mercredi 5 mai 2010
lundi 3 mai 2010
01/05/10 - La Velostar
Pour ma première participation à cette cyclosportive, j'ai été agréablement surpris par la bonne organisation de cette épreuve. A 7h30, j'arrive à Villabé et prends une des dernières places du parking jouxtant la salle associatif de retrait des dossards. Je fais partis de ceux, nombreux, qui s'engage sur place. Je croise Olivier Valla, menbre de l'organisation et qui ne fera pas la course pour s'occuper d'un ravitaillement (merci au passage pour la bouteille saisie au vol!!)
Sur la ligne de départ, l'organisateur annonce plus de 400 coureurs prêt à en découdre sur le parcours de 150km.

Je retrouve Julien Chauveau dans la meute, on est plutôt pas trop mal placé, à l'abri d'un départ qui pourrait être un peu rapide!!!
Je ne vois pas mes collègues de club, qui sont peut être plus en retrait.
8h30, le peloton est lâché, l'allure est soutenue, sans plus, pendant pas loin de 80km ça roule par intermittence faisant quand même l'écrémage par l'arrière. Un faux plat montant sur une route étroite me fait une petite frayeur car mal placé, je manque de me faire sortir au jeu des éventails. Je décide d'être plus attentif surtout qu'il doit rester une centaine de mecs dans le peloton principal. Les sensations sont alors jusqu'a maintenant pas des meilleures, à la limite des contractures musculaire et donc pas de bonne augure vu la distance restant à parcourir. C'est étrange vu les 3 semaines que je viens de faire !!!
Bref, l'allure est toujours propice à la découverte du département de l'Essonne. Ca laisse au moins du temps pour discuter avec les copains...et aussi l'opportunité à plusieurs coureurs de sortir en "facteur". Si bien, qu'une bonne dizaine de coureurs sont maintenant aux avants postes. Vers le 110éme km, je flâne un peu trop à l'arrière et me rend compte trop tard de l'arrivée imminente de la bosse de St Sulpice de Favière, une bosse assez pentu que je connais bien pour avoir courru ici l'année dernière, ça avait été un vrai carnage!!! Et ça ne loupe pas, je vois le pro Yoan Offredo de la Française des Jeux et Guillaume Judas accélérer dès le départ alors que je démarre de l'arrière, trop tard!!! j'arrives en haut de la bosse en étant repassé à l'avant du peloton mais la bonne est partis!! L'effort a quand même été salvateur puisque j'ai retrouvé de super jambes, j'en profites pour tenter d'étirer le paquet avec Rémy et Florindo, 2 coéquipiers de club, pensant que rien n'est joué mais nos efforts sont vains car pas assez aidés par l'ensemble des coureurs de notre groupe. On aura toutefois provoqué pas mal d'élimination par l'arrière car l'effectif ne compte plus qu'une petite cinquantaine d'unités où nous sommes encore 5 à représenter le club. Déjà pas si mal!!! Même Christophe "Pinocchio" est encore là ;-)) Tu vois que ça sert de serrer les dents!!!

Du côté de Vert le grand, je pars essayer de sauver l'honneur pendant un raid d'une dizaine de km mais les bons de sorties sont maintenant proscrits et les gars se dépouillent pour revenir dans une bosse pourtant monter à un bon rythme, la tactique commence pour une place de 15éme!! Je retenterais plusieurs fois en vain, le sprint est alors inévitable et sans moi....41éme.
Bravo à l'organisation, belle épreuve, manquait juste 2/3 panneaux pour indiquait certains passage dangereux du fait des trous dans la chaussée. De mon côté, déçu d'avoir loupé la bonne mais content d'avoir eu du plaisir à rouler dans de bonne conditions.
Sur la ligne de départ, l'organisateur annonce plus de 400 coureurs prêt à en découdre sur le parcours de 150km.

Je retrouve Julien Chauveau dans la meute, on est plutôt pas trop mal placé, à l'abri d'un départ qui pourrait être un peu rapide!!!
Je ne vois pas mes collègues de club, qui sont peut être plus en retrait.
8h30, le peloton est lâché, l'allure est soutenue, sans plus, pendant pas loin de 80km ça roule par intermittence faisant quand même l'écrémage par l'arrière. Un faux plat montant sur une route étroite me fait une petite frayeur car mal placé, je manque de me faire sortir au jeu des éventails. Je décide d'être plus attentif surtout qu'il doit rester une centaine de mecs dans le peloton principal. Les sensations sont alors jusqu'a maintenant pas des meilleures, à la limite des contractures musculaire et donc pas de bonne augure vu la distance restant à parcourir. C'est étrange vu les 3 semaines que je viens de faire !!!
Bref, l'allure est toujours propice à la découverte du département de l'Essonne. Ca laisse au moins du temps pour discuter avec les copains...et aussi l'opportunité à plusieurs coureurs de sortir en "facteur". Si bien, qu'une bonne dizaine de coureurs sont maintenant aux avants postes. Vers le 110éme km, je flâne un peu trop à l'arrière et me rend compte trop tard de l'arrivée imminente de la bosse de St Sulpice de Favière, une bosse assez pentu que je connais bien pour avoir courru ici l'année dernière, ça avait été un vrai carnage!!! Et ça ne loupe pas, je vois le pro Yoan Offredo de la Française des Jeux et Guillaume Judas accélérer dès le départ alors que je démarre de l'arrière, trop tard!!! j'arrives en haut de la bosse en étant repassé à l'avant du peloton mais la bonne est partis!! L'effort a quand même été salvateur puisque j'ai retrouvé de super jambes, j'en profites pour tenter d'étirer le paquet avec Rémy et Florindo, 2 coéquipiers de club, pensant que rien n'est joué mais nos efforts sont vains car pas assez aidés par l'ensemble des coureurs de notre groupe. On aura toutefois provoqué pas mal d'élimination par l'arrière car l'effectif ne compte plus qu'une petite cinquantaine d'unités où nous sommes encore 5 à représenter le club. Déjà pas si mal!!! Même Christophe "Pinocchio" est encore là ;-)) Tu vois que ça sert de serrer les dents!!!
Du côté de Vert le grand, je pars essayer de sauver l'honneur pendant un raid d'une dizaine de km mais les bons de sorties sont maintenant proscrits et les gars se dépouillent pour revenir dans une bosse pourtant monter à un bon rythme, la tactique commence pour une place de 15éme!! Je retenterais plusieurs fois en vain, le sprint est alors inévitable et sans moi....41éme.
Bravo à l'organisation, belle épreuve, manquait juste 2/3 panneaux pour indiquait certains passage dangereux du fait des trous dans la chaussée. De mon côté, déçu d'avoir loupé la bonne mais content d'avoir eu du plaisir à rouler dans de bonne conditions.
vendredi 30 avril 2010
Reprise CàP
Ca y est!!, j'ai purgé ma peine après quasiment 6 semaines d'arrêt, j'ai enfin ressortis mes runnings de leur boite.
J'ai parcouru hier soir la bagatelle de 3,3km en 21 min. Ma reprise doit se faire en douceur même si j'aurais eu envie de taper dedans car les sensations sont là.
Pas question de se reblesser, avec des objectifs maintenant à court terme.
Donc après 20 min, pas de douleurs particulières, mais vu la courte durée de cet "effort", je préfère attendre de passer l'heure d'entrainement pour me prononcer.
J'ai parcouru hier soir la bagatelle de 3,3km en 21 min. Ma reprise doit se faire en douceur même si j'aurais eu envie de taper dedans car les sensations sont là.
Pas question de se reblesser, avec des objectifs maintenant à court terme.
