dimanche 3 septembre 2017

01/09/2017 - UTMB, KO physique et mental !

L'UTMB aura été plus fort que moi cette année...
En vidéo, ça donne ça:


En version courte!

Et sinon le récit: :-)
Une fenêtre météo déplorable, des conditions de course dantesque, pluie, neige, vent violent, boue, chute des températures (-7°C en ressenti en altitude), tout y était pour rendre l'épreuve compliquée à gérer à tout point de vue.
Jamais je n'avais été aussi stressé au départ d'une course que cette fois ci, j'étais vraiment dans une sorte d'angoisse à l'idée de partir dans ces conditions. C'est déjà pas simple en tant normal, mais tout s'est décuplé x10 au fur et à mesure des bulletins météo et que le coup d'envoi s'approchait...
Tout commençait pourtant pour le mieux, un départ d'une intense émotion dans une liesse d'encouragements, cette course est vraiment magique, il faut le vivre pour le croire!

J'étais tellement sur mon nuage qu'au bout de 500m dans les rues de Chamonix, je me retourne et je m'aperçois que je suis bon dernier, incroyable la foule se referme derrière moi et m'acclame encore plus, inimaginable! :-)
Après ce quart d'heure de folie, on prend tranquillement la route en direction des Houches, l'euphorie retombe peu à peu, il faut gentiment se mettre dans sa bulle.
Je discute un peu avec Nidal Valot, que j'ai rencontré dans le sas de départ, c'était sympa de se rencontrer en vrai!
Puis un peu plus loin, je retrouve Eric Leblacher, l'ancien cycliste pro de la Français des Jeux avec qui je vais faire un bon bout de chemin par intermittence, on s'est fait des bons délires, surtout quand on a cru voir Joe l'Indien (cf Tom Sawyer pour ceux qui ne connaissent pas!!) dans le peloton, un gars qui faisait flipper surtout dans cette première nuit froide et humide! ;-)
Pendant toute la partie qui nous a amené jusqu'au Delevret, j'ai pu rencontrer plein de "fans" de mes vidéos, français bien sûr mais aussi Américains, Norvégiens, Brésiliens, Japonais, Portugais, Australiens, Allemands.... Enorme!! J'ai pu m'apercevoir que ma vidéo de l'UTMB 2015 avait servi à beaucoup de coureurs pour appréhender le parcours!! Merci à tous pour vos retours, ça m'a fait super plaisir!
Au Passage du Delevret, on ne voit plus rien, la nuit tombe, c'est un fait mais surtout un brouillard à couper au couteau s'abat sur le peloton, tout comme la température qui chute, en atteste la fumée qui sort à chaque expiration. J'enfile ma veste, trop peur d'attraper froid!
Heureusement, ça ne dure pas bien longtemps, on attaque la descente vers St Gervais par les pistes de ski, ça glisse un peu sur ce sol humide, et rapidement je ne me sens pas à l'aise du tout. Au départ, je pense à la douleur que j'avais ressenti deux semaines auparavant, l'inquiétude m'envahie mais le fait est que ma cuisse droite me remonte les mêmes symptômes! Peut être un peu trop de crispation, le froid a durci les muscles, les cuisses sont en alertes, ce sont les prémices de ce qui sera un gros handicap pour la suite...
Je retrouve Virginie, Sandrine et Stephan, ma team de choc, quelques mots, des photos puis je repart vers les Contamines.
 

