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vendredi 28 décembre 2018

2018 en chiffres!

Bien longtemps que je n'avais pas publié sur mon blog!!
J'ai été bien plus actif ces derniers temps sur mes réseaux sociaux, c'est vrai que ça demande moins de temps pour diffuser du contenu mais je vais m'y remettre un peu plus, promis... ;-)
En attendant, voici un petit récapitulatif de mon année sportive que ce soit en course à pied ou à vélo.
Une bonne saison en ce qui concerne mon kilométrage à vélo, pratiquement 10000km, il y a longtemps que je n'avais pas fait autant!
Mon année sportive

Après les dernières festivités, place à 2019, une année pleine de nouveaux objectifs!!
Si ce n'est pas encore fait, rejoignez moi sur mon compte STRAVA: http://www.strava.com/athletes/1537469


mercredi 25 juillet 2018

L'Etape du Tour 2018, le récit de ma course!

Cette année, j'avais décidé de faire moins de Trail et un peu plus de Vélo pour retrouver les sensations du dossard en course!

Le GF Mont Ventoux mi Juin (voir ICI) en guise de préparation pour L'Etape du Tour, l'OBJECTIF de cette année, et 3 mois d'entrainements intensif avec mon groupe de potes (voir mon Strava), j'arrivais donc plutôt bien préparé au départ ce 08 Juillet! ;-)
Le parcours cette année se veut plutôt sportif, une très belle étape avec un départ d'Annecy, une arrivée au Grand Bornand et entre les deux, juste quatre cols à passer!! 169km et 4000m de D+ ni plus ni moins, ça va donner!!
Et pour profiter pleinement de ce petit WE à la montagne, j'étais logé avec Virginie, mon pote Jean Philippe et sa femme à la Clusaz, ce qui nous a permis d'aller randonner un peu la veille et le lendemain de la course, ça aurait été dommage de rester à la piscine!
Le petit hic, c'est que l'on était un peu loin du départ (environ 30km), Virginie a du sacrifier son sommeil pour nous descendre à Annecy à 5h du mat'! ;-)
L'organisateur avait choisi de nous faire partir à 6h30, ce qui est très tôt pour une course cycliste mais pas plus mal vu la météo caniculaire annoncée!
Plus de 12000 coureurs au départ répartis dans plusieurs sas de 1000 concurrents avec des départ toutes les 7min30". 
Pour ma part, prévu à la base dans le sas 2, j'avais pu avoir finalement un pass pour le sas 1 (merci Manu), c'est à dire le deuxième sas, le premier étant le 0 avec en principe des VIP, des invités, les coureurs bien classés l'année dernière bref les meilleurs coureurs en principe. Je pouvais d'ores et déjà faire une croix sur un bon classement car il faudrait certainement faire plus d'effort au départ pour tenter de revenir à l'avant.
Je rentre dans mon sas à 5h35, et il y a déjà pas mal de monde devant moi mais j'ai la bonne surprise de tomber sur les frères Lacoche, des potes cyclistes du club de Meudon. C'est cool et ça permettra de faire passer le temps plus vite en discutant!
6h37, c'est enfin notre départ, hâte d'en découdre mais il y'a aussi un peu de crispation car le peloton est tout de même bien imposant!
Les 30 premiers km se font autour du lac, et comme imaginé, ça roule à fond la caisse, plus de 41 de moyenne sur cette portion. Malgré le fait que l'intégralité de la route nous est privatisé, ce qui sécurise parfaitement la progression, quelques chutes seront à déplorer, la nervosité est de mise pour essayer de se replacer au plus vite sur l'avant du peloton.
Après quelques km, je parviens à me faufiler dans les 20 premières places. Ma stratégie, comme d'habitude, faire un minimum d'effort avant les cols en restant bien au chaud dans les roues! :-) 
Bon je ne serais pas resté longtemps dans l'aspiration car la sortie du lac arrive déjà du côté de Talloire et il faut se dresser sur les pédales dans une petite ascension casse patte pour rejoindre Alex (c'est une ville, pas un copain!)
Ça s'emballe d'un coup, le peloton s'étire à mesure que la vitesse augmente dans la pente, je mesure vite fait que mon coup de pédale manque de souplesse et n'arrive pas à accrocher le petit groupe d'une quinzaine de coureurs qui bascule en tête.
Je me retrouve du coup intercalé dans un groupe d'une vingtaine d'unité qui va chasser jusqu'à Thones, où l'on rejoint un groupe assez conséquent qui doit être un peu la queue de peloton du sas 0.
Km40, nous voici déjà dans l'ascension du col de la Croix Fry, 13km à 6,5% de moyenne.
 