Donc après 20 min, pas de douleurs particulières, mais vu la courte durée de cet "effort", je préfère attendre de passer l'heure d'entrainement pour me prononcer.
jeudi 29 avril 2010
lundi 26 avril 2010
Récapitulatif S16
Bonne semaine de vélo en rapport avec le temps très printaniers... Les sensations reviennent petit à petit et la sortie sur la rando "Hauteurs et vallées" d'hier s'est déroulé sans aucune douleur au niveau genou ou ailleurs, je vais enfin pouvoir penser à une reprise CàP très prochainement, ça c'est chouette!!!
vendredi 23 avril 2010
Prévision Samedi 1er Mai
Toujours pas de courses de prévu....donc en fonction du temps (condition: grand ciel bleu et chaleur!!) et au vue de l'entrainement que j'ai pu avoir depuis 15 jours (digne de mes meilleures saisons cycliste!!), j'irai sans doute faire la cyclosportive "La Velostar" avec un parcours assez sympathique dans l'Essonne et quelques belles bosses en prime.
Les Templiers 2010
Ca faisait un moment que ça me trottait dans la tête, je m'était alors pré-inscris sans aucun autre engagement fin Décembre 2009 et lorsqu'il y a une semaine, l'organisation m'a renvoyé un email pour me demander si je confirmais ma participation, le quota d'inscription étant atteint (2700 traileurs), je me suis retrouvé au pied du mur et je me suis donc lancé pour ce qui est l'un des plus beau trail de France, autant au niveau ambiance que paysages et difficultés.
24 Octobre 2010: 70 km à parcourir pour 3200m+
24 Octobre 2010: 70 km à parcourir pour 3200m+
Sortie vélo du WE
Pas de course ce week-end!! En tout cas, en Ufolep.....ce sera donc sortie d'entrainement Dimanche, avec les gars du club avec comme fil conducteur la randonnée "Hauteurs et vallées" sur 100km. Départ à 8h30 du gymnase de la Clef St-Pierre.
Bulletin médical n°3
Où j'en suis, après 5 semaines de repos sans CàP?
TFL droite: Plus de douleurs, sensation quelle s'est résorbé.
Périostite gauche: Plus de douleurs à la marche, presque plus à la palpation et ça tire légèrement par moment sur le vélo.
TFL Gauche: Apparue depuis quinze jours suite sans doute à une compensation aux autres problèmes. Plus de douleurs depuis hier à la marche, ça tiraille un peu si je tire fort sur les pédales mais c'est sur la bonne voie. C'est pour cela que je vous laisse du champ dans les bosses, les gars!!!!
Bilan: Je me laisse encore 1 semaine, soit jusqu'au 1er Mai, et je tenterai une reprise dans la perspective des 2 objectifs majeurs à venir.
TFL droite: Plus de douleurs, sensation quelle s'est résorbé.
Périostite gauche: Plus de douleurs à la marche, presque plus à la palpation et ça tire légèrement par moment sur le vélo.
TFL Gauche: Apparue depuis quinze jours suite sans doute à une compensation aux autres problèmes. Plus de douleurs depuis hier à la marche, ça tiraille un peu si je tire fort sur les pédales mais c'est sur la bonne voie. C'est pour cela que je vous laisse du champ dans les bosses, les gars!!!!
Bilan: Je me laisse encore 1 semaine, soit jusqu'au 1er Mai, et je tenterai une reprise dans la perspective des 2 objectifs majeurs à venir.
lundi 19 avril 2010
18/04/2010 Trappes-Trappes
La classique "Trappes-Trappes", une des plus belles course en ligne de la région!! Je ne pouvais pas la louper, même avec peu de km dans les jambes. Condition idéale bien qu'un peu fraiche au départ (4°C), on allait vite se réchauffer car dès le départ lancé, les attaques fusèrent sans discontinuer avec un peloton d'environ 120 mecs qui ne lacha jamais du mou. Si bien que le compteur resta bloqué entre 40 et 50 km/h voire plus toute la course. Les quelques bosses furent montées à un bon rythme et ne permirent pas de scinder le groupe, l'écrémage s'effectuant par l'arrière, et c'est donc au sprint que ce qui restait du peloton s'expliqua. Pour ma part, je suis pleinement satisfait, j'ai été acteur de la course en partant dans plusieurs coups et en restant aux avants postes du début à la fin. J'ai commencé à grimacer dans les derniers faux plats à hauteur de Jouars, ça commencait à bien piquer les cuisses après 100 bornes à un train d'enfer puis je me suis relever au sprint vu mes faibles qualités de sprinteur!! Physiquement, ça va me permettre de retrouver rapidement une condition bien que je n'ai pas prévu de refaire de course d'ici le 1er Mai...En tout cas, je me suis fait plaisir et retrouvé pas mal de potes "FSGT", c'était bien sympa!!
vendredi 16 avril 2010
Programme du Week-end
Ce Dimanche, je vais profiter de ma récente reprise du vélo et de la météo qui s'annonce sympathique pour m'aligner au départ de la course "Trappes-Trappes", une des plus sympathiques courses en ville à ville que j'ai pu faire.
110km au programme avec de belles bosses et un final qui pique les cuisses et ramone les poumons !!
Vu ma condition, qui s'est toutefois quelque peu améliorer en 3/4 sorties, je risque de "couiner" mais ça sera sympa de reprendre part à la compet.
Côté CàP, toujours pas de reprise de prévue, peut être une tentative la semaine prochaine...
110km au programme avec de belles bosses et un final qui pique les cuisses et ramone les poumons !!
Vu ma condition, qui s'est toutefois quelque peu améliorer en 3/4 sorties, je risque de "couiner" mais ça sera sympa de reprendre part à la compet.
Côté CàP, toujours pas de reprise de prévue, peut être une tentative la semaine prochaine...
lundi 12 avril 2010
Récapitulatif S14
Le courant positif revient petit à petit... Je me suis remis en route sur le vélo par obligation et je dois dire que ça m'a fait du bien, dans la tête tout d'abord car ça me permet de continuer de faire du sport et dans les jambes aussi car les douleurs se sont bien estompées cette dernière semaine. Après 1 première sortie Lundi dernier où les sensations étaient au plus bas, et la périostite au tibia qui me rappelait à l'ordre à chaque coup de pédale appuyé ou en danseuse, je suis ressortis Jeudi et Samedi avec une nette amélioration à chaque fois. Je me garde bien toutefois de crier victoire car je ne suis qu'a 3 semaines de "convalescence" mais l'amélioration a été fulgurante alors que ça faisait 15 jours que la douleur me tenaillait avec le même intensité.
Donc je retourne enfin dans une spirale ascendante et me laisse encore 10 à 15 jours sans CaP pour tenter de guérir complétement, je l'espère.
Donc je retourne enfin dans une spirale ascendante et me laisse encore 10 à 15 jours sans CaP pour tenter de guérir complétement, je l'espère.
Trail du Josas
Après avoir regardé le départ du Marathon de Paris à la TV, j'ai pris la direction de Jouy en Josas pour aller encourager ma femme, ainsi que la belle soeur et le beau frère qui courait le 16km. Ca m'a rappelé la course de l'année dernière et m'a bien donné envie de recourir... J'ai vu aussi arriver mon pote Denis qui a fait 16 km en récupération de son trail de la vallée de Chevreuse!! Lui aussi il a un grain dans la tête !! Bravo à vous tous!!
La Team de choc !!
mardi 6 avril 2010
A star is born....
Enfin presque !!!!
En tout cas ça m'amuse car j'arrive toujours à figurer à mon insu dans la presse spécialisé que ce soit vélo et maintenant CaP.
Numéro du mois de Mai de Jogging
En tout cas ça m'amuse car j'arrive toujours à figurer à mon insu dans la presse spécialisé que ce soit vélo et maintenant CaP.