Ça monte tout doucement, mais il faut gérer pour ne pas laisser trop d'énergie, je me sens plutôt bien et je continue de remonter les coureurs. Je retrouve Soffian Turki, un ami pour qui c'est son premier UTMB, il a choisi un départ prudent il a eu bien raison, je le reverrai pour son arrivée! Bravo Champion!
Aux Contamines, il fait froid et il pleut mais toujours autant de public, ça motive à fond!
Je prend un bol de soupe aux vermicelles avant d'engager les hostilités nocturnes!
Un peu avant Notre Dame de la Gorge, j'enfile mon pantalon imperméable car ça commence vraiment à mouiller quand même! Beaucoup de coureurs sont encore en short et tee-shirt, courageux ou inconscients!
Dans la longue procession vers le col du Bonhomme, les sensations sont toujours aussi bonne, je suis dans ma zone de confort, je progresse rapidement, doublant à tour de bras, l'équipement est au top, pour rappel je teste beaucoup de matos sur cette course (veste et pantalon Kalenji imperméable et les nouvelles Kalenji trail MT), et les conditions se sont avérées idéale pour s'en faire une bonne idée, je vous en reparlerai rapidement dans un autre billet!
Beaucoup sont déjà en vrac, ça vomi pas mal sur le haut du col. Moi je bascule rapidement, je ne veux pas trainer car les températures sont glaciales. Par contre, ce que j'avais déjà pu entre apercevoir avant St Gervais se reproduit, mes quadriceps de "descente" sont out!!! A la montée, y'a de la puissance, mais à la descente j'ai l'impression d'avoir les courbatures d'un après marathon, c'est un calvaire mais bon pour l'instant c'est encore gérable!
J'arrive aux Chapieux, un mauvais souvenirs de 2015 où j'avais été malade! Contrôle des sacs, on me demande simplement mon téléphone, le reste de l'équipement obligatoire type veste imperméable ou pantalon est déjà sur moi... :-)
Je retrouve Christophe Martin qui s'occupe du chronométrage à cet endroit. Il en profite pour m'aider dans mon ravitaillement, et pour me mettre un peu de baume au coeur, ça fait du bien de voir des visages connus au milieu de la nuit! Merci Christophe!
Après une compote et un crémage de pied, je repars revigoré vers le col de la Seigne.
Ça commence par une portion de route assez longue en faux plat montant, un peu de répit qui permet de prendre le temps d'ajuster un peu son matériel, continuer de s'alimenter, changer la batterie de la gopro...puis on attaque la montée du col, je ne me souvenais pas que c'était si long, il m'a paru interminable!! Toujours le même spectacle du long serpentin de frontale en se retournant vers la vallée, c'est magnifique!
Après une belle montée où je me suis senti encore à l'aise physiquement, j'accuse un peu le coup au moment de franchir le sommet et j'ai subitement quelques spasmes avec une envie de vomir, j'en suis à deux doigts (sans jeu de mots!) mais ça disparait et j'attaque la descente vers le Lac Combal.
J'ai l'impression de courir sur des oeufs, même en minimisant les impacts, pas moyen de soulager les quadris, pénible!
Pour couronner le tout, ma lampe frontale clignote trois fois, signe de son prochain passage en mode économie d'énergie, heureusement on commence a entrevoir le lever du jour! Le brouillard ainsi que les températures négatives ont du puiser plus rapidement la batterie prévue initialement pour 9h30 d'autonomie.
La batterie de ma montre GPS, une Fénix 3 (merci JP!!), commence aussi à réclamer une recharge après un peu plus de 12h d'activité!
Ravito du Lac Combal, arrêt rapide, l'estomac est en vrac, pas moyen de manger quelque chose, je prend juste un petit café pour me réchauffer un peu.
Le jour se lève maintenant dévoilant sa plus belle lumière sur les hauts sommets, le moment que je préfère sur ces épreuves qui nous font faire des tours de cadran. J'en profite pour faire de belles images au niveau du Lac Combal, un drone tourne aussi, logique, c'est juste splendide!
Le froid au petit matin est saisissant, bien plus que dans la nuit, et pour la première fois depuis le départ j'ai froid, ça ne dure pas bien longtemps car déjà se dresse la montée vers l'arête du mont Favre. Je suis à deux à l'heure, un coup de moins bien, forcément je ne mange plus depuis un petit moment...
Au sommet je contemple le panorama qui s'offre à nous avec un des organisateurs de l'UT4M dont je n'ai pas retenu le nom (si tu te reconnais, je te salue bien!! ;-) ) Ce point de vue est un de mes passages préféré sur ce parcours de l'UTMB, peut être parce qu'a chaque fois, j'y suis passé au lever du soleil, ce qui lui donne une saveur supplémentaire. Je profite de la présence du staff médical pour demander de "l'aide" pour mes maux d'estomac et aussi pour me faire prendre en photo! Merci pour votre gentillesse!
Après avoir avalé deux spasfon, je reprend mon chemin de croix en descente puisque ce n'est plus que ça dont il s'agit avant d'arriver à Courmayeur.
Juste avant, je fais une longue pause au col Checruit ou je m'essai à une assiette de pâtes, les nausées m'ont quitté mais ce n'est pas le gros appétit...
La descente final vers Courmayeur a un petit gout de Grand Raid de la Réunion avec 4 bornes de marches, pas des plus agréables quand on a des barres dans les cuisses!