Les jambes commencent à tourner un peu mieux maintenant, avec l'age je deviens de plus en plus "diesel" et je ressens vraiment le besoin de rouler une à deux heures avant de commencer à avoir de bonnes sensations!
 
 L'allure est bonne, je ne m'occupe pas des autres et fait mon propre rythme, ça me permet de maintenir le cardio dans ma zone de confort et ne pas me mettre en surégime en tentant de suivre plus fort que moi.
 
Je remonte petit à petit le flot incessant de coureurs, on est au coeur du peloton parti 7min avant le mien maintenant. C'est dense par moment mais ça se gère bien, la route est large, et permet de choisir sa trajectoire sans soucis.
Sur le haut du col, quelqu'un m'interpelle "Hey Bruno!" C'est Charles, un ancien collègue de boulot qui habite désormais sur Lyon. Je suis bien content de le retrouver car c'est la première fois qu'on a l'occasion de pouvoir rouler ensemble.
 
On franchit du coup le sommet du col ensemble avant d'engager une descente rapide vers La Clusaz.
Mon hôtel étant sur le parcours, j'avais dit à Virginie de sortir me voir passer vers 8h45, manque de bol, mes prévisions étaient pessimiste, et je passe avec 20min d'avance, du coup pas d'arrêt au "stand" et je continu ma route à toute allure vers la prochaine difficulté!
  
On trouve un peu de fraicheur encore dans cette vallée encaissé après Entremont, ça ne va pas durer!
Km75, déjà le pied de la Montée vers le plateau des Glières, haut lieu de la Résistance pendant la seconde guerre mondiale mais aussi et surtout mon passage le plus redouté sur cette Etape du Tour, 6km à plus de 11% de moyenne!! Gloups, jamais fait si raide si longtemps!

Ca démarre gentiment mais après deux trois virages, la pente se dresse brusquement! Le 36x28 fonctionne bien, les jambes aussi! 
Je continue ma remontada, doublant un par un les coureurs me précédant, me faisant déposé de temps en temps par plus véloce que moi!
Viens un léger replat permettant de souffler et de s'hydrater avant une dernière rampe toute droite en plein soleil, je m'arrache et passe le sommet après un peu plus de 30min d'effort intense. Pas mal de monde sur le haut du col, dans une ambiance Tour de France, pour voir passer les coureurs, c'est sympa!
La reconnaissance de cette montée par les journalistes de France TV donne un bel aperçu en vidéo de la difficulté.


Une fois au sommet, place à cette fameuse partie non asphaltée qui était particulièrement redoutée car beaucoup disaient que ce n'était pas praticable, trop cassant, trop de cailloux. Finalement c'est plutôt une bonne surprise car le terrain est propre, les "cailloux" laissant place la plupart du temps à du petit graviers. On peut rouler sans problème à 30 à l'heure dessus! 

Je profite du ravito au sommet pour recharger mes bidons, la route est encore longue et je crains la déshydratation!
C'est parti pour la descente, c'est ce que je préfère après avoir bien transpiré dans la montée! ;-)
Mais après avoir pris pas mal de vitesse, vu un gars tout rapé derrière la balustrade cherchant son vélo et fait quelques freinages un peu limite sur des virages en épingle, je me ravise un peu et calme le jeu, ça serait dommage de finir au sol...
Mais je reste impressionné par certains coureurs dévalant à toute vitesse et prenant tout les risques à plus de 80km/h!
Après cette descente bien crispante, je me retrouve en vallée avec un groupe assez imposant qui s'est reconstitué.

Km95, tout le monde se refait une "santé" en s'alimentant, en se décontractant, d'autres s'impatiente car du coup ça ne roule plus, tout du moins on appuit moins fort!

A l'approche du Col Fleury, dont je n'avais pas vu sa présence sur le profil, je m'extirpe du groupe dans les roues d'un golgoth néerlandais, il envoi du bois comme on dit et on avale le petit col à toute allure pour rejoindre un autre groupe qui naviguait 500m devant. Encore quelques places de grattées!