Numéro du mois de Mai de Jogging
Reprise vélo
Après 2 semaines post Ecotrail où l'entrainement, aussi bien CaP que vélo, s'est réduit à 0km !! J'ai repris la route hier matin profitant d'un beau soleil.
100 bornes effectués seul à mon rythme, qui cela étant m'ont rappelés que je suis tombé bien bas niveau vélo...
J'espère retrouver vite une petite condition pour aller m'éclater sur quelques courses, en attendant de pouvoir alligner 2 pas de CaP.
100 bornes effectués seul à mon rythme, qui cela étant m'ont rappelés que je suis tombé bien bas niveau vélo...
J'espère retrouver vite une petite condition pour aller m'éclater sur quelques courses, en attendant de pouvoir alligner 2 pas de CaP.
samedi 3 avril 2010
Bulletin médical n°2
Radio du tibia ce matin....aucun trait de fracture, aucune inflammation type périostite, vous n'avez pas de raison d'avoir mal Monsieur!!! Merci et au revoir!!! Tel ce résume l'examen....ça me rassure pour le doute sur la fracture bien que la douleur s'était bien estompé ces deux derniers jours.
Donc, pour moi, la périostite est avéré et je vais privilégier le "repos CaP" histoire de remettre tout en place et être tout neuf pour les prochaines échéances. Le TVC sera pour l'année prochaine...
Donc, pour moi, la périostite est avéré et je vais privilégier le "repos CaP" histoire de remettre tout en place et être tout neuf pour les prochaines échéances. Le TVC sera pour l'année prochaine...
jeudi 1 avril 2010
Bulletin médical n°1
Suite à ma visite médicale d'hier soir, j'ai été un peu rassuré quant à ma douleur au tibia gauche. Il semblerait que ce soit plus une violente inflammation dite "périostite" qu'une fracture de contrainte dite "de fatigue". Pour en être sûr, je vais quand même faire une radio Samedi pour confirmer ou infirmer.
Niveau genou, une Tendinite du Fascia Lata, mais ça je le savais déjà.
Cheville gauche, petite tendinite sur le devant.
Bilan: La compensation de ma TFL droite associée à la charge de travail des dernières semaine a certainement contribué à tous ces traumatismes.
Préconisation: Repos, pas de CaP mais possibilité de faire du vélo sans "trop" forcer à condition de pas avoir mal bien sûr!!
A suivre...
Niveau genou, une Tendinite du Fascia Lata, mais ça je le savais déjà.
Cheville gauche, petite tendinite sur le devant.
Bilan: La compensation de ma TFL droite associée à la charge de travail des dernières semaine a certainement contribué à tous ces traumatismes.
Préconisation: Repos, pas de CaP mais possibilité de faire du vélo sans "trop" forcer à condition de pas avoir mal bien sûr!!
A suivre...
mercredi 31 mars 2010
Trail de la Vallée de Chevreuse

Bon, vu tout les "bobos" qui me pourissent la vie depuis 10 jours, il est plus sage de déclarer forfait pour ce week-end. Ca me fais suer (pour éviter les gros mots) d'être obligé de lever le pied alors que musculairement et psychologiquement, je me sentais plus que bien pour remettre le couvert sur les chemins qui m'avait vu faillir lors de l'Origole. C'était un peu ma revanche en somme...et j'ai du mal à me faire à l'idée de renoncer.
J'espère simplement ne pas avoir à attendre trop longtemps avant de pouvoir recommencer à courir.
Ce soir, RDV chez le medecin pour expertise du "mal", je n'ose imaginer ce qui me parait déjà comme une réalité, ma première fracture de fatigue...
dimanche 28 mars 2010
20/03/2010 - Ecotrail de Paris
Vendredi 19 Mars 2010
Après une longue et douloureuse préparation, merci la tendinite, nous voici enfin à J-1 de ce premier objectif de l’année.
Accompagné par mes collègues d’Intertechnique (nous sommes 10 cette année), nous allons récupérer nos dossards, comme l’année dernière, sous le chapiteau dressé pour l’occasion sous la Tour Eiffel. Une légère inquiétude lorsque nous voyons une queue jusque dehors, heureusement vite balayée par un mouvement de foule avançant vers l’intérieur, ouf le retrait vient juste d’ouvrir…
C’est un peu la cohue sous la tente, les stands d’exposants finissent de s’installer et les bénévoles de l’organisation sont sous pression, il faut dire que cette année, en plus des 1500 trailers (1576 pour être précis) pour le 80km, ils ont à gérer aussi 1000 autres trailers pour le 50km. J ‘avais donc une petite crainte concernant l’attente pour récupérer mon dossard mais finalement tout se goupille pas trop mal du fait surtout qu’ils ne contrôlent pas les sacs. Vu l’affluence, c’était plutôt une bonne chose.
Je suis interpellé dans la queue : « salut, Bruno, comment vas tu ?? », c’est Marc Labbé, le gentil organisateur du trail des Fauvettes, on échange 2 mots, il participe aussi, sympa… Je signe la charte éthique du trail, éco citoyenneté oblige et obtiens en échange mon dossard, puce, bracelet et tout le toutim…
75, ma place de l’an dernier et donc mon dossard pour cette année, ça met la pression !!
Un petit tour au travers des différents stands, pour faire les dernières emplettes, 4 tubes Overstim pour ma part et hop à demain la Tour Eiffel !
Samedi 20 Mars 2010
Des trombes d’eaux se sont abattues vers 7h du matin, ça n’augure rien de bon pour la journée classée la plus médiocre de la semaine, chouette !! Je ne préfère pas penser au pire, si jamais on se fait rincer dès le départ, ça va être un carnage.
Gatosport en guise de petit dèj, je finis de préparer mon « paquetage », un change complet ou pas ? La température est super douce, 12°C ce matin mais 15 à 16°C prévu cet après midi, j’opte pour une paire de chaussette et un maillot en rabe + les manchettes.
Le sac pèse au final 3,2kg avec la poche à eau, ce qui est déjà pas mal à trimballer pendant 80 bornes, les épaules vont morfler !!
11h45, départ pour la base de loisir de Saint Quentin en Yvelines, je retrouve mes collègues Bruno, Jean Pierre et Nicolas dont c’est sa première tentative d’Ultra.
Il y a du monde partout, des oies aussi !!
C’est sympa, il y a ceux qui s’échauffent en faisant des petits sprints… d’autres qui se rassemblent pour prendre la pause Kikourou autour de notre bagnard du trail, Laurent, un type en or.
On voit passer les ténors : Gault, Breuil, Vierder et les féminines Maud Giraud et Laurence Klein, on sent bien qu’on court pas pour la même chose, eux visent la gagne, nous c’est plutôt pour finir du mieux qu’on peut mais c’est aussi ce mélange là qui est sympa à retrouver sur un trail.
Je dépose mon sac « poubelle » de change qui transitera jusqu'à l’arrivée, belle logistique au passage car ça ressemble à un gros schmilblick vu de l’extérieur.
12h15, on rejoint le sas, je règle le volume de mon Ipod, capte les satellites de mon GPS, ajuste une dernière fois les brides de mon sac à dos, regarde derrière moi, personne…! On est sur la dernière ligne, un challenge de plus à relever, rattraper le plus de monde possible…
12h30, Partez !!
Un petit frisson comme à chaque fois qu’on prend le départ d’une course qu’on a imaginé depuis plusieurs semaines, plusieurs mois déjà. Chacun prend son petit rythme en direction du sentier longeant le bord de l’étang de la base de loisir. Ca bouchonne……après seulement 5 petites minutes de course à la faveur d’un rétrécissement, malgré tout pas d’inquiétude à avoir, la route sera longue, alors marcher maintenant ou dans 50km, pas grande importance !!