Courmayeur, km 80, c'est la pause!!
Je récupère mon sac de délestage, changements des batteries, changement intégral des fringues, ça commençait à sentir le moisi! :-p
Changement aussi de chaussures, les MT se sont révélées très efficaces sur le terrain mais je les ai trouvé un peu large sur l'avant, m'obligeant à serrer un peu plus fort le laçage. Pour éviter les échauffements, je suis repartis avec les XT6.
Une demi assiette de pâtes glisse dans mon petit estomac apeuré, je me dis que le spasfon a du faire son effet et que ça revient doucement.
Après une petite heure d'arrêt, je repars pour de nouvelles aventures, il fait super beau en Italie, j'ai rangé tout le matos de pluie dans le sac, sortie ma tenue Compressport de super héros, mes nouvelles lunette de soleil spécial UTMB, et un moral requinqué!
J'aime bien cette partie du parcours qui nous offre en principe un beau panorama sur tout le massif du Mont Blanc, bon là il fait beau mais les nuages sont quand même fortement accrochés sur les sommets, on repassera pour la vue (ou alors, allez voir ma vidéo de l'UTMB 2015... :-) )
Mais en montagne le temps change vite, et plus on se rapproche du fond de vallée et d'Arnuva, plus les petites ondées se font présentes. Le grand Col Ferret est quand à lui dans un énorme nuage noir, ça ne laisse rien présagé de bon!
Après voir passé le refuge Bonatti, où je me suis fait un thé qui était passé pourtant comme une lettre à la poste, mes vieux démons de l'estomac reviennent à la charge! Un blocage, comme si j'avais besoin d'un rôt pour que tout se débloque, sauf que ça ne vient jamais...
La petite descente vers Arnuva se fait maintenant sous la pluie, le temps a reviré au tempétueux avec du vent et dans la boue glissante, génial!
Au ravito, la tente est pleine de coureurs, il fait une chaleur pas possible comparé à l'extérieur. Je retourne voir le médecin qui me redonne deux spasfon et me conseille de me reposer un peu ou de repartir sans manger pour laisser mon estomac au repos, y'a aucun risque d'après lui. Je choisi la deuxième solution puisque je n'ai pas envie de dormir et que la montée vers le grand col ferret est suffisamment longue pour ne pas secouer l'estomac.
Un bénévole ouvre la porte de la tente vers l'enfer, les coureurs en short n'ont pas le droit de repartir sans mettre un pantalon, ça pleut très fort maintenant!
Je m'engage dans ce chantier la tête baissée pour limiter les gifles mais la pluie se transforme en grésil qui cingle le visage.
On ne voit plus rien, les coureurs sont prostrés et avancent au ralenti, le sentier n'est qu'un ruisseau boueux. Lors des deux fois précédentes où j'avais pu gravir ce col, j'avais aimé cette ascension pas trop difficile et très visuelle mais cette fois ci, c'est un vrai parcours du combattant, les yeux rivés sur ses pieds en espérant que ça passe vite mais il n'en est rien. Plus on monte, plus il fait froid, la pluie se transforme alors en neige et le paysage s'habille de blanc, mais qu'est ce que je fais là!!! Pourquoi s'infliger pareil torture!! J'ai le visage anesthésié par le froid!
Plus de cuisses dans les descentes, plus d'estomac et maintenant plus de moral, c'en est trop! Je ressasse encore et encore dans ma tête les raisons qui font que je suis là, le pour, le contre, j'essai de positiver mais rien à faire, je cale....
Passage au col, je demande s'il fait meilleur en Suisse, le bénévole à un sourire crispé, il me dit juste que le vent se calmera un peu en redescendant un peu plus bas...
Après une longue descente vers la Fouly en serrant les dents, je rencontre Laurent Bourgeois avec qui j'ai des amis en commun, il essaiera de me faire changer d'idée mais c'est trop tard, le conseil a voté, ma décision est irrévocable!
Virginie m'attend à la Fouly, je rend les armes, km 112, il n'y a plus de plaisir depuis trop longtemps, l'émotion est forte, je ne vous fais pas de dessin...
J'ai fait ce choix en préférant garder mon intégrité physique plutôt que de finir ces 55 derniers km en marchant pour au bas mots encore 15 heures de souffrances, alors oui j'avais largement le temps de finir cet UTMB mais quand vous l'avez déjà fait une fois dans de bonne condition, à quoi bon se torturer, quel intérêt à s'infliger tant de douleurs, aucun, je m'arrête pour ne pas risquer d'être encore plus mal, le corps a des limites que la tête ne connait pas mais c'est vrai dans les deux sens...Pas de regrets!
Désolé pour tout ceux qui s'étaient investis avec moi dans cette belle aventure, merci à ma team de choc, à Jean Philippe mon community manager :-) et à ma femme qui a assuré comme d'habitude, toujours aux petits soins pour moi!
Merci à ma famille, à tous mes amis et collègues qui m'ont soutenu de toutes leurs forces.
Merci à vous tous que je ne connais pas et que je rencontre ça et là sur les sentiers.
Merci à Kalenji, PowerBar et Compressport qui m'ont soutenu dans ce projet.
Et surtout merci à Philippe et Horizons Sports sans qui je n'aurai pas pu être à nouveau au départ de ce qui reste la plus belle course à mes yeux.

