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vendredi 5 décembre 2014

Trail l'Origole: J-1

Demain, à cette heure-ci, ce sera le grand départ!! 

La météo sera clémente d'un point de vue précipitations avec un ciel clair. Mais qui dit ciel étoilé, dit froid, les températures seront bien fraiche avec un petit vent qui risque de renforcer cette sensation de froid, va falloir prévoir le textile adapté!

Un petit retour des organisateurs sur l'état du terrain, mud night en prévision!
Côté balisage, on n'a pas de soucis a se faire, c'est du lourd!
Il va falloir être fort physiquement mais surtout mentalement pour venir à bout des 84km prévu, seulement 43% de finishers lors de la dernière édition et j'en faisais partie!! ;-)

Allez RDV demain soir au Perray en Yvelines pour une belle aventure nocturne!!
Merci à Alternature pour les photos et news.



jeudi 27 novembre 2014

Origole: J-9...

Ça se rapproche à grand pas maintenant et j'ai plutôt hâte!! Les conditions météo sont assez douce pour le moment mais le froid risque de faire son apparition pile poil pour l'épreuve.
Humm, le froid, en plus de la boue, on va bien s'amuser!!! ;-)

Descriptif:
En 2014, l’Origole se décline en 3 courses pour découvrir tout ou partie des 4 massifs forestiers du sud des Yvelines.

La référence : le Grand Trail de l’Origole (course qualificative pour l'édition 2015 du The North Face® Ultra-Trail du Mont-Blanc®, à hauteur de 2 points)
Trois boucles avec le Perray en Yvelines en point central, pour une découverte de près de 82 km et plus de 2500 m de dénivelé positif des massifs de Plainvaux, de Rambouillet, des Vindrins et des Vaux de Cernay.

La nouveauté : le Trail de l’Origole (COMPLET)
Il n’empruntera que les deux premières boucles du Grand Trail, pour une découverte de près de 52 km et plus de 1000 m de dénivelé positif dans les massifs de Plainvaux et de Rambouillet.

La version courte : le Petit Trail de l’Origole (COMPLET)
Il n’empruntera que la première boucle du Grand Trail, pour une découverte de près de 30 km et plus de 650 m de dénivelé positif dans le massif de Plainvaux.




lundi 17 novembre 2014

L'Origole 2014 : J-20 !

Les dernières news de l'organisation à 20 jours du départ, on va morfler!! ;-)

"La 8e édition de l’Origole, qui se déroulera dans la nuit du samedi 6 au dimanche 7 décembre 2014, est entrée dans sa phase finale de préparation.

• Les parcours sont enfin bouclés et validés par TOUTES les instances (et il y en a beaucoup). Les traces de cette 8e édition ont changé beaucoup plus que prévu, afin de respecter d’une part nos engagements environnementaux, mais aussi pour répondre aux remarques des autorités. 
Cette 8e édition, si elle aura moins de single tracks dans les fougères, n’en sera pas moins fidèle à son esprit : froide, humide, boueuse, technique et sélective !
Sur chaque boucle, des parties privatives seront empruntées : près de 6km sur la Boucle 1, 1km sur la Boucle 2 et 3km sur la Boucle 3. Tant sur les parties domaniales que sur ces parties privatives, les propriétaires, les sociétés de chasse qui exploitent certaines parcelles, ainsi que les autorités, nous ont fait confiance en y autorisant le passage de l'Origole. Aussi, nous comptons sur vous pour respecter scrupuleusement les traces et vous rappelons qu'il est strictement interdit de jeter des déchets sur la totalité du parcours. Tout coureur surpris hors des traces, ou ne respectant pas ses consignes, sera systématiquement arrêté. Des contrôleurs seront présents sur le parcours !
Près de 90% du parcours s’effectuera sur des sentiers en forêt. Merci de respecter, sur les parties bitumées, le code de la route, et de porter votre brassard fluorescent (obligatoire).