J’ai du mal à prendre mon allure sur ce tour de la base car je ne fais que slalomer entre les petits groupes. Pas mal de trailers s’arrêtent déjà pour retirer leur coupe-vent ou autre polaire, un peu logique il doit faire pas loin de 14-15°C. Enfin la sortie, ça commence à s’étirer et j’ai du déjà doubler la moitié de la troupe… Comme l’année dernière on reprend la passerelle enjambant la voie ferrée et l’effet de rebond est toujours aussi impressionnant, on se fait secouer de haut en bas avec l’impression qu’on va se faire éjecter !
Puis c’est la traversée de la gare de St Quentin et de ses Parc amenant doucement vers les étangs de la minière.
Je rejoins une silhouette familière, c’est Gilles Vermillon, l’organisateur du trail des Fauvettes, on s’encourage mutuellement et je reprends ma progression, on commence à trouver quelques singles boueux mais rien de bien méchant, c’est même plutôt bénéfique car moins douloureux pour les articulations, ça a son importance sur la longueur. Pas de grosses difficultés, à part une ou deux bosses, je monte tout en trottinant. Nous voici déjà en vu du ravitaillement de Buc qui marque le vingtième kilomètre.
D’où on arrive, on aperçoit les coureurs qui repartent, ce ne sont plus des groupes mais plutôt des gars isolés, je dois commencer à me rapprocher de la tête. J’ai rattrapé Didier Le Dreo, un copain de mon collègue Bruno, juste avant le ravito, il a bien tartiné, il me dit qu’Henri est bien plus loin devant. Henri De Pascalin, c’est toujours un peu mon « rival » en course car on a à peu près la même allure, il m’avait collé ½ heure en 2009 et il à l’air d’être reparti pour la même performance.
Buc : 20éme km ; 1h51 ; 228éme/1576
Je retrouve Bertrand comme l’année dernière, ça fait toujours plaisir de voir une tête familière lorsqu’on s’embarque sur plusieurs heures d’efforts. Pendant que je mange du saucisson, fromage, chocolat (cool les mélanges !!), du coin de l’œil je vois Didier repartir après un ravitaillement éclair, Bertrand me rempli ma poche à eau, j’ai bien pris soin de boire toutes les 10/15min car vu la température, la déshydratation est rapide, j’ai dû boire plus d’1 litre sur ces 20 premiers kilomètres, une vrai performance pour moi !! Quelqu’un m’interpelle sur ma droite, c’est Dominique Dujardin, un cycliste reconverti comme moi !! On papote 2 sec devant le ravito, il a couru un peu avec la tête de course et à priori ça allait très vite… pas étonnant vu les têtes d’affiches présentes. On décide de repartir ensemble pour poursuivre la conversation, ça fait déjà pas loin de 5 min passé à ce ravito, faut pas trop s’attarder mais j’ai préféré bien en profiter car le prochain ravitaillement ne se fera qu’au 53ème Km, c’est donc une étape décisive pour la suite !! Dom me dit qu’il s’arrêtera à Versailles car il doit faire le marathon de Paris comme guide à Olivier Donval, un cycliste mal voyant. Bon courage les gars !! Je le quitte dans une bosse ou je préfère continuer sur mon rythme et garder en ligne de mire la possibilité de pouvoir descendre sous les 8 heures. Et en fait pour l’instant, ça ne va pas trop mal, j’ai l’impression de bien gérer, je prends un gel (j’alterne gel antioxydant et energix d’Overstim) toutes les heures et je continue de mélanger le salé au sucré avec du saucisson, des Tucs et des abricots secs.
J’essai d’allonger un peu ma foulée par rapport à celle plus économique que j’avais pendant la préparation, mais j’évite aussi de lever les jambes trop haut lors de franchissement de tronc d’arbre par exemple pour éviter d’appeler une crampe !!
Vers le trentième, je retrouve Didier mal en point, il accuse le coup, son ravitaillement trop rapide risque de lui jouer des tours, il me dit qu’il lève le pied en attendant que ça revienne.
Je passe Versailles Porchefontaine et enchaine par le bois de Vélizy qui nous ramène vers la forêt de Meudon. Le passage de la passerelle au dessus de la N118 est un point de repère pour moi car je sais qu’on rentre dans la partie un peu plus difficile d’un point de vu dénivelé avec quelques côtes très pentues.
J’arrive après un moment sur le croisement indiquant la séparation entre le 50 et le 80, tout droit une pente douce pour continuer sur le 50, à droite, un mur !!! Pour le 80, si quelqu’un a pu monter en courant, c’est un super héro !!!
Le parcours a quelque peu évolué par rapport à l’année dernière car j’ai un moment l’impression de prendre un chemin à l’inverse de l’an dernier et depuis bien ¼ d’heure, je cours tout seul, plus personne en point de mire, derrière c’est le désert, houlàla ça sent mauvais et j’ai le désagréable sentiment de m’être planté de chemin, j’essai de me rappeler si j’ai pas passé une bifurcation ou loupé un balisage… pourtant je suis toujours la rubalise !!!! ça y est, à tous les coups j’ai pris le parcours du 50km à l’envers !!! un gros stress m’envahit d’un coup, c’est pas possible, pas un plantage, les boules !!!!! Pas du tout envie de repartir dans l’autre sens… et puis d’un coup, après un virage, la délivrance, j’aperçoit enfin un coureur… ça me rebooste et je passe la seconde !! On arrive alors dans le domaine de l’observatoire de Meudon, d’où la nouveauté du parcours.
Je remonte encore pas mal de trailers qui me semblent commencer à pas mal piocher, ça marche, ça trottine, moi je m’arrête mais c’est pour faire une photo car depuis l’esplanade on a une super vue sur tout Paris et la Tour Eiffel qui paraît encore bien loin…
Je repart aussi sec et double ceux qui m’avait repasser pendant mon arrêt, ils ont dû me prendre pour un fou !! Je suis en plein dans une phase euphorique où tout marche comme une mécanique bien huilée, pas de douleurs particulières, je suis super lucide et tout va pour le mieux en attendant le coup de moins bien qu’on essaie toujours de retarder au maximum.
Passage du point de contrôle « volant » au 47éme km, RAZ
Je sais que dans 3km, je devrais arriver sur le ravitaillement de Chaville et ça va faire du bien de pouvoir faire une petite pause. Je continue sur une bonne allure, ma moyenne a grimpé depuis le ravitaillement de Buc.
Mon GPS indique maintenant un peu plus de 51km et toujours pas de ravito ?? ça m’inquiète pas plus que ça et je continue à ramasser les gars petit groupe par petit groupe et j’arrive sur un long faux plat montant où l’on peut apercevoir des suiveurs sur le haut, ça y est je me souviens que c’est le final avant le ravito, ça me motive un peu plus et je monte en trottinant alors que certains marchent.
Chaville : 53éme km ; 4h53 ; 47éme/1481
Comme l’année dernière les bénévoles sont aux petits soins et je les remercie encore. Ils me libèrent de mon sac pour faire le « plein » en liquide pendant que je me dirige sur les tables. Je jette mon dévolu sur le salé, toujours saucisson et fromage pour couper avec le sucré apporté essentiellement par mes gels Overstim. On me propose à boire, « bien volontiers », zut mon super eco-gobelet est dans mon sac !!! Oui car cette année, l’organisation a supprimé les gobelets plastique dans un soucis écologique pour limiter les déchets, bonne initiative. Je récupère mon sac plein et donc mon gobelet, 2 verres de Coca, ça fait super du bien lorsqu’on vient de se farcir 30 bornes à l’eau !! J’en profite aussi pour passer à la tente d’à côté pour goûter la soupe et ne pas rester sur la mauvaise expérience de 2009 où celle ci avait quelque peu un goût de cramer ! Bonne surprise, elle est excellente, avec du vermicelle, ça fait un bien fou, je félicite le chef après l’avoir un peu vanner sur l’année dernière. Du café et du thé sont aussi au buffet.
