mardi 19 octobre 2021

Elancourt Champions Trail - 1ère édition

 Samedi 16 Octobre, c'était la première édition du "Elancourt Champions Trail", une épreuve imaginée par Alain Pelosse, organisateur bien connu des traileurs Yvelinois, et dont j'ai eu le plaisir de tracer une partie du parcours, à savoir le secteur de la colline de la Revanche!!

L'idée était de faire découvrir ce lieu qui va devenir pour les JO2024, le spot du VTT olympique! Comme vous le savez sûrement, c'est aussi le haut lieu du trail dans la région pour qui souhaite cumulé rapidement du dénivelé et il aurait été dommage de ne pas exploiter comme il se doit les sentiers de la colline!

Cerise sur le gâteau, après un parcours riche en montées/descentes, tout en monotraces, les coureurs pouvaient reprendre leur souffle, le temps d'un tour de France, en visitant France Miniature avant de passer l'arche d'arrivée sur le stade André Boniface et profiter d'une bière bien méritée!!

13kms et 300m de D+, un trail qui aura bien plu de l'avis de tous et dont je vous partage ma vidéo "inside" pour vous donner un aperçu de ce bon moment de sport et de convivialité!

Bon visionnage!

lundi 13 septembre 2021

La Marmotte Granfondo Alpes (04/09/2021)

- Temps officiel 6h59’ / 120éme -

Une gestion aux petits oignons mais c’était pas gagné d’avance ce matin.
Météo chaotique cette nuit 🌧, ça annonçait une épreuve un peu compliqué à gérer!
Après une courte nuit, je prend place dans mon sas, la pluie a cesser mais la route est bien détrempée 😕.
7h00, top départ, les fauves sont lâchés, je me colle dans les roues de belges ou néerlandais qui remontent le paquet comme des sauvages. 

Ça roule fort jusqu’au pied du Glandon où naturellement chacun se met à son rythme et le peloton s’étiole.
L’atmosphère est très humide, la route toujours bien trempée et j’ai les pieds qui commencent à prendre l’eau…😰
Différents petits groupes de niveau se forment et je décide d’en choisir un qui ne me met pas trop dans le rouge
😁
On passe le barrage de Grand Maison et les pentes se font moins raide, le rythme s’accélère mais les jambes tournent plutôt bien 👌🏻.

A la bascule du col du Glandon, pas mal de gars s’arrêtent pour ravitailler ou simplement mettre leur veste, de mon côté, pas besoin de pause, je plonge dans la descente mais je me rend compte rapidement que je suis tout seul! 😄
Le chrono est neutralisée dans cette descente dangereuse pour éviter de prendre des risques d’où le fait que la plupart prennent le temps une fois passer le col.
Moi je dévale tranquillement (+/-60km/h) en me faisant quand même bien plaisir surtout que la route a maintenant sèché et permet des freinages appuyés (ouf, je me voyais mal descendre sur route humide avec mes freins à patins!)
Arrivé dans la vallée, je me retrouve dans un premier temps avec 4 gars puis on appuie quelques kilomètres pour rentrer sur un autre groupe d’une quinzaine de coureurs. 

A partir de là, je me suis fait tout petit a l’arrière et j’ai attendu que ça passe!! 😇 J’ai profité de ces 25/30 kilomètres pour me refaire une santé: étirements, ravitaillement solide et liquide, Check up, tout allait toujours bien!
A l’approche du pied du Télégraphe, je suis à sec d’eau et je loupe comme un bleu le point d’eau en retrait de la route 😕
Heureusement je trouve un peu plus loin une fontaine mais je suis le seul a m’arrêter et je perd du coup le contact avec mon groupe.
Je recharge rapido et je pars a l’assaut du col, le groupe n’est pas très loin à 300m, à ce moment là je fais peut être une bêtise mais je me décide à faire un gros effort en mettant du braquet pour me replacer dans les roues!
Le cardio monte pas mal d’un coup, 170/175 puls, pas loin de mon Max et je m’efforce une fois revenue à l’abri de le faire redescendre pour reprendre un rythme de croisière. Au fil des km, les plus costaud accélèrent et ça saute de partout, je suis en sursis et à 5/6 km du sommet, je préfère laissé partir et me mettre gentiment à mon tempo.
Je passe le col du Télégraphe avec un peu de retard sur mes compagnons mais j’en reprend une partie dans la descente sur Valloire.
A la sortie de Valloire, il y a les terribles rampes qui pètent bien les cuisses à ce moment là de la course.
Le ravito arrive un peu après et j’en profite pour faire un petite pause pour recharger les batteries avant le plat de résistance: Le Galibier! 😱
J’y retrouve Arnaud-Xavier qui est parti à 5h du matin sous la flotte pour tenter l’ultra Fondo et ses deux montées de l’Alpe d’Huez! 🥶
Je repars forcément en ayant perdu mes collègues de routes mais ce n’est pas bien grave car je compte escalader le col en gérant au maximum sans me laisser entraîner par les gars plus rapide.
Jusqu’à Plan Lachat, ça se passe plutôt bien, surtout que le vent est nul puis les premières grosses pentes arrivent et ça devient sauve qui peut!!
🤪

36x28, 36x25 par moment pour relancer en danseuse, ça reste poussif et les kilomètres ne passent pas bien vite. 