• Les kilométrages prévisionnels annoncés sont quasi-respectés :
- Petit Trail : 30 km
- Trail : 52,2 km
- Grand Trail : 84 km
Le dénivelé total sera quant à lui légèrement inférieur à celui annoncé.

• Les dernières reconnaissances de ce week-end, nous confirment que le terrain sera technique, avec :
- Boucle 1 : quelques tronçons boueux
- Boucle 2 : des sections bien boueuses difficilement contournables et qui compenseront le faible dénivelé
- Boucle 3 : une trace sèche mais avec un dénivelé plus conséquent que les éditions précédentes

• Les inscriptions sont presque closes. Le Petit Trail et le Trail sont complets, il ne reste plus que quelques places sur le Grand Trail."

mercredi 12 décembre 2012

08/12/2012 - L'Origole


L’Origole, The come back !!
Après un échec en 2009 qui m’était resté un peu en travers, « mes collègues se faisant une joie de me le rappeler régulièrement » et un travail de longue haleine pour que l’organisateur obtienne les autorisations!! L’Origole est de retour…
Me voici donc de retour en « enfer », tous les ingrédients sont une nouvelle fois réunis pour que cette course tienne son rang parmi les trails les plus exigeants de l’hexagone !
La neige tombée la veille a fondu et contribué à maintenir le terrain extrêmement gras, les nombreux cours d’eau sont pleins et la température annoncée pour la nuit oscillera légèrement sous les 0°C.
Bref, un temps a rester au chaud sous la couette !!
22h00, j’arrive au gymnase du Perray en Yvelines et retrouve tous mes collègues, déjà prêts ! Je ne suis pas en avance, comme d’hab me direz vous mais un peu de pression avant le départ, c’est bon, surtout à cette heure tardive….
David et Stef, mon beau frère, sont aussi là, histoire de terminer la saison 2013 en beauté !
Course locale oblige, je revois plein de copains, Denis, Etienne (qui a déjà un petit coup dans le nez, la bière avant la course, ce n’est pas le top! ;-)), Laurent « le Bagnard » et même un ancien collègue de service militaire… !!
22h30,  briefing de l’organisateur, rappelant encore une fois l’exigence du parcours, il nous annonce aussi que la première boucle ne fera pas 28 mais plutôt 30km, et que la 3éme est aussi rallongée, portant ainsi le kilométrage total à pratiquement 80km…
22h50, nous sortons du gymnase, et ben c’est pas la grosse chaleur !!! Un dernier petit pipi et serrage de lacet, oups, je me rends compte que le départ est lancé et que je me trouve très en arrière du peloton… !!!
C’est parti pour la première boucle dite « d’Orlande » avec ses 700m de D+, j’ai perdu mes collègues dans la précipitation mais David et Stef sont toujours là, on fait donc un peu le forcing dans les 4/5 premiers km pour remonter sur l’avant de la course, histoire de ne pas être gêné dès que les monotraces feront leur apparition. On traverse la plaine à vive allure si bien que Stef me demande si je compte faire les 80 kms à ce rythme !! ;-) A ce moment là, nous avoisinons les 13km/h de moyenne mais Il faut dire qu’avec les 350 Lumens du phare Ultra Petzl que Denis m’a prêté, je n’ai aucune appréhension quant à la typologie du terrain et ça me donne pleinement confiance !
On continue de doubler en entrant sur les premiers single tracks, la tête de course n’est plus très loin mais les grosses difficultés non plus, il est donc temps de switcher sur le mode vitesse de croisière…
 Comme lors de ma précédente participation en 2009, nous repassons sur cette partie de forêt où l’organisateur s’est fait plaisir en faisant du graphisme topologique, voyez la trace GPS !!
 