Je m’apprête à repartir lorsque j’aperçois Henri arriver, il a pris un bon coup de bambou semble t-il. Allez hop, après qu’un bénévole m’ait dit qu’il ne pourrait courir au delà du marathon (tout est dans la tête !!), je relance la machine sans trop peiné (je me souviens être déjà bien endolori au même endroit en 2009). On sort des sous bois pour descendre dans Ville d’Avray et remonter de l’autre côté, c’est d’ailleurs assez raide !! Les kilomètres suivants sont pour moi les plus sympa, c’est une succession de montagnes russe sur un petit single-track où les rayons du soleil rasant donne une super lumière au site.
Le passage le long d'un étang dominé par un restaurant qui m'a pas l'air mal aussi(faudra que je regarde ça de plus près...)
J’arrive déjà dans la dernière bosse avant d’arriver au Haras de Jardy, j’aperçois Bertrand m’attendant en haut, il finit les derniers mètres en courant à côté de moi : « Freire a gagner Milan-San Remo », il a vu la course pendant mon étape entre Buc et ici, ça change un peu de la course à pied !!!
Je bifurque sur la gauche pour contourner le terrain d’entrainement des chevaux, au passage il faut jouer l’équilibriste sur les parois d’un abreuvoir posé au milieu du chemin et l’obstruant, les plus fatigués risque de maudire l’organisateur. La borne éclairée du 63éme km est en vue.
Haras de Jardy : 63éme km ; 6h10 ; 39éme/1352
Bertrand lui a coupé et me prépare mon ravitaillement. Tout va toujours pour le mieux, je lui dit que ça fait un moment que je cours plutôt seul, seulement une trentaine de concurrents sont déjà passés me confirme t-il. Cool !! Je ne perds pas trop de temps car je vise toujours – de 8h, prends encore quelques rondelles de saucisson pour finir et repars de plus belle.
6km à parcourir pour rejoindre le prochain ravitaillement dans le Parc de St Cloud, un gars « anglophone » (je l’ai entendu au téléphone…) m’a doublé avant Marne la Coquette et la propriété de Johnny, et maintenant je lui colle au basque, pas question de laissé filé la moindre place. Il est sous pression 20 mètres devant moi car il se retourne régulièrement pour voir s’il me largue !!! On arrive rapidement sur l’esplanade du Parc de St Cloud où l’on domine tout Paris, c’est somptueux.
Parc de St Cloud : 69éme km ; 6h42 ; 37éme/1127
Mon adversaire du moment vient de s’arrêter, moi je fais le choix de continuer, mes réserves sont encore bonnes et je dois avoir aussi plus d’un litre dans ma poche à eau. Je marche juste deux minutes pour attraper mon brassard fluo et ma frontale dans mon sac. La luminosité a maintenant bien baissé. Comme l’année dernière au même endroit, le final se fera à la frontale.
La descente vers les quais est toujours aussi éreintante, c’est une série de lacet, on dirait un col. On descend sous le Pont de Sevres et c’est parti pour la zone la plus « chiante » car on retrouve le bruit, les voitures, les lumières et surtout le bitume, ça fracasse !! D’un seul coup j’ai un gros coup de moins bien, les jambes ne répondent plus comme dans les sous bois, j’arrive pas à dérouler et j’ai l’impression de subir chaque impact au sol. Cerise sur le gâteau, après un temps super clément, la pluie fait son apparition !! Je pense à une courte averse hésitant à sortir mon imper si près du but, mais ça se transforme plutôt en déluge… Pas le choix, je le sors et l’enfile sans m’arrêter de courir, je suis déjà mouillée dessous mais ça protègera toujours un peu plus !!
J’arrive sur le pont d’Issy les Moulineaux et d’un seul coup c’est un grand moment de solitude, j’ai perdu la trace ou plutôt la rubalise !!! Qu’est ce que c’est que ce bordel !! Je vois aucun bénévole pour traverser la route en direction de l’Ile St Germain comme l’année dernière, je prends l’initiative de me diriger quand même vers l’entrée mais une fois arrivé à 10 mètres, personne !! Les pulsations repartent à 100 à l’heure, demi-tour je repars sur le pont pour récupérer les dernières marques repérées, je les retrouve en regardant sous le pont… aie aie aie, il fallait faire une boucle en contournant un bâtiment pour passer sous le pont et arriver… devant la même entrée où j’étais y’a 5 minutes mais j’avais pas vu le vigile caché derrière un poteau. La rage !!! Combien de temps j’ai pu perdre et surtout combien de places ??!!
Je cours maintenant sur le petit sentier de l’Ile St Germain, toujours aussi agréable. A la sortie, la Tour Eiffel n’a jamais été aussi proche mais qu’est ce que ça paraît long encore.
Une vilaine douleur fait son apparition à la cheville !! Peut être une nouvelle tendinite… en tout cas de ce côté là j’aurais été tranquille avec celle à mon genou, rien senti !!
Vraiment pas transcendant de courir le long de la route où on manque de se faire arroser par les voitures roulant dans les flaques !!
Encore quelques centaines de mètres pour en terminer, je passe le quai André Citroën mais un peu plus loin à ma grande surprise, on fait un demi-tour pour remonter à la « surface », ils jouent avec nos nerfs, on traverse un pont pour redescendre sur une petite Ile dont j’ignore le nom (celle où il y a la mini statue de la liberté). L’organisateur a vraiment voulu corriger la distance par rapport à l’année dernière (77km au GPS). Je rattrape un dernier concurrent qui est à la dérive et me voici enfin à portée des marches remontant sur l’esplanade de la Tour Eiffel. J’appelle Virginie pour l’informer de mon arrivée imminente mais elle me dit de ralentir !!! Ouais je vais aller prendre un café aussi !!! En fait je l’ai prise un peu de cours et elle est encore dans la queue pour monter au premier étage avec les filles et mon beau père. Heureusement, tout est bien qui finit bien !!, la situation se débloque et elle attaque la montée alors que je traverse le chapiteau en passant sur la traditionnelle estrade devant les coureurs et accompagnateurs déjà arrivés, puis il faut encore rejoindre le pilier en passant au milieu des spectateurs où se trouve d’ailleurs Patrick et Régine qui ont fait le 50km un peu plus tôt dans la journée, un petit encouragement et je me présente au contrôle « vigipirate » de mon sac à dos, la remise du ticket et je me lance dans les premières marches.
Je rattrape un groupe de touristes que je mets un peu de temps à doubler. Ces marches sont assez traites car elles ne sont pas très hautes et on a du mal à trouver son rythme surtout qu’on en monte 15-20 avant d’arriver à un palier puis de tourner à 180° pour enchainer une autre série et ainsi de suite…370 à monter.
D’un seul coup je me retrouve derrière Virginie et Lise, la dernière de mes filles...
c’est les dernières marches, trop cool, on est super synchrone, Loane la plus grande m’attend déjà sur la ligne d’arrivée avec mon beau père. J’en termine enfin, vanné mais heureux et satisfait de passer sous la barre des 8 heures. Un coureur termine juste derrière moi, c’est Sebastien Lefevre, le vainqueur de l’Origole 2009 et du trail du Glazig cette année. La grande classe !!! C’est lui que j’ai doublé sur les quais… il a dû batailler devant avant de prendre un bon coup de bambou et de terminer comme il a pu.
1er étage de la Tour Eiffel : 80éme km ; 7h50’13 ; 39éme/1252
La pression retombée, je suis une vrai loque et il faut encore attendre au moins ½ heure pour descendre par l’ascenseur.