mardi 29 août 2017

UTMB 2017: Suivez moi en live!

Vendredi 1er Septembre, 18h, place du triangle, Chamonix.
 
Nous serons 2300 traileurs sur la ligne de départ de l'Ultra Trail du Mont Blanc, perdus dans nos pensées, imaginant déjà peut être le passage de l'arrivée après 170km et 10000m de D+.
Une aventure énorme, extrême, hors norme surtout...
Un combat contre soi même qui va se construire tout au long de ce parcours. Une finalité après des semaines de préparation, d'abnégation, de souffrance parfois mais avec toujours autant de motivation et de plaisir dans l'effort! 

La forme est là, l'envie aussi mais un facteur qu'on ne maitrise pas risque de rendre la course bien plus compliquée que prévu, une météo exécrable est annoncée!

J'espère que ce temps me laissera quelques ouvertures pour pouvoir sortir la GoPro et filmer un peu ma progression!

Pour tous ceux qui veulent me suivre pendant cette aventure, je vous laisse le lien vers le site de suivi. 
http://utmbmontblanc.com/fr/live/runner/556
Cliquez sur le dossard!
Bruno Poulenard: dossard 556

N'hésitez pas aussi à m'envoyer des petits SMS d'encouragement pendant la course, ça fait toujours du bien quand le moral baisse un peu....

Bon suivi et à bientôt pour le débrief!!

Et pour ceux qui n'ont pas compris ce qu'était l'UTMB (Ultra Trail du Mont Blanc), voici un petit descriptif:
Epreuve de montagne, comportant de nombreux passages en altitude (>2500m), dans des conditions climatiques pouvant être très difficiles (nuit, vent, froid, pluie ou neige), nécessitant un très bon entraînement, un matériel adapté et une réelle capacité d’autonomie personnelle.  
1er Septembre Il est 18:00 et nous sommes plus de 2300 à partager le même rêve : faire le tour du Mont-Blanc en moins de deux jours. Chacun de nous s'est soigneusement préparé durant de longs mois. Malgré la démesure de l'épreuve, nous sommes sereins car nous savons que près de 2000 bénévoles participent à la même aventure, prêts à offrir avec passion leur aide et leur réconfort dans un esprit de partage et d'amitié.
Nous allons vivre une aventure hors du temps !
Au clair de lune, nous côtoierons l'Aiguille de Bionnassay et franchirons le Col du Bonhomme. Au soleil levant, nous passerons le col de la Seigne et pénétrerons en Italie dans la magie du Val Veni dominé par la Noire de Peuterey et les glaciers qui descendent du Mont Blanc. Plus tard viendra le Val Ferret, gardé par la Dent du Géant et les Grandes Jorasses avant de basculer, enfin, en Suisse et de savourer son environnement soigneusement préservé. 
Il nous faudra supporter la fatigue, surmonter nos doutes et nos angoisses. Certains parmi nous, ayant repoussé leurs limites à l'extrême, préfèreront s'interrompre tout en gardant entier l'espoir de boucler le tour complet une prochaine fois.
Les autres, franchiront Bovine et les Tseppes. Puis, face à l'Aiguille Verte, à la verticale des Drus et à la majesté du Mont-Blanc, ils plongeront vers l'arrivée au coeur de Chamonix. 
Quoiqu'il advienne nous nous retrouverons tous dimanche après-midi pour fêter les vainqueurs, pour applaudir plus fort encore les derniers arrivants et pour partager, coureurs et bénévoles réunis, nos joies, nos souffrances et nos émotions.
Ravitaillements : le principe de l'épreuve est la semi-autosuffisance. Une quinzaine de points seront approvisionnés en boissons et/ou nourritures à consommer sur place
Principales difficultés : Ascension des grands cols (col de Voza, col du Bonhomme, col de la Seigne, grand col Ferret) mais aussi montées à l’arête du Mont Favre au refuge Bertone, montée de Bovine, montée aux Tseppes, à la Tête aux Vents
Descentes sur Saint-Gervais, Courmayeur, sur La Fouly, sur Trient, sur Vallorcine.
Temps Maxi toléré : 46h30'

Matos UTMB 2017: le contenu de mon sac

Bon même si il y a de grande chance que le contenu de mon sac évolue suite aux prévisions météo attendues sur Chamonix. Gloups!
Je vous présente quand même ce que j'avais prévu initialement dans le cas de conditions "normales"!
 