Une succession de montée et descente dans la tourbe et les dévers destructeurs de genoux et chevilles, ça c’était moyennement cool ! Par contre, visuellement, c’est très joli  de voir le cordon de frontale devant et derrière, ça à aussi le mérite de creuser les écarts !
Une fois terminé cette première série de bosses, on bascule sur le charmant village des Mesnuls où je croise Sallie et Régine en supportrices endormies !! Merci les filles, c’était sympa de vous voir même si vous vous ne m’avez pas vu !!
Je rattrape aussi un coureur avec qui j’ai déjà partagé quelques sentiers sur l’Ardéchois et le marathon du Mt Blanc, il s’agit de Martial De Sa Clara, très sympa et très costaud aussi, on taille la bavette tous les 3 avec David pendant quelques km, ça fait passer le temps !!
Arrive alors la deuxième session de difficulté où l’on se détachera avec David, puis un passage bien gras et linéaire le long des étangs de Hollande avant de revenir par cette longue plaine jusqu’au Perray.
On reprendra d’ailleurs plusieurs coureurs au bord de la rupture sur cette portion, avant d’achever enfin cette première boucle en compagnie d’un breton, futur 2éme du scratch !!
Il était temps d’arriver car des échauffements aux pieds me gênent dû aux nombreux passages en milieu aquatique, sans parler du serrage des chaussures complètement détendu par les boues aspirantes !!
Notre temps 3h02’ pour 31km au GPS, il y aura 346 arrivants sur cette boucle 1 pour 400 coureurs au départ du 75km.
Régine et Sallie sont revenues nous attendre au gymnase. On profite David et moi de se poser et de prendre 15/20 minutes pour se changer, se re-crémer les pieds, s’alimenter avec une bonne soupe avant de repartir sereinement sur la deuxième boucle, poussés à l’extérieur par Laurent le Bagnard !!
En effet, le piège sur cette Origole, c’est de rester trop longtemps au chaud et de ne plus avoir l’envie et la motivation de repartir affronter les éléments…
L’entame de cette 2éme boucle dite du « Coupe Gorge » commence mal puisqu’avant même de sortir de la ville, on perd la trace, ce qui nous vaut un bon 800m de jardinage !!
Une fois retrouvé le balisage, (très efficace par ailleurs car on pouvait trouver de la rubalise réfléchissante tout les 30 à 50m, il faut juste faire avec le manque de concentration ou de lucidité par moment…) j’ai un bon passage à vide (quelque chose qui s’apparente au mur du 30éme km pour les routards !).
Je  laisse donc filer David qui est au top, pour gérer ce mauvais moment seul…
Cette boucle considérée comme la plus grasse et même sans intérêt par certain me fait penser qu’on n’a pas tous les mêmes avis sur la question. Malgré le manque d’énergie à ce moment là, je prends du plaisir dans les nombreux monotraces tournicotant, et profite d’être seul pour prendre le temps de contourner les passages les plus délicats.
Après une bonne dizaine de km, j’aperçois David au loin qui a dû ralentir l’allure car de mon côté le pilote automatique est enclenché et les sensations reviennent petit à petit.
Je reviens finalement sur lui, après qu’il m’est attendu, une bonne chose car cela permettra de se motiver mutuellement.
On papote, si bien, qu’a un moment donné, on loupe une nouvelle fois le balisage, nous obligeant à faire machine arrière. La fin de cette boucle se fait sur un bon rythme et on commence à penser à ce fameux final dans les Vaux de Cernay, il faudra être fort !!
4h50 du matin, deuxième passage au gymnase, 52km effectués en 5h50…
Toute la bande du team IN est resté nous attendre après leur course sur la 1ére boucle et ça fait hyper plaisir.
ça caille !!!
Comme lors du premier passage, on s’accorde une longue pause pour tout changer et s’alimenter correctement. La soupe est bonne et fait le plus grand bien….241 coureurs arriveront jusqu'à ce point là.
Pour la troisième boucle de « L’Artoire », pratiquement 1000 m de D+ pour 26 km, je décide de prendre les bâtons que JP m’a prêté mais j’appréhende un peu car c’est la toute première fois que j’en utilise.
On repart donc, toujours en binôme avec David pour cette ultime boucle, si proche du but mais en même temps si loin tant les difficultés risquent de nous ralentir dans ce dernier tronçon…
Dès les premiers km nous menant à Auffargis, un gars nous double comme une balle ou en tout cas bien plus vite que notre allure que l’on s’impose de garder, ne pouvant de toute façon plus accélérer !!