Je rejoint le gymnase pour récupérer mon sac de change, une douche puis retour au chapiteau pour manger un morceau même si l’appétit me manque. J’assiste pour le coup au podium féminin, Laurence Klein 5éme au scratch en 6h32, impressionnant !! devant Maud Giraud.
Bilan : Ultra positif, j’ai eu la sensation de bien gérer ma course du début à la fin, je termine bien lucide, pas surpris par une hypoglycémie, seulement une petite ampoule et un échauffement à la voute plantaire !!! Par contre, le point noire, c’est cette nouvelle douleur à la cheville… On verra après la semaine au ski qui débute….demain ! Un peu de grand air pour récupérer plus vite avant peut être de se réaligner au départ du trail de la vallée de Chevreuse dans 15 jours.
Le classement
Après une longue et douloureuse préparation, merci la tendinite, nous voici enfin à J-1 de ce premier objectif de l’année.
Accompagné par mes collègues d’Intertechnique (nous sommes 10 cette année), nous allons récupérer nos dossards, comme l’année dernière, sous le chapiteau dressé pour l’occasion sous la Tour Eiffel. Une légère inquiétude lorsque nous voyons une queue jusque dehors, heureusement vite balayée par un mouvement de foule avançant vers l’intérieur, ouf le retrait vient juste d’ouvrir…
C’est un peu la cohue sous la tente, les stands d’exposants finissent de s’installer et les bénévoles de l’organisation sont sous pression, il faut dire que cette année, en plus des 1500 trailers (1576 pour être précis) pour le 80km, ils ont à gérer aussi 1000 autres trailers pour le 50km. J ‘avais donc une petite crainte concernant l’attente pour récupérer mon dossard mais finalement tout se goupille pas trop mal du fait surtout qu’ils ne contrôlent pas les sacs. Vu l’affluence, c’était plutôt une bonne chose.
Je suis interpellé dans la queue : « salut, Bruno, comment vas tu ?? », c’est Marc Labbé, le gentil organisateur du trail des Fauvettes, on échange 2 mots, il participe aussi, sympa… Je signe la charte éthique du trail, éco citoyenneté oblige et obtiens en échange mon dossard, puce, bracelet et tout le toutim…
75, ma place de l’an dernier et donc mon dossard pour cette année, ça met la pression !!
Un petit tour au travers des différents stands, pour faire les dernières emplettes, 4 tubes Overstim pour ma part et hop à demain la Tour Eiffel !
Samedi 20 Mars 2010
Des trombes d’eaux se sont abattues vers 7h du matin, ça n’augure rien de bon pour la journée classée la plus médiocre de la semaine, chouette !! Je ne préfère pas penser au pire, si jamais on se fait rincer dès le départ, ça va être un carnage.
Gatosport en guise de petit dèj, je finis de préparer mon « paquetage », un change complet ou pas ? La température est super douce, 12°C ce matin mais 15 à 16°C prévu cet après midi, j’opte pour une paire de chaussette et un maillot en rabe + les manchettes.
Le sac pèse au final 3,2kg avec la poche à eau, ce qui est déjà pas mal à trimballer pendant 80 bornes, les épaules vont morfler !!
11h45, départ pour la base de loisir de Saint Quentin en Yvelines, je retrouve mes collègues Bruno, Jean Pierre et Nicolas dont c’est sa première tentative d’Ultra.
Il y a du monde partout, des oies aussi !!
C’est sympa, il y a ceux qui s’échauffent en faisant des petits sprints… d’autres qui se rassemblent pour prendre la pause Kikourou autour de notre bagnard du trail, Laurent, un type en or.
On voit passer les ténors : Gault, Breuil, Vierder et les féminines Maud Giraud et Laurence Klein, on sent bien qu’on court pas pour la même chose, eux visent la gagne, nous c’est plutôt pour finir du mieux qu’on peut mais c’est aussi ce mélange là qui est sympa à retrouver sur un trail.
Je dépose mon sac « poubelle » de change qui transitera jusqu'à l’arrivée, belle logistique au passage car ça ressemble à un gros schmilblick vu de l’extérieur.
12h15, on rejoint le sas, je règle le volume de mon Ipod, capte les satellites de mon GPS, ajuste une dernière fois les brides de mon sac à dos, regarde derrière moi, personne…! On est sur la dernière ligne, un challenge de plus à relever, rattraper le plus de monde possible…
12h30, Partez !!
Un petit frisson comme à chaque fois qu’on prend le départ d’une course qu’on a imaginé depuis plusieurs semaines, plusieurs mois déjà. Chacun prend son petit rythme en direction du sentier longeant le bord de l’étang de la base de loisir. Ca bouchonne……après seulement 5 petites minutes de course à la faveur d’un rétrécissement, malgré tout pas d’inquiétude à avoir, la route sera longue, alors marcher maintenant ou dans 50km, pas grande importance !!
J’ai du mal à prendre mon allure sur ce tour de la base car je ne fais que slalomer entre les petits groupes. Pas mal de trailers s’arrêtent déjà pour retirer leur coupe-vent ou autre polaire, un peu logique il doit faire pas loin de 14-15°C. Enfin la sortie, ça commence à s’étirer et j’ai du déjà doubler la moitié de la troupe… Comme l’année dernière on reprend la passerelle enjambant la voie ferrée et l’effet de rebond est toujours aussi impressionnant, on se fait secouer de haut en bas avec l’impression qu’on va se faire éjecter !
Puis c’est la traversée de la gare de St Quentin et de ses Parc amenant doucement vers les étangs de la minière.
Je rejoins une silhouette familière, c’est Gilles Vermillon, l’organisateur du trail des Fauvettes, on s’encourage mutuellement et je reprends ma progression, on commence à trouver quelques singles boueux mais rien de bien méchant, c’est même plutôt bénéfique car moins douloureux pour les articulations, ça a son importance sur la longueur. Pas de grosses difficultés, à part une ou deux bosses, je monte tout en trottinant. Nous voici déjà en vu du ravitaillement de Buc qui marque le vingtième kilomètre.
D’où on arrive, on aperçoit les coureurs qui repartent, ce ne sont plus des groupes mais plutôt des gars isolés, je dois commencer à me rapprocher de la tête. J’ai rattrapé Didier Le Dreo, un copain de mon collègue Bruno, juste avant le ravito, il a bien tartiné, il me dit qu’Henri est bien plus loin devant. Henri De Pascalin, c’est toujours un peu mon « rival » en course car on a à peu près la même allure, il m’avait collé ½ heure en 2009 et il à l’air d’être reparti pour la même performance.
Buc : 20éme km ; 1h51 ; 228éme/1576
Je retrouve Bertrand comme l’année dernière, ça fait toujours plaisir de voir une tête familière lorsqu’on s’embarque sur plusieurs heures d’efforts. Pendant que je mange du saucisson, fromage, chocolat (cool les mélanges !!), du coin de l’œil je vois Didier repartir après un ravitaillement éclair, Bertrand me rempli ma poche à eau, j’ai bien pris soin de boire toutes les 10/15min car vu la température, la déshydratation est rapide, j’ai dû boire plus d’1 litre sur ces 20 premiers kilomètres, une vrai performance pour moi !! Quelqu’un m’interpelle sur ma droite, c’est Dominique Dujardin, un cycliste reconverti comme moi !! On papote 2 sec devant le ravito, il a couru un peu avec la tête de course et à priori ça allait très vite… pas étonnant vu les têtes d’affiches présentes. On décide de repartir ensemble pour poursuivre la conversation, ça fait déjà pas loin de 5 min passé à ce ravito, faut pas trop s’attarder mais j’ai préféré bien en profiter car le prochain ravitaillement ne se fera qu’au 53ème Km, c’est donc une étape décisive pour la suite !! Dom me dit qu’il s’arrêtera à Versailles car il doit faire le marathon de Paris comme guide à Olivier Donval, un cycliste mal voyant. Bon courage les gars !! Je le quitte dans une bosse ou je préfère continuer sur mon rythme et garder en ligne de mire la possibilité de pouvoir descendre sous les 8 heures. Et en fait pour l’instant, ça ne va pas trop mal, j’ai l’impression de bien gérer, je prends un gel (j’alterne gel antioxydant et energix d’Overstim) toutes les heures et je continue de mélanger le salé au sucré avec du saucisson, des Tucs et des abricots secs.