- Veste impermeable Kalenji (materiel obligatoire)
- Pantalon impermeable Kalenji (materiel obligatoire)
- Gants Mizuno Warmalite (materiel obligatoire)
- Bonnet + Buff (materiel obligatoire)
- Casquette + saharienne Salomon (là, on va oublier!)
- Sous couche manche longue Mizuno Breath thermo (materiel obligatoire)
- Pantalon 3/4 Salomon + manchon Compressport (materiel obligatoire)
- Sac Salomon Slab Hydro 12l + sifflet (materiel obligatoire)
- Textile Compressport limited edition UTMB 2017
- Ravitaillement PowerBar (materiel obligatoire)
- Lampes Petzl Nao+ et Petzl eLite + batterie supp (materiel obligatoire)
- Gobelet (materiel obligatoire)
- Nok
- Bande élastique + lacets de rechange, épingles, ciseaux (materiel obligatoire)
- Couverture de survie (materiel obligatoire)
- Pièce d'identité + 20€ (materiel obligatoire)
- Smartphone outdoor Crosscall (materiel obligatoire)
- Ipod + écouteurs Monster
- GoPro Hero4 Silver + 7 batteries
- Perche Gimbal Zhiyun Evolution + 6 batteries
- Perche télescopique

lundi 28 août 2017

Matos UTMB 2017: Imperméabilité

Edit-->mise à jour post-utmb: CR de la veste et du pantalon imperméable Kalenji

Bon malheureusement, je pense que vous avez du voir comme moi que la météo ne s'annonçait pas des plus folichonne pour notre grande fête du trail!!
J'espère néanmoins rester au sec avec la nouvelle veste imperméable trail Kalenji. Elle répond à la  norme exigée par l'UTMB en étant 100% imperméable (10000 schmerbers).
La qualité semble au rendez vous, les coutures sont étanche et on retrouve à l'intérieur le type de membrane similaire aux autres marques.
La capuche peut être rangé dans le col et divers cordons permettent d'ajuster la capuche ou le bas de la veste.
Pour tout juste moins de 70€, c'est sans doute encore un best seller à venir...
Pas encore testé en condition humide pour me faire mon idée mais je vous ferai un retour après la course, en espérant qu'elle restera le plus souvent dans mon sac!

Si il y a bien un autre produit que j'espère ne pas avoir à utilisé, c'est le pantalon imperméable car sinon ça voudra dire que c'est vraiment la desh!!! :-(
Kalenji vient tout juste de sortir le sien, là aussi, un produit très bien réussi et qui respire la qualité.
L'imperméabilité est de 10000 schmerbers avec la même membrane que la veste.
La taille est bien conçu avec un "fit" proche du corps pour éviter la prise au vent. Il dispose d'une poche à l'arrière dans laquelle on peut compacter et ranger le pantalon.
Facile à passer aussi grâce aux longs zip qui remontent jusqu'au genou.
De quoi avoir presque envie de courir sous la flotte, le prix étant de plus hyper intéressant!! 39,99€!
Si vous avez un doute sur votre équipement, il est encore temps de passer par votre décathlon préféré!! ;-)
Merci au mien: Décathlon Plaisir et à son équipe de passionnés pour m'accompagner sur cet UTMB qui sera sans doute encore une aventure hors norme!!

Allez, plus de détails sur ces deux produits à mon retour de Chamonix!! ;-)

Matos UTMB 2017: Mes habits de lumière!

Je vous vois venir!! Mais NON je ne suis pas le nouveau Super Hero du trail!! ;-) 
Juste un petit traileur à qui ça fait super plaisir de pouvoir représenter Compressport sur un évènement interplanétaire comme l'UTMB!

Je porterai donc l'édition limitée UTMB 2017 et je dois dire que je la trouve particulièrement belle cette année!

La technicité des textiles et l'ergonomie est toujours au rdv avec différents type de mesh, de compression pour améliorer la circulation sanguine, la posture, le maintien musculaire.
ArmForce
Calf R2V2
ProRacing Socks
On se sent tout de suite à l'aise avec ce textile, bien maintenu et gainé, la foulée se fait légère avec l'impression d'avoir beaucoup de force, attention à la désillusion, on ne se transforme pas un champion pour autant!! ;-D
En tout cas, j'ai hâte d'être au coeur de l'action maintenant avec cette belle tenue!