On est un peu euphorique car d’un côté, on sait que le titre de « Finisher » est quasiment dans la poche sauf gros bobos mais que d’un autre côté, c’est la boucle que l’on connaît le mieux et on sait que cela ne va pas être qu’une partie de plaisir. D’autant plus que David effectue son dépucelage sur la distance, il navigue vers l’inconnu !!
Dans le bourg d’Auffargis, une soudaine envie de délestage se fait ressentir (je n’ai pas dit « sentir » !!), ni une ni deux, un mur pour servir d’appui dorsale et hop le tour est joué, bon pas top quand même les feuilles humides….(hum intéressant ce CR !!)
Et c’est parti pour l’enchainement des innombrables montées et descente qui tapissent toute cette vallée des Vaux de Cernay. Je dois dire que l’utilisation des bâtons est alors un gros plus car droit dans la pente, ils permettent de bien pousser sans avoir à s’arque bouter, l’efficacité est bien réelle et surtout j’ai l’impression que la débauche d’énergie est moindre. Si bien qu’au bout d’un bon moment, on finit par rattraper notre lascar qui nous avait semé un peu plus tôt. David, par contre, commence à perdre un peu de terrain aussi bien en montée qu’en descente, c'est le métier qui rentre!! ;-)
Je recolle le type et continue sur mon bon rythme, laissant David dans les jambes de ce nouveau partenaire.
Il y a vraiment très peu de répit mais je m’efforce de relancer dès que le moindre replat se présente, les sensations sont plutôt bonnes, musculairement et mentalement, j’ai juste cette douleur au genou gauche qui me titille depuis les dévers de la première boucle mais c’est gérable.
Enfin la traversée de la route après l’Abbaye indiquant le retour vers l’arrivée, je sais par ailleurs que l’autre versant des Vaux de Cernay est un peu moins engagé et que l’on a passé le plus dur.
Je n’en ai pas parlé jusque maintenant mais de temps à autre, on croise des bénévoles nous pointant, souvent dans des lieux qui paraissent reculé de toutes civilisations, restant là immobile dans le froid à nous attendre passer, merci à eux, leur présence nous a permis aussi de nous sentir un peu moins seule…
Soudain après 8h40 de course, mon phare clignote 3 fois, signe d’une fin proche !! En même temps, vu la puissance générée pendant tout ce temps, c’est une belle performance déjà. Je m’arrête donc pour sortir ma Myo RXP et là, ça fait un choc, j’ai l’impression de ne plus rien voir !!
Heureusement, il est 7h45 et dans une petite demi-heure, je n’aurais plus besoin de lumière…
Dernières petites difficultés à travers des blocs rocheux, quelques fossés innondés à sauter et un petit coucou à Denis qui fait partie de l’organisation, je sors enfin des bois à l’entrée d’Auffargis.
Le retour du bitume ne fait pas trop du bien mais ça donne un peu plus de rendement !
Dernière ligne droite à travers champ, je me retourne pour voir si je peux terminer avec David mais personne à l’horizon…Je regarde mon chrono, 9h55’, et me met à passer la seconde pour tenter de passer la barre des 10h, comme quoi, j’aurais pu faire encore quelques km !!! Malheureusement, tout ces efforts pour rien puisque en rentrant pour la dernière fois dans le gymnase, le chronomètre indique 10h01 ‘!! Grrr rageant !
79,5 km au GPS et 12éme du scratch, seulement 157 coureurs parviendront à terminer l’épreuve.
David arrivera en 10h12’ juste derrière moi au classement, quant à Bruno et Jean-Pierre, ils termineront un peu plus loin en 11h49’.
En arrivant au Gymnase, je me disais que c’était l’heure du petit déj et quelle bonne surprise de voir que l’organisation avait prévu croissant et pains au chocolat tout chaud, le top pour se refaire une santé !!
Pour conclure sur cette dernière course de l’année, ça a été une vraie bonne satisfaction que d’avoir pu terminer cette Origole 2012 après mon échec en 2009. D’après beaucoup, celle-ci vaut d’ailleurs largement certains Ultra Trail en termes de difficultés, et j’ai vraiment pris du plaisir à courir malgré quelques douleurs articulaires.
C’est la première fois que je courrais aussi longtemps en binôme et je dois dire qu’on s’est pas mal amusé quand même avec David, j’espère que c’était réciproque !!!
Bravo à toute l’équipe d’Alternature qui a fait un sacré boulot de balisage, tenu un super ravito, bref une organisation au top et qui mérite amplement sa bonne réputation. Félicitations !!