J’essai d’allonger un peu ma foulée par rapport à celle plus économique que j’avais pendant la préparation, mais j’évite aussi de lever les jambes trop haut lors de franchissement de tronc d’arbre par exemple pour éviter d’appeler une crampe !!
Vers le trentième, je retrouve Didier mal en point, il accuse le coup, son ravitaillement trop rapide risque de lui jouer des tours, il me dit qu’il lève le pied en attendant que ça revienne.
Je passe Versailles Porchefontaine et enchaine par le bois de Vélizy qui nous ramène vers la forêt de Meudon. Le passage de la passerelle au dessus de la N118 est un point de repère pour moi car je sais qu’on rentre dans la partie un peu plus difficile d’un point de vu dénivelé avec quelques côtes très pentues.
J’arrive après un moment sur le croisement indiquant la séparation entre le 50 et le 80, tout droit une pente douce pour continuer sur le 50, à droite, un mur !!! Pour le 80, si quelqu’un a pu monter en courant, c’est un super héro !!!
Le parcours a quelque peu évolué par rapport à l’année dernière car j’ai un moment l’impression de prendre un chemin à l’inverse de l’an dernier et depuis bien ¼ d’heure, je cours tout seul, plus personne en point de mire, derrière c’est le désert, houlàla ça sent mauvais et j’ai le désagréable sentiment de m’être planté de chemin, j’essai de me rappeler si j’ai pas passé une bifurcation ou loupé un balisage… pourtant je suis toujours la rubalise !!!! ça y est, à tous les coups j’ai pris le parcours du 50km à l’envers !!! un gros stress m’envahit d’un coup, c’est pas possible, pas un plantage, les boules !!!!! Pas du tout envie de repartir dans l’autre sens… et puis d’un coup, après un virage, la délivrance, j’aperçoit enfin un coureur… ça me rebooste et je passe la seconde !! On arrive alors dans le domaine de l’observatoire de Meudon, d’où la nouveauté du parcours.
Je remonte encore pas mal de trailers qui me semblent commencer à pas mal piocher, ça marche, ça trottine, moi je m’arrête mais c’est pour faire une photo car depuis l’esplanade on a une super vue sur tout Paris et la Tour Eiffel qui paraît encore bien loin…
Je repart aussi sec et double ceux qui m’avait repasser pendant mon arrêt, ils ont dû me prendre pour un fou !! Je suis en plein dans une phase euphorique où tout marche comme une mécanique bien huilée, pas de douleurs particulières, je suis super lucide et tout va pour le mieux en attendant le coup de moins bien qu’on essaie toujours de retarder au maximum.
Passage du point de contrôle « volant » au 47éme km, RAZ
Je sais que dans 3km, je devrais arriver sur le ravitaillement de Chaville et ça va faire du bien de pouvoir faire une petite pause. Je continue sur une bonne allure, ma moyenne a grimpé depuis le ravitaillement de Buc.
Mon GPS indique maintenant un peu plus de 51km et toujours pas de ravito ?? ça m’inquiète pas plus que ça et je continue à ramasser les gars petit groupe par petit groupe et j’arrive sur un long faux plat montant où l’on peut apercevoir des suiveurs sur le haut, ça y est je me souviens que c’est le final avant le ravito, ça me motive un peu plus et je monte en trottinant alors que certains marchent.
Chaville : 53éme km ; 4h53 ; 47éme/1481
Comme l’année dernière les bénévoles sont aux petits soins et je les remercie encore. Ils me libèrent de mon sac pour faire le « plein » en liquide pendant que je me dirige sur les tables. Je jette mon dévolu sur le salé, toujours saucisson et fromage pour couper avec le sucré apporté essentiellement par mes gels Overstim. On me propose à boire, « bien volontiers », zut mon super eco-gobelet est dans mon sac !!! Oui car cette année, l’organisation a supprimé les gobelets plastique dans un soucis écologique pour limiter les déchets, bonne initiative. Je récupère mon sac plein et donc mon gobelet, 2 verres de Coca, ça fait super du bien lorsqu’on vient de se farcir 30 bornes à l’eau !! J’en profite aussi pour passer à la tente d’à côté pour goûter la soupe et ne pas rester sur la mauvaise expérience de 2009 où celle ci avait quelque peu un goût de cramer ! Bonne surprise, elle est excellente, avec du vermicelle, ça fait un bien fou, je félicite le chef après l’avoir un peu vanner sur l’année dernière. Du café et du thé sont aussi au buffet.
Je m’apprête à repartir lorsque j’aperçois Henri arriver, il a pris un bon coup de bambou semble t-il. Allez hop, après qu’un bénévole m’ait dit qu’il ne pourrait courir au delà du marathon (tout est dans la tête !!), je relance la machine sans trop peiné (je me souviens être déjà bien endolori au même endroit en 2009). On sort des sous bois pour descendre dans Ville d’Avray et remonter de l’autre côté, c’est d’ailleurs assez raide !! Les kilomètres suivants sont pour moi les plus sympa, c’est une succession de montagnes russe sur un petit single-track où les rayons du soleil rasant donne une super lumière au site.
Le passage le long d'un étang dominé par un restaurant qui m'a pas l'air mal aussi(faudra que je regarde ça de plus près...)
J’arrive déjà dans la dernière bosse avant d’arriver au Haras de Jardy, j’aperçois Bertrand m’attendant en haut, il finit les derniers mètres en courant à côté de moi : « Freire a gagner Milan-San Remo », il a vu la course pendant mon étape entre Buc et ici, ça change un peu de la course à pied !!!
Je bifurque sur la gauche pour contourner le terrain d’entrainement des chevaux, au passage il faut jouer l’équilibriste sur les parois d’un abreuvoir posé au milieu du chemin et l’obstruant, les plus fatigués risque de maudire l’organisateur. La borne éclairée du 63éme km est en vue.
Haras de Jardy : 63éme km ; 6h10 ; 39éme/1352
Bertrand lui a coupé et me prépare mon ravitaillement. Tout va toujours pour le mieux, je lui dit que ça fait un moment que je cours plutôt seul, seulement une trentaine de concurrents sont déjà passés me confirme t-il. Cool !! Je ne perds pas trop de temps car je vise toujours – de 8h, prends encore quelques rondelles de saucisson pour finir et repars de plus belle.
6km à parcourir pour rejoindre le prochain ravitaillement dans le Parc de St Cloud, un gars « anglophone » (je l’ai entendu au téléphone…) m’a doublé avant Marne la Coquette et la propriété de Johnny, et maintenant je lui colle au basque, pas question de laissé filé la moindre place. Il est sous pression 20 mètres devant moi car il se retourne régulièrement pour voir s’il me largue !!! On arrive rapidement sur l’esplanade du Parc de St Cloud où l’on domine tout Paris, c’est somptueux.
Parc de St Cloud : 69éme km ; 6h42 ; 37éme/1127
Mon adversaire du moment vient de s’arrêter, moi je fais le choix de continuer, mes réserves sont encore bonnes et je dois avoir aussi plus d’un litre dans ma poche à eau. Je marche juste deux minutes pour attraper mon brassard fluo et ma frontale dans mon sac. La luminosité a maintenant bien baissé. Comme l’année dernière au même endroit, le final se fera à la frontale.