Matos UTMB 2017: Mon apport énergétique

Ça fait maintenant 2 mois que j'utilise PowerBar en complément énergétique lors de mes entrainements et compétitions. (Mon feed-back)
Je m'y suis bien habitué maintenant, mes sensations sont très bonnes lors de mes entrainements et il est évident maintenant que cette apport énergétique me permet d'aller plus loin dans l'effort.
Pour l'UTMB, j'ai prévu d'utiliser ces produits à divers moments de la course en fonction de mes sensations et de façon à être le plus performant tout au long de l'épreuve! :-)

- PowerBar Energize en salé et sucré
- PowerGel Original pour le coup de fouet avant un col
- PowerGel Hydro coca et mojito pour les gros moments de moins bien
- PowerBar Shots coca pour les petites moments de plaisir
- PowerBar natural energy
- PowerBar Electrolyte pour les recharges hydrique sur le parcours
- PowerBar IsoActive pour la boisson
- PowerBar Smoothie au départ et dans le sac de délestage pour la mi-parcours

vendredi 25 août 2017

Matos UTMB 2017: Mes chaussures!

Edit-->Mise à jour post-UTMB: CR de la Kalenji Kiprun MT

J'ai choisi de courir cet UTMB avec le tout nouveau modèle Trail de Kalenji, la Kiprun MT.

Ça va être un peu le coup de poker car elles sont sorties en magasin il y a peine 3 semaines et je n'aurais quasiment pas couru avec pour ma part! :-)
Les premiers avis arrivent peu à peu, et tout le monde semble plutôt l'apprécier. A mon tour maintenant de voir ce qu'elle a dans le ventre sur une épreuve de montagne longue distance, ce pour quoi elle a été conçu! Je vous ferais mon retour sur ce test terrain juste après l'UTMB!

Elles auront juste subit une petite customisation avec le remplacement des lacets d'origine par mes lacets Alpurna en silicone, les seules qui ne me provoquent pas de compression du coup de pied.

Pour parer à toutes éventualités, je vais prévoir une deuxième paire de chaussure dans mon sac de délestage que je pourrais retrouver à la mi-parcours soit à Courmayeur. Cette fois ci, ce sera une paire que je connais mieux, les kalenji XT6! ;-)

jeudi 24 août 2017

Matos UTMB 2017: Mon sac à dos, ma maison pour 2 jours!

Pas de changement de ce côté là, j'aurai mon Salomon Advanced Skin S-Lab de 2013, mon fidèle partenaire fera à nouveau parti de l'aventure cette année! :-)
L'article que j'y avait consacré à l'époque: ICI

4 ans qu'il m'accompagne sur toutes mes course et je dois dire qu'il a bien vieilli malgré l'apparente fragilité des différents meshs. En y faisant un peu attention, j'ai pu le maintenir quasiment comme neuf! :-)
Je vous ferais ce week-end l'inventaire du contenu de mon sac telle que je l'avais fait en 2015 (revoir ICI)

mercredi 23 août 2017

Matos UTMB 2017: mes pieds!

Et oui les pieds sont quand même ce qui nous relie au sol et ce sont encore eux qui devraient nous permettre d'aller au terme de notre aventure chamoniarde!

C'est pour cela qu'il faut en prendre le plus grand soin et les préparer quelques jours avant la course pour assouplir les tissus et limiter les échauffements le jour J.
Pour ma part je commence à 10 jours du départ en m'enduisant les pieds de crème réparatrice pour les mains (ben oui c'est un peu pareil!) type Neutrogena.

Pour la course, j'utiliserai de la NOK à la différence de 2015 où j'avais mis une très bonne crème (Pédi Relax) mais qui est un peu compliqué à trouver! (voir ICI)
Ne pas hésiter à mettre un tube dans son sac, et à se re-badigeonner les pieds ou autres parties du corps d'ailleurs dès que nécessaire! ;-)

Un colis sympa aujourd'hui!!!

dimanche 20 août 2017

Mon matos UTMB 2017: Focus sur l'éclairage!

Comme en 2015 (voir ICI), je serais équipé en lampes Petzl pour mon UTMB nocturne.
Pas de NAO cette fois ci, enfin pas la version classique j'entend! Mais plutôt une version boosté à 750 lumens max: une NAO+!
Elle est reconnaissable à sa coiffe et sa batterie de couleur rouge.

Petzl me prêtera ce modèle à la puissance augmenté (750 lumens au lieu de 575 sur ma NAO classique) mais qui est aussi une frontale connecté dont on peut programmer ses modes directement à partir de son smartphone et connaitre l'autonomie restante par exemple.
La batterie se dote aussi à l'arrière d'une led rouge pour être vu de derrière.
Pour le reste, on retrouve la technologie Reactive Lightning qui permet d'avoir une puissance de faisceau s'adaptant automatiquement à l'environnement.