jeudi 9 décembre 2010

05/12/2010 - SaintéLyon


Des conditions météo polaire sur la région lyonnaise la semaine post SaintéLyon ont laissé planer le doute d'une possible annulation de l’épreuve. 40 à 50cm sont tombés sur les monts du lyonnais mais finalement, il n’en sera rien et la SaintéLyon 2010 sera une édition dantesque qui restera gravé dans les mémoires.
Samedi 04 Décembre, Paris, Gare de Lyon, il est 15h, je rejoins mes collègues Nico, Régine, Bruno, Mo et Patrick. Tout le monde est d’attaque et à un paquetage bien chargé pour affronter la nuit, le froid et la neige. 
Le timing de la journée est serré et ça démarre mal car on nous annonce 25min de retard, on arrivera finalement à Lyon avec 40min de retard. Mon frère nous a rejoint et on décide d’abandonner l’option navette « Bus » pour prendre le TER que l’on juge plus rapide pour atteindre St Etienne.
Il est 19h45 quand on arrive en gare de St Etienne Chateaucreux mais le périple n’est pas encore terminé puisqu’il faut encore marcher un bon ¼ d’heure - 20min pour renter enfin au Parc des Exposition. Mise à part la neige qui est bien présente sur les trottoirs, on peut déjà s’apercevoir que le sol est verglacé par endroit car je manque d’aller par terre une ou deux fois !!
Deux énormes halls ont été réquisitionnés par l’organisation, et déjà beaucoup de monde partout.

Certains se préparent, d’autres dorment ou essayent, nous, nous arrivons devant ce qui se présente être la queue pour retirer les dossards, et là on hallucine !! C’est DisneyLand !! 

Il y a plusieurs centaines de coureurs qui attendent patiemment les uns derrière les autres, on se mêle à la foule puis au bout de 10 minutes, on se rend compte que l’on va y passer la soirée, manque de bol, Régine, Patrick et Bruno doivent prendre une navette à 22h pour rejoindre leur départ de la Saintéxpress à St Catherine. Le temps urge et ils décident d’aller à la Pasta Party pendant que l’on fait la queue.
D’un coup, la chance tourne et un bénévole passe en demandant aux coureurs de la Saintéxpress de passer devant tout le monde, ni une ni deux, on a les cartes d’identité des collègues alors on fonce….et hop on gratte tout le monde, cool !! On récupère enfin notre super chasuble dossard typique de la SaintéLyon.

On peut maintenant filer à la Pasta pour prendre des forces, ça se passe dans le deuxième hall, bizarrement il y a moins de monde ici et surtout c’est calme, il n’y a plus le speaker qui hurle !!

22h, Il est déjà temps pour les coureurs de la saintéxpress de partir rejoindre les navettes, ils partiront à minuit comme nous.

Nous nous installons dans un coin de la salle et commençons à nous préparer tranquillement.