Une vingtaine de km nous sépare du final avec l'enchaînement Col de Romme, Col de la Colombière et on sent bien que tout le monde est sur la défensive, ça roule mais sans plus sur ces longues ligne droites. Moi je profite de ce moment pour me détendre les cuisses et m'étirer le dos, les longues montées sont éprouvantes physiquement et il est important d'être le plus frais possible à l'entame du "money time"!!

Km130, la moyenne est encore de 31km/h, ça risque de chuter dans les prochains km...

Km134, boum, une rampe toute droite, ça ressemble à un mur vu du bas. C'est parti pour 9km à 9% de moyenne!
Le groupe se désagrège dès les premiers mètres, je me remet dans mon petit rythme sans essayer de suivre ceux qui montent avec plus de facilité, je les retrouverai peut être un peu plus haut.

La chaleur se fait bien plus forte aussi maintenant, il est 11h et on slalom sur la route pour aller chercher la moindre parcelle d'ombre sur la route.
L'allure est bonne, je ne faiblis pas et relance de temps en temps en danseuse pour me soulager les lombaires et détendre les cuisses. 
La pente est raide et on prend vite de l'altitude, la vallée parait vite se rétrécir!

Il y a de moins en moins de coureurs autour de moi et le niveau s'homogénéise, il devient plus difficile de rattraper des coureurs, preuve que je dois me situer qu'avec des coureurs de mon niveau ou alors on était tous mort! 
Sur le haut du col, la pente s'adoucit, et on traverse Romme, une jolie petite commune bien fleurie.
Pas le temps d'admirer, je me jette dans la descente vers le Reposoir.


Km150, au Reposoir, je préfère m'arrêter recharger mes bidons et j'en profite pour prendre un dernier gel avant d'affronter la dernière difficulté de la journée.
Les premiers lacets sont plutôt facile à gérer et roulant en comparaison de ce que l'on a pu monter jusqu'à maintenant.
Je suis plutôt surpris de ma condition, je m'attendais à un coup de moins bien mais finalement tout va pour le mieux et les jambes répondent encore très bien. Ma préparation des dernières semaines porte ces fruits!
Les 2 derniers km se durcissent, les pourcentages remontent en flèche et bien que l'on aperçoive le col de très loin, il faudra souffrir encore un petit moment avant de franchir le sommet.


En passant sous le panneau du col, ça à déjà un petit air d'arrivée, fini d'appuyer sur les pédales, il suffit juste de se laisser glisser jusqu'au Grand Bornand!
Je me fais plaisir une dernière fois sur cette belle descente où les épingles sont peu piègeuses.

Km169, Finisher!!
Même si il y'avait moyen de gratter quelques minutes en partant avec les meilleurs dans le premier sas, je ne suis pas mécontent de mon résultat. Un parcours très chouette et une organisation top avec ces routes privatisées ont rendu cette expérience bien appréciable! Déjà hâte de voir quelle sera l'identité de l'Etape du Tour 2019! ;-)


Le film de ma course:


Le parcours sur mon profil Strava:

dimanche 24 juin 2018

Gran Fondo Mt Ventoux 2018, 27éme!