Pour ceux qui s'interroge sur les réglages NAO à faire pour un Ultra, vous pouvez consulter mon autre article ICI

Pour ma lampe de secours, je repars avec le plus petit modèle de la gamme, la e+Lite, permettant une puissance de 26 lumens pour moins de 30g, largement suffisant pour progresser sur les sentiers jusqu'au prochain dépannage Petzl sur le parcours! :-)

Elle me permettra aussi de servir d'éclairage d'appoint pour la GoPro, histoire de faire des plans sympa de nuit!

samedi 19 août 2017

Tee-shirt perf Trail Kalenji 2017

Voici un retour d'utilisation sur le tee-shirt Perf Trail de Kalenji, ça fait quelques semaines que je cours avec et même si il n'y a pas grand chose à dire, mon avis vous intéressera peut être! ;-)
Rapport qualité/prix, les produits Kalenji n'ont plus rien à démontrer maintenant, en tenant la dragée haute aux plus grandes marques running. (Voir mes autres tests Kalenji ICI)
Pour ce tee-Shirt, il en est de même, un textile léger et agréable à porter prêt du corps grâce à un tissu élastique.
Il est réalisé en plusieurs empiècements mais les coutures plates évitent les zones de frictions et c'est le principal.
Une zone en mesh relie le dessous du bras ainsi que le bas du dos pour une meilleure respirabilité. De ce côté là, je l'ai trouvé plutôt chaud comme tee-shirt, transpirant assez vite dedans malgré des températures pas forcément caniculaire (22/23°). Il faudrait peut être accentué la surface de mesh jusque plus haut dans le dos (Thierry Breuil, si tu me lis!) :-D
Un zipp frontale permet une large ouverture pour ceux qui manquent d'air!
A l'arrière, un liseret réfléchissant pour être vue comme on en trouve souvent maintenant sur tout textile.
Bizarre cette photo, on dirait que j'ai le dos de Hulk!! ;-p
Sur les épaules, des bandes caoutchouc ont été ajouté pour limiter le déplacement des bretelles du sac à dos.

De chaque côté, on retrouve deux poches à gel ou autre chose si vous en trouvez l'utilité! Moi j'avoue ne m'en être jamais servi car j'ai assez avec toutes les poches du super Short Baggy Trail :-D

En conclusion, un chouette tee-shirt technique mais que je réserve pour ma part à l'entrainement du fait du manque de respirabilité à mon goût (ça n'engage que moi!). Le choix de couleurs comme le prix (19,90€) sauront vous convaincre de le tester par vous même! ;-)

Les trois couleurs disponibles:

jeudi 17 août 2017

UTMB, où j'en suis à 15 jours du départ!

Et ben je suis dans une espèce de réflexion sur ce sport, sur le souvenir, les émotions, sans doute un peu de vague à l'âme dans tout ça... :-)
On va dire que c'est la préparation psychologique qui se met en place, et elle se nourri forcément des expériences passées!

L'UTMB, l'Ultra Trail du Mt Blanc,170km et 10000m de D+ pour faire le tour du Mt Blanc par les sentiers de grandes randonnées.

Mais comment en arrive t'on à se retrouver sur ce genre d'épreuve?