Certains sont déjà en tenue, en short !! Ils n’ont pas du sortir le bout du nez dehors !! Pour ma part j’ai choisi un collant long « warm » avec mes Booster, mes guêtres et les XT wings aux pieds, pour le haut, j’ai hésité longtemps avant d’opter pour un tee-shirt manche courte avec des manchettes et une veste « warm » Salomon par-dessus, gants de soie au main. Le sac est chargé, coupe vent, maillot manche longue, chaussette, gants épais, pile, portable, Ipod, Yaktrax, bouffes et poche à eau de 2 litres dont j’ai passé 1h la veille à bricoler une isolation pour le tube !!

Je suis prêt !! Il est 23h15 et on va déposer avec Nico nos sacs de change à l’extérieur dans un bus qui les transportera à l’arrivée, c’est un peu la cohue et complètement désorganisé mais après 15min dehors où on se rend bien compte que l’été est loin, on fini par arriver a laissé notre sac.
La pression monte durant cette dernière demi-heure, 

le speaker interview les « stars » du peloton, j’ai hâte de partir maintenant, mon frère doit encore attendre 2h avant de rejoindre St Catherine lui aussi pour prendre son relais vers 5h du matin, il est motivé pour sa première !!!
Ca y est tout le monde se dirige vers la sortie et la ligne de départ, ça fait du monde d’un coup….5700 coureurs sont annoncés.
Nous sommes loin de la ligne et je me faufile avec Nico  sur la droite, nous permettant de nous placer dans les premiers 500 gus. Le froid est terrible, la preuve avec cet arbre transformé en œuvre d’art.

23h55, « Allumez vos frontales », c’est pour la photo officielle, c’est impressionnant le monde !!!

00h00, et c’est partis, enfin !!
L’excitation est présente au sein du peloton, et l’allure est tout de suite assez rapide, les gens veulent se réchauffer !! Moi, je prends un rythme de croisière pour entamer les 9 premiers km de bitume. Après 5km, je suis à 11,5km/h de moyenne mais je n’arrête pas de me faire doubler…soit je suis à la ramasse ou alors les gars vont tomber comme des mouches dans 3h, le froid rendant l’organisme plus difficile à gérer, les calories se consument plus vite!

En parlant de froid, nous passons devant un panneau électronique indiquant -8°C, vaut mieux pas trainer en route.... de mon côté, j’ai limite chaud, je suis bien !! En plus on attaque la longue montée vers Sorbier qui finis l’échauffement route car les chemins prennent le relais, et un autre sport commence !! Ces chemins sont totalement enneigés, juste damé par le passage de véhicules type quad ou autres, il n’y a donc que 2 traces parallèles de 60cm pour circuler et à la moindre perte d’équilibre c’est plantage dans 50cm de poudreuse !!
Dans le premier tronçon, je teste la prise d’appui, ça tient bien mais le moindre dévers nous rappel à l’ordre. Nous sommes encore nombreux, on progresse à la queue leu leu, impossible de doubler sans sortir des traces et donc mettre les pieds dans la neige.

Ce qui m’inquiète, c’est que les inflammations au niveau des muscles releveur de la cuisse refont apparition, problème de récup post Templiers !! Chaque « glissade » ou montée de genoux est assez douloureuse et je m’oblige à faire des petits pas pour éviter de tirer trop dessus. Ca va être long, je n’ai pas encore fait 20 km…
Le tronçon suivant, je décide de m’arrêter pour chausser les Yaktrax, je ne les ai quand même pas emportés pour rien, on me double, pas grave, la pose n’est pas rendu facile avec les gants mais je repars et là c’est que du bonheur, un grip terrible, plus du tout d’appréhension et elle se font totalement oublier au pied, bon par contre ça n’empêche pas de rester bloquer dans la colonne de coureurs sinon à côté c’est la poudreuse et je n’ai pas envie d’avoir les pompes trempées.
Je prends le temps de me retourner et d’admirer la vue superbe sur St Etienne illuminés et ce serpentin de frontale qui zig-zag dans les collines enneigées, ça vaudrait une belle photo !!