Retour sur le Gran Fondo Mont Ventoux, une cyclosportive à laquelle j’ai participé ce Dimanche 17 juin en compagnie de mon pote Jean Philippe mais aussi de mon frangin et de sa « Brigade », une chouette bande de copains!
Il s’agissait d’un parcours développant 135km pour 3300m de D+ au départ de Vaison la Romaine avec une arrivée au sommet du mythique Mont Ventoux.
Ces dernières semaines, j’avais pu me préparer correctement en enchainant les sorties courtes et nerveuse mais aussi celles plus longues pour travailler l’endurance.
Retrouvez ma préparation sur mon profil Strava: http://www.strava.com/athletes/1537469
J’étais donc en bonne forme au moment de prendre le départ de la course. Ma seule appréhension résidait dans le fait que ça faisait un moment que je n’avais pas accrocher un dossard, pas loin de 3 ans je pense et que je manquais de repères et de rythmes par rapport aux coursiers régulier. 
Ce GF Mt Ventoux fait partie des belles cyclosportives hexagonale, l’organisation y est de qualité avec la particularité de fournir un maillot à tous les coureurs avec l’obligation de le porter lors de l’épreuve. Cela forme donc un peloton uniforme en couleur, ce qui est très sympa visuellement, d’autant plus que le maillot, un Santini est très qualitatif!
Une autre petite inquiétude concernait la météo avec un vent très capricieux ces derniers jours sur le Ventoux (200km/h en rafale dans la semaine précédente) L’organisateur ne savait pas jusqu’au matin de l’épreuve si l’on pourrait monter au sommet ou si il faudrait se contenter du Chalet Reynard! Cette dernière idée ne me plaisait qu’à moitié, pas envie d’une montée tronquée!! Finalement, Nicolas Garcera, l’organisateur nous confirmait au moment du briefing sur la ligne de départ que le vent ne viendrait pas gâcher la fête, ouf!!
7h30, GO, c’est le départ!
J’avais eu la chance grâce à Powerbar et un petit coup de pouce de mon frangin d’accéder à un bon dossard et du coup aux premières position du peloton, ce qui est un plus indéniable pour éviter la nervosité du départ. 
Ma stratégie est claire, je ne veux pas mettre un coup de pédale jusqu’au pied du Mont Ventoux pour m’économiser au maximum avant l’ascension. Dans ce genre de course où il y a énormément de monde, il faut essayer de rester toujours bien placé sur l’avant du peloton pour éviter les chutes mais aussi ne pas louper le groupe de tête!
Les premiers kms se font à bonne allure mais pas suffisamment vite pour que le peloton s’étire naturellement et qu’il n’y ait pas de mouvement de coureurs qui reviennent par l’arrière. Il faut donc rester vigilant et jouer un peu des coudes par moment pour ne pas perdre sa position au risque de rétrograder rapidement dans les fins fond du peloton.
Arrive le premier col de l’épreuve, le col de la Péronière, 5km de montée pas trop raide et du coup les meilleurs mettent un coup de gaz, le rythme s’accélère d’un coup, le peloton se met en file indienne et les premières cassures se forment m’obligeant à relancer fréquemment pour rester dans les roues! Malgré ma bonne volonté, je comprends rapidement que je n’ai pas suffisamment de force pour accrocher la tête de course et décroche des roues me précédant. Heureusement, on arrive sur le haut du col et je bascule avec une petite vingtaine de secondes de retard sur la tête. La descente est rapide et je fais la jonction en bas, ouf, je vais pouvoir progresser encore un peu avec les meilleurs. Il ne reste plus qu’une cinquantaine d’unités dans ce groupe, l’écrémage a été important dans cette première montée!
Je me repositionne vers l’avant et en profite pour m’hydrater et m’alimenter, il fait déjà plus de 20°C et ça va encore monter mettant les organisme à rude épreuve.
Un virage en épingle à gauche et c’est déjà le col des Aires qui se profile, on monte face au superbe village de Brantes, la lumière du matin est superbe.
Malheureusement je ne peux pas dégainer ma gopro, le groupe se remet en file indienne et l’accélération va de nouveau m'être fatale sur ces trois kilomètres d’ascension, ça explose de partout, j’ai le cardio au taquet, je ne peux pas aller plus vite, ce que je ne cherche pas d’ailleurs, je préfère me mettre à mon rythme et prendre un coup de pédale plus souple en prévision de ce qui nous attend encore! 
Je bascule avec une bonne minute de retard mais un groupe d’une douzaine de coureurs se forment et roulent en relais pour tenter de combler l’écart. Moi je préfère rester sur ma stratégie première en restant « planqué » dans les roues pour ne pas prendre le vent!
A l’approche du joli village de Montbrun les Bains, le groupe de tête a levé le pied ce qui nous permet une nouvelle fois de raccrocher les wagons, ce sera de courte durée car nous entamons déjà la première grosse difficultée de l’épreuve, le col de l’Homme Mort, gloups! 15km de montée où nous allons passer au dessus des 1000m d’altitude. 