Pour ma part, tout à commencer en Octobre 2002...(Allez un peu d'historique!)
À l'époque, je n'étais qu'un cycliste pratiquant déjà depuis 8 ans en compétitions, l'idée de courir à pied était bien loin de mon esprit, et ma seule expérience était Paris-Versailles...
En Octobre 2002 donc, voyage de noce sur l'Ile de La Réunion. :-)
Dans notre hôtel, le profil d'un gars m'interpelle, il semble sortir d'un magazine type Men Health, bâti en V, super affûté, je pense à un triathlete sur le moment, le mec qui doit être super baleze quoi, quelque chose se prépare...
Les jours passent et un matin, je le vois arriver a la piscine, ce n'est plus le même!! Il est pété en deux! Il semble souffrir le martyr...qu'à t'il pu lui arriver pour être dans cet état !!
La presse locale répond à mon interrogation, une course vient d'avoir lieu: la Diagonale des Fous!!
135km à l'époque pour une traversée de l'Ile par les Cirques, je trouve ça énormissime, surtout quand je vois celui qui me semblait être un roc, ressembler maintenant à un petit vieux, arrivant à peine à se trainer par terre! :-D
Une flamme s'est allumée en moi mais je ne le sais pas encore...
Une petite flamme qui s'est réveillé quelques années plus tard alors que je commençais à avoir fait le tour de la question à vélo.
En 2006, je décide de courir un marathon sans préparation, juste histoire de dire que j'en ai fait un... 3h11' à Paris.
En 2007, début des ennuis, je veux passer sous les 3h en me préparant cette fois ci, bilan: périostites tibiale à gogo qui me plombe l'entrainement, je butte à 3h17'.
Je lâche alors la route pour me tourner vers le trail, les courts au début où je me trouve des qualités en bosse avec la puissance acquise en vélo, je m'éclate bien, je monte progressivement en distance, 20km/30km puis mon premier 50km que je gagne... la petite flamme se met à virevolter intérieurement et je me dis que le truc ultime qui se cache derrière tout ça, c'est de pouvoir moi aussi participer un jour à la Diagonale! Un doux rêve encore en 2009...
2010, je passe un cap malgré les blessures à répétition, TFL et périostites essentiellement. J'enchaine Ecotrail 80, Marathon du Mt Blanc, Les Templiers et la Saintélyon. (Toutes mes courses ICI)
A chaque fois, la même sentiment, d'avoir été au bout d'un effort complexe, un effort mêlant gestion mentale et physiologique, je me découvre un peu plus à chaque fois. Mais à cette époque, j'ai du mal à me projeter au delà de 70/80km, ça me semble encore utopique d'arriver à parcourir plus de 100km, et en montagne qui plus est!
Chaque année passant, la fin du mois d'Octobre fait se raviver en moi la petite flamme.
Je suis avec attention la Diagonale et les aventuriers qui affrontent ce parcours dantesque, en me délectant de leur récits, j'en rêve et me transpose à leur place, m'imaginant chaque passage de la course.
2013, il aura fallu qu'on me pousse un peu (Merci JP et Franck!) pour qu'enfin j'ose sortir la flamme, ça y est c'est mon tour!
En aout, je participe à la CCC, mon premier vrai ultra, première fois que je passe les 100km (101) et surtout première grosse réflexion, j'ai été au bout de moi même et ne vois pas comment il est encore possible de faire 70km de plus...!!
Un mois et demi après, j'ai oublié les douleurs et je suis prêt à en découdre enfin avec cette épreuve ultime!
Je pars vers l'inconnu, ou plutôt vers un parcours que j'imagine depuis des années avec des idées que j'en ai qui me suivront tout au long de l'épreuve, la suite vous la connaissez, inoubliable!!! (Voir ICI)

Un Ultra, c'est fait de beaucoup d'imaginaire, on mentalise énormément le parcours, mais c'est aussi une introspection pour la majorité d'entre nous, la course se fait contre nous même et pas contre les autres.
Un ultra, c'est un peu une quête, l'envie de voir jusqu'ou on est capable d'aller avec son lot de souffrance. Comment surmonter les douleurs, comment faire abstraction de son corps, comment lutter contre le sommeil, c'est tout ça que l'on découvre au fil des kilomètres.
Un ultra, c'est une ondulation faite de haut et de bas, où il faut savoir gérer l'excitation des moments de transe et surtout se sortir des méandres des mauvaises pensées.
Un ultra c'est surtout un sentiment d'accélération temporelle, les km n'avancent pas mais les heures elles, défilent à toutes allures!
Un ultra, c'est aussi cette incroyable aura qui gravite autour. L'impression de faire partie d'une caste de guerriers acclamés par la foule.
Bref, un ultra c'est une multitude de choses inexplicables, inconcevables, inconscientes sûrement mais pourtant c'est plus fort que soi, on y revient quand même...


Pour revenir à nos moutons et à l'UTMB en particulier, voici quelques chiffres quand même sur ma préparation du derniers mois!
175km et 2300m de D+ (OMG!!), bon heureusement j'ai aussi réalisé 1300km à vélo... (Mes entrainements ICI)
Ça peut faire peur surtout si l'on compare aux dizaines de milliers de dénivelé positif que François d'Haene a accumulé :-D, n'y pensons pas!!! :-p
Ce qui m'angoisse plutôt, c'est que ma dernière sortie longue ne m'a pas rassuré hier avec une petite pointe dans la cuisse...j'espère que je n'ai rien abimé...le signal sans doute pour dire qu'il est temps de calmer un peu!

Dans 2 semaines, nous y serons enfin, la tension va monter tout au long de ces derniers jours et je ne manquerais pas de vous partager au fur et à mesure quelques informations concernant mon matériel, textile, nutrition...!

Pour le suivi, j'y reviendrai la veille de la course mais tout est déjà en place sur le site LiveTrail (ICI)
Mon dossard: 556

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