Bon c’est déjà la fin du tronçon et on se retrouve une nouvelle fois sur la route, ce qui m’oblige à retirer les Yak car pas prévue pour le bitume et surtout pas agréable comme amorti !! Je me rends compte que le bénéfice n’est finalement que minime et que le froid et la fatigue ne vont pas rendre l’opération simple à chaque arrêt. Le problème c’est qu’on ne sait jamais à l’avance quelle distance fait le tronçon enneigé, la course pourrait être assimilée au Paris-Roubaix des cyclistes où la neige remplace les pavés.
Je fais donc le choix de ne plus m’arrêter et de faire avec comme la majorité des coureurs…

Km 16, St Christo en Jarez, premier ravito et pas mal de monde pour nous encourager, ça fait plaisir, je ne m’arrête pas et continue ma route…

On passe au niveau du point culminant de la course, 850m, j’entends un bénévole annonçant -10°C, bizarrement ça me fait aucun effet, je me sens toujours au chaud, sauf quand par moment le vent nous fouette le visage, heureusement il n’est pas trop fort et on est souvent abrité.
Km 30, St Catherine, j’attrape 3-4 pâtes de fruit au vol et un thé que je bois en marchant pour éviter l’arrêt et le refroidissement, c’est aussi ma nouvelle technique pour éviter de perdre trop de temps dans les pauses.
Je pense avoir une bonne allure, je double plus que l’inverse et les sensations ne sont pas trop mal, le peloton s’étiole ce qui me fait croire que je me rapproche de la tête ou tout du moins des 150 premières places.
Certains passages sont assez techniques comme les descentes où la neige est bien tassée, j’en vois quelque uns aller au tas, moi j’arrive toujours à m’en sortir en équilibriste et ma nouvelle Petzl Myo RXP fait des merveilles. Dans les zones à risque, j’active le mode Boost et hop je vois comme en plein jour !! Rien à voir avec l’ancienne qui obligeait à regarder ses pieds en continue…
D'un coup un point lumineux rouge apparait dans la neige devant moi, what's happend!!! Y'a un sniper qui veut ma peau?? ça dure une trentaine de seconde puis s'arrête, j'ai préféré continuer de regarder devant moi pour ne pas m'étaler....En y repensant par la suite, ce devait être un coureur équipé d'une caméra qui orientait la visée...
 Km 34, St Genoux, même configuration, quelques sucreries et un thé et je repars en marchant, je remplirais mon Camel au prochain ravito.
Le profil est maintenant bien descendant et on reconnaît les purs routards qui déploient leur foulée sur le macadam, je continue toujours à mon allure de croisière qui se situe maintenant à 10,2-10,3km/h en moyenne.

J’accroche un gars qui me permet de me sortir un peu de ma torpeur, et qui évite que je me fasse trop gratter sur cette bonne portion de route. Après un virage à gauche, il fait une belle glissade sur une plaque, je continue sur l’allure mais au bout d’un kilomètre je me retourne et ne le vois plus derrière moi, ni lui ni personne d’ailleurs !! Je me dis qu’il s’est peut être fait mal finalement !! Mais après encore un bon kilomètre, je rejoins un petit groupe d’une dizaine de gars arrêté à un carrefour, ho ho, ça sent pas bon, et bingo !! On a loupé la trace !!! Le gars derrière moi m’avait peut être appelé mais avec les écouteurs je n’ai pas dû entendre…
En regardant vers les collines, on ne voit pas les frontales du parcours, 3-4 coureurs font demi-tours alors que le reste décide de prendre un chemin descendant pour « couper ». Que faire, ça me fait suer, je viens de me taper 2 bornes pour rien !! Allez hop, j’emboite le pas aux « coupeurs » et je m’engage dans cette descente assez raide et surtout qui n’en finit pas, j’ai peut être fait le mauvais choix mais trop tard pour reculer, pas envie de tout remonter. On se retrouve en ville tout seul, on est 6 dans la galère dont 2 qui gaz quand même pas mal et on navigue à l’orientation, heureusement, une voiture passe et nous indique la bonne direction pour Soucieu en Jarrest, le prochain ravito. Sauvé !!!
Sauf qu’on se retrouve sur un long faux plat montant interminable, tantôt on court, tantôt on marche, la fatigue s’installe et j’enrage de cette erreur bête !! Pas mal de voitures de suiveurs nous double et je n’ai qu’une envie, c’est que l’une d’entre elles nous proposent de nous déposer !!
Km 45, Soucieu en Jarrest, on arrive enfin au ravito et le hors piste se chiffre à presque 5 bornes sur mon GPS, je prends une bonne claque moralement surtout que je me retrouve à nouveau dans le flow important du peloton, j’ai perdu sans doute un paquet de place surtout que le parcours n’empruntait que de la descente…
En orange ma trace et en rouge ce qu'il fallait faire!!!
Je remplis cette fois ci mon Camel qui était quasi vide de liquide mais pas d’air !! A chaque gorgée je repousse le liquide dans la poche pour éviter que le tuyau ne gèle, ça fait flop flop quant je cours du coup.
Le parcours est de plus en plus dangereux et l’attention est à son maximum au fur et à mesure que l’on descend vers Lyon car d’innombrables plaques de glace jalonnent les routes. Les chutes ou plutôt glissades sont nombreuses, souvent sans gravité mais rendant la course périlleuse.