Le début du col se fait plus gentiment que les deux premiers, ou alors je me sens un peu plus dans l’allure, je vieillis maintenant et il me faut un peu de km pour chauffer la machine! :-)
Bref je suis plutôt content de pouvoir suivre sur les 4/5 premiers km! Ce n’était sans compter sur l’envie d’en découdre pour les meilleurs, une nouvelle charge retentit et je ne peux que regarder le groupe se disloquer! Une trentaine de gars prennent le large, je me retrouve avec 3 coureurs alors qu’un gruppetto se forme derrière nous avec une vingtaine de coureurs. 
Cette fois, c'est parti, la course est vraiment lancée mais je me retrouve dans un cas de figure que je n'avais pas prévu: être en "chasse patate" entre deux groupes! Fini de rester dans les roues, il va falloir que je fasse ma part de travail dans ce petit groupe, ce qui me coutera forcément de l'énergie avant la montée finale du Ventoux dans 50km.
L'entente est bonne, chacun prend sa part de relais et la descente suivant le col est très rapide, on flirte souvent avec les 80km/h!
Après Sault, on arrive dans les gorges de la Nesque, sans aucun doute un des plus beau spot du parcours, c'est majestueux, avec une route très proche du précipice, il ne faut pas se louper! 
Le parcours est maintenant majoritairement descendant mais il faut quand même appuyer sur les pédales pour conserver une allure rapide et éviter un regroupement par l'arrière.
La chaleur est de plus en plus forte, je m'oblige à boire régulièrement et à recharger sur chaque ravitaillement, l'hydratation va être primordiale tout à l'heure pour passer le Ventoux sans souffrir de crampes!
110km de parcouru, on arrive enfin sur Flassans, au pied du Géant de Provence, 35km/h de moyenne, certainement beaucoup moins là haut!
C'est parti pour 21km d'ascension de ce col mythique. Au virage de St Esteve, c'est le début de la partie la plus pentu, 9% de moyenne!
Maintenant c'est chacun pour soi, je prend mon rythme alors que 2 de mes compagnons lachent doucement prise. Le troisième prend un peu d'avance mais je ne veux pas essayer de le suivre sous peine de me mettre dans le rouge.
Une fusée nous rattrape après 2-3 km et nous dépose, il souffle très fort mais apparemment c'est efficace! Il me collera 5min au sommet (20éme)...
Cette montée est vraiment très difficile, aucun moment de répit, on s'attend à pouvoir souffler un peu après chaque virage mais il n'en est rien, ça repart pour une nouvelle ligne droite dans la pente, il faut serrer les dents et se concentrer sur son coup de pédale pour éviter les mouvements parasites dû à la fatigue.
Je relance régulièrement en danseuse pour me soulager les cuisses mais aussi le bas du dos très sollicité par le pédalage en puissance.
J'ai devant moi maintenant un coureur qui m'a aussi doublé et dont le rythme est à peu près équivalent au mien, il m'a pris 100m au début mais il me sert de point de mire et je revient tout doucement sur lui mètre après mètre.
Enfin le Chalet Reynard, je sais que la pente va se calmer momentanément avant la dernière partie à découvert mais légèrement moins raide.
Au passage devant le chalet, je me sens proche de la fringale, limite à voir les étoiles et je n'ai plus rien à manger. Je profite de ce dernier ravito pour m'arrêter en catastrophe et réclamer un gel que l'on me jette par dessus les coureurs du petit parcours qui sont devant la table et qui gênent l'approche. Je l'avale d'un coup et repars de plus belle pour les 6 derniers km.
Mon point de mire s'est fait la belle mais j'ai maintenant tout les coureurs du petit parcours pour me servir de lièvres. 
Au détour d'un virage, je retrouve mon fan club, mes parents, petit shooting photos mais pas le temps de m'arrêter, je veux en finir vite avec le géant!
Mon coup de pédale ne faiblit pas à ma grande surprise, pas d'amorce de crampes non plus,  j'ai l'impression de faire une bonne montée (1H26' au final), et le gel m'a fait le plus grand bien car j'arrive régulièrement à remettre du braquet maintenant. Pour info, j'avais 36x28 comme braquet mais j'ai surtout monté sur le 36x25 voire même 36x23 pour relancer par moment.
Enfin les derniers virages, beaucoup de coureurs du petit parcours sont à la dérive, l'effort est intense et les muscles tétanisent, certains marchent même à côté du vélo.
Je me cabre une dernière fois sur les pédales dans la dernière courbe avant de découvrir l'arrivée! 
FINISHER, en 4h48', à la 27éme place (4éme chez les jeunes quarantenaires), je suis super content et rassuré sur ma forme, je suis encore capable de jouer avec les seconds couteaux!! ;-)
Merci à mon partenaire PowerBar, Alexandre et Ludo, ma stratégie nutritionnelle a parfaitement fonctionné! ;-)
Au final, une très belle épreuve, bien organisé avec des prestations de qualité, un parcours soigné et très visuel avec en point d'orgue le Ventoux, je vous le recommande!!
Rdv maintenant le 08 Juillet pour une autre belle fête, L'Etape du Tour entre Annecy et le Grand Bornand...


La vidéo officielle: