km en 15h16', sous une chaleur torride, je suis séché mais content!!!

Bravo à tous ceux et celles qui en ont fini, une course qui valait double dans ces conditions.
Merci à l'organisation qui m'a permis de découvrir ce beau massif et à tout les bénévoles qui ont su faire apprécier tout ces petits moments passé en leur compagnie!
Encore une belle aventure qui touche à sa fin, rendez vous dans quelques jours pour le reportage vidéo!! ;-)
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