Km 57, Beaunant, dernier ravito avant l’arrivée, je prends le temps de prendre une soupe et de manger un peu plus car je me sens à la limite de l’hypo. Au moment de repartir je sens le froid m’envahir, pas bon tout ça. Heureusement, on attaque la super bosse du parcours, une côte de quasiment 1,5km à 20% sur route, ça réchauffe vite fait !!
Il ne reste plus que de la route maintenant et ça devient de plus en plus dur, j’ai toujours aussi mal quand je lève les jambes et je ne peux pas augmenter la foulée.
Je profite de la moindre montée pour marcher un peu et regarde mon GPS régulièrement pour voir ces kilomètres qui ne défilent pas. Enfin la descente sur les quais, plus que 5km, mais là ils sont terrible car le vent s’est levé et nous frappe pleine tête, alors que le sol lui est verglacé, que du bonheur !! La progression est terrible. Au bout du quai, on prend la direction inverse et cette fois le vent nous pousse salutairement mais on passe du sol gelé au galet qui fracassent les pieds !!
Les derniers 150mètres, et on passe sous l’arche d’arrivée du palais des sports de Gerland, terminé !!!
 

Finisher!! 

J’arrête mon chrono, 7h45’ et vois ma distance ; 72km, j’enrage encore une fois en me disant que j’ai surement perdus 40 à 45min dans l’affaire et que j’aurais peut être pu passer sous les 7h…
Après la petite collation à l’arrivée et la récupération de mon sac, je pars à la recherche des douches, on m’indique qu’il faut ressortir et marcher…..encore !! Et oui encore bien 300 mètres où il faut se trainer avec son barda pour prendre une douche limite froide, pas cool !!!
Bref je retrouve Régine, Patrick et Bruno somnolant dans les gradins, ils ont bouclés les 44kms de la Saintéxpress dans des temps honorables.

Nicolas arrivera en 9h40 alors que Mo nous rejoindra directement sur le quai à la montée du train après 12h15 de course au courage, le moment est mémorable, elle s’installe encore en tenue avec son dossard et son sac à dos, excellent !!!!
Mon frère finira aussi son relais en 5h30, il en aura un peu chié pour sa première expérience du trail…

Pour conclure, une course loin de ce à quoi je m’attendais, un circuit super jusqu'à St Catherine puis plus que moyen jusqu'à l’arrivée, des gros manque dans l’organisation, bref perfectible par rapport à d’autres courses où certes il y a moins de monde mais justement, ne faut il pas des fois privilégier la qualité à la quantité ?

Place maintenant à une grosse phase de récupération avant de reprendre le chemin de l’entrainement et la préparation des objectifs 2011.