La descente vers les quais est toujours aussi éreintante, c’est une série de lacet, on dirait un col. On descend sous le Pont de Sevres et c’est parti pour la zone la plus « chiante » car on retrouve le bruit, les voitures, les lumières et surtout le bitume, ça fracasse !! D’un seul coup j’ai un gros coup de moins bien, les jambes ne répondent plus comme dans les sous bois, j’arrive pas à dérouler et j’ai l’impression de subir chaque impact au sol. Cerise sur le gâteau, après un temps super clément, la pluie fait son apparition !! Je pense à une courte averse hésitant à sortir mon imper si près du but, mais ça se transforme plutôt en déluge… Pas le choix, je le sors et l’enfile sans m’arrêter de courir, je suis déjà mouillée dessous mais ça protègera toujours un peu plus !!
J’arrive sur le pont d’Issy les Moulineaux et d’un seul coup c’est un grand moment de solitude, j’ai perdu la trace ou plutôt la rubalise !!! Qu’est ce que c’est que ce bordel !! Je vois aucun bénévole pour traverser la route en direction de l’Ile St Germain comme l’année dernière, je prends l’initiative de me diriger quand même vers l’entrée mais une fois arrivé à 10 mètres, personne !! Les pulsations repartent à 100 à l’heure, demi-tour je repars sur le pont pour récupérer les dernières marques repérées, je les retrouve en regardant sous le pont… aie aie aie, il fallait faire une boucle en contournant un bâtiment pour passer sous le pont et arriver… devant la même entrée où j’étais y’a 5 minutes mais j’avais pas vu le vigile caché derrière un poteau. La rage !!! Combien de temps j’ai pu perdre et surtout combien de places ??!!
Je cours maintenant sur le petit sentier de l’Ile St Germain, toujours aussi agréable. A la sortie, la Tour Eiffel n’a jamais été aussi proche mais qu’est ce que ça paraît long encore.
Une vilaine douleur fait son apparition à la cheville !! Peut être une nouvelle tendinite… en tout cas de ce côté là j’aurais été tranquille avec celle à mon genou, rien senti !!
Vraiment pas transcendant de courir le long de la route où on manque de se faire arroser par les voitures roulant dans les flaques !!
Encore quelques centaines de mètres pour en terminer, je passe le quai André Citroën mais un peu plus loin à ma grande surprise, on fait un demi-tour pour remonter à la « surface », ils jouent avec nos nerfs, on traverse un pont pour redescendre sur une petite Ile dont j’ignore le nom (celle où il y a la mini statue de la liberté). L’organisateur a vraiment voulu corriger la distance par rapport à l’année dernière (77km au GPS). Je rattrape un dernier concurrent qui est à la dérive et me voici enfin à portée des marches remontant sur l’esplanade de la Tour Eiffel. J’appelle Virginie pour l’informer de mon arrivée imminente mais elle me dit de ralentir !!! Ouais je vais aller prendre un café aussi !!! En fait je l’ai prise un peu de cours et elle est encore dans la queue pour monter au premier étage avec les filles et mon beau père. Heureusement, tout est bien qui finit bien !!, la situation se débloque et elle attaque la montée alors que je traverse le chapiteau en passant sur la traditionnelle estrade devant les coureurs et accompagnateurs déjà arrivés, puis il faut encore rejoindre le pilier en passant au milieu des spectateurs où se trouve d’ailleurs Patrick et Régine qui ont fait le 50km un peu plus tôt dans la journée, un petit encouragement et je me présente au contrôle « vigipirate » de mon sac à dos, la remise du ticket et je me lance dans les premières marches.
Je rattrape un groupe de touristes que je mets un peu de temps à doubler. Ces marches sont assez traites car elles ne sont pas très hautes et on a du mal à trouver son rythme surtout qu’on en monte 15-20 avant d’arriver à un palier puis de tourner à 180° pour enchainer une autre série et ainsi de suite…370 à monter.
D’un seul coup je me retrouve derrière Virginie et Lise, la dernière de mes filles...
c’est les dernières marches, trop cool, on est super synchrone, Loane la plus grande m’attend déjà sur la ligne d’arrivée avec mon beau père. J’en termine enfin, vanné mais heureux et satisfait de passer sous la barre des 8 heures. Un coureur termine juste derrière moi, c’est Sebastien Lefevre, le vainqueur de l’Origole 2009 et du trail du Glazig cette année. La grande classe !!! C’est lui que j’ai doublé sur les quais… il a dû batailler devant avant de prendre un bon coup de bambou et de terminer comme il a pu.
1er étage de la Tour Eiffel : 80éme km ; 7h50’13 ; 39éme/1252
La pression retombée, je suis une vrai loque et il faut encore attendre au moins ½ heure pour descendre par l’ascenseur.
Je rejoint le gymnase pour récupérer mon sac de change, une douche puis retour au chapiteau pour manger un morceau même si l’appétit me manque. J’assiste pour le coup au podium féminin, Laurence Klein 5éme au scratch en 6h32, impressionnant !! devant Maud Giraud.
Bilan : Ultra positif, j’ai eu la sensation de bien gérer ma course du début à la fin, je termine bien lucide, pas surpris par une hypoglycémie, seulement une petite ampoule et un échauffement à la voute plantaire !!! Par contre, le point noire, c’est cette nouvelle douleur à la cheville… On verra après la semaine au ski qui débute….demain ! Un peu de grand air pour récupérer plus vite avant peut être de se réaligner au départ du trail de la vallée de Chevreuse dans 15 jours.
Le classement
vendredi 26 mars 2010
Une bouffée d'air pur...
Rien de tel pour récupérer tranquillement...
Les courbatures sont passées en 3 jours, un record!! Par contre, elles ont laissées place aux douleurs: ma TFL légère au genou droit est toujours là, la petite nouvelle à la cheville gauche qui était assez forte en début de semaine conjugué à une périostite au tibia. Un vrai éclopé en somme.
Aujourd'hui il neige à mort mais les autres jours, c'était plutôt beau temps.
Les courbatures sont passées en 3 jours, un record!! Par contre, elles ont laissées place aux douleurs: ma TFL légère au genou droit est toujours là, la petite nouvelle à la cheville gauche qui était assez forte en début de semaine conjugué à une périostite au tibia. Un vrai éclopé en somme.
Aujourd'hui il neige à mort mais les autres jours, c'était plutôt beau temps.
dimanche 21 mars 2010
Ecotrail 2010
Ca y est j'ai fini !!!! Dans un temps de 7h50, à la 39éme place, une super performance pour moi et 20 min de mieux que l'année dernière. Le point noir, surement une nouvelle tendinite au niveau de la cheville apparu dans les 5 derniers km....
Demain matin, départ pour 1 semaine de vacances au ski pour récupérer un peu!! J'en profiterai pour faire mon CR pour que vous puissiez le découvrir rapidement...
Le classement provisoire à 00h15: ici
Moi je vais me coucher...
J'espere avoir internet en vacances sinon pas de news pendant 1 semaine...
A+
Demain matin, départ pour 1 semaine de vacances au ski pour récupérer un peu!! J'en profiterai pour faire mon CR pour que vous puissiez le découvrir rapidement...
Le classement provisoire à 00h15: ici
Moi je vais me coucher...
J'espere avoir internet en vacances sinon pas de news pendant 1 semaine...
A+
vendredi 19 mars 2010
Ecotrail J-1
Ca y est, cette fois c'est la dernière photo....2009, relaxation.....et on repart pour une nouvelle édition!!!
Le départ 2010 n'a jamais été aussi proche...
Le départ 2010 n'a jamais été aussi proche...
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