Je tient bon et ne me désuni pas malgré quelques coureurs qui me doublent avec une facilité déconcertante 🤨
La météo se tient avec de belles éclaircies maintenant et surtout des températures vraiment top pour rouler.
Le sommet, enfin, une délivrance!! Les premiers sont déjà passé depuis 1h…😰💪🏻

Pause photo/ravito puis je me lance dans la longue descente qui nous ramène sur Bourg d’Oisans, en passant par le col du Lautaret, Villars d’Arene, la Grave. C’est une longue portion où il faut pédaler et emmener du braquet. Ce qui m’inquiète c’est que je suis tout seul et j’ai moyennent envie de me cramer…

Je rattrape bien un hollandais mais dans un premier temps il n’avait aucunement l’intention de m’aider et reste bien collé à ma roue 🤬 À force de freiner, il fini par me prendre quelques relais mais musculairement je sens bien que je fais trop d’effort et je suis limite en train de cramper. Je prends néanmoins soin de bien boire et manger sur cette portion car le final va être terrible!
Entrée de Bourg d’Oisans, je fais une dernière halte au ravito pour prendre des forces avant la grimpée car je risque d’y passer un peu de temps! Les premières rampes jusqu’à La Garde sont terribles, on doit pas être loin des 13/14% et heureusement que dans chaque virage ça s’aplanie un peu pour reprendre son souffle et se détendre musculairement. Je m’étire régulièrement aussi car mon dos commence à exprimer ces limites (petite hernie discale qui me pourrie la vie depuis quelques temps…☹️)

Jusqu’au village de Huez, je suis vraiment dans le dur, et me fait doubler à tout va, je reste collé à la roue arrière d’un coureur qui a l’air dans la même souffrance que moi mais son rythme me convient parfaitement!
Puis à 5km de l’arrivée, ça se débloque, la pente se fait moins raide et je retrouve un surcroît d’énergie qui me permet de remettre à nouveau du braquet! 
La différence est nette et je me transforme en pacman remontant un à un les coureurs a la dérive, j’ai du en ramasser une bonne quinzaine, ça devient kiffant!
Ultimo km, je saute encore un coureur dans la dernière petite bosse avant la ligne d’arrivée, y’a pas de pitié et viens en finir en 7h25’ à la 99éme place!!! 
Trop content, bon finalement j’aurais du m’abstenir de doubler le dernier coureur, ça aurait été classe de faire 100éme aussi 😅
(C'était mon temps et ma place au scratch avant le retrait du temps de descente du Glandon et que tout les concurrents partis dans les sas après moi arrivent)
A bientôt les amis pour de nouvelles aventures 🚴🏻🏃🏻‍♂️

mardi 18 août 2020

J'ai mon podcast sur Ultra Talk Podcast!!!

Merci Arnaud Manzanini (Ultra Athlète, organisateur de la Race Across France, Finisher de la Race Across America...) pour ce moment très convivial autour de notre passion du sport et de l'ultra effort.
J'ai essayé à travers cet échange de revenir sur mon parcours et le cheminement qui m'a permis de participer aux plus beaux trails français! 
Je vous laisse écouter ce podcast en espérant que vous l'apprécierez!! ;-)
Le lien vers le Podcast: ICI sur Eurosport ou ICI sur Apple Podcasts ou encore sur la plateforme SoundCloud ci-dessous:

mercredi 15 juillet 2020

Test EVADICT MT Cushion: 4mm de drop!

Nombreux sont ceux qui réclamaient un modèle à faible drop dans la gamme Evadict (anciennement Kalenji)
Et ben ça y est, la MT Cushion est là!!! :-)

La présentation en vidéo si vous n'avez pas le temps de lire!
 

Cette évolution de la MT dispose d'un drop de 4mm (différence de hauteur entre l'avant et l'arrière de la chaussure) et de quelques caractéristiques alléchante pour votre plus grand plaisir!

J'ai eu la chance de pouvoir la tester quelques semaines avant sa sortie et je vous dirais avoir eu quelques appréhensions  quant à la réaction de mon corps face à ce drop qui ne m'est pas habituel (je suis en principe plus sur du 8-10mm).
Mais avant ça, pourquoi vouloir aller vers du 0 drop? 
Ce n'est pas forcément une question de performance mais plutôt de foulée. On dit que le faible drop amène une foulée plus "naturelle", une attaque médio-pied ou avant pied à l'inverse d'un drop plus important qui aura tendance à vous faire courir avec une attaque talon.


Bref de mon côté, je suis un peu fragile niveau tendon et dès la première sortie, j'ai senti que ça tirait légèrement au niveau du mollet. Pas d'inquiétude, c'est normal!! Ça m'a même amener dans une situation cocasse sur le vélo car lors d'une sortie hebdomadaire avec mon groupe de vélo le lendemain d'un run, j'ai attrapé des crampes aux mollets alors que cela ne m'arrive jamais d'ordinaire!! :-D
J'ai donc pris le temps de faire les premières sorties en douceur pour éviter la blessure et m'habituer à cette nouvelle posture. Donc si vous êtes comme moi, prenez le temps aussi, 2/3 sorties suffisent à s'adapter! ;-)
Bon 4mm de drop, c'est super, mais à part ça?
Et ben à part ça, "encore" plein d'améliorations pour en faire une "CUSHION"!! Autrement dit "coussin" en français. Qui dit coussin dit moelleux, confort, bien être...
Et ça commence par l'amorti: D'après le descriptif technique, il n'y a plus d'éléments K-Ring ou CS développés pour absorber les chocs mais une mousse Kalensole à 100%, avec 22mm d'EVA au talon et 18mm sur l'avant pour un amorti généreux. Nos petits petons sont choyés!

Côté semelle, on retrouve des crampons de 5mm un peu plus espacé et moins large que sur la MT2 pour maximiser l'accroche et l'adhérence dans toutes les conditions. 
MTC à gauche / MT2 à droite
MTC à gauche / MT2 à droite
Ces crampons sont moins orientés vers l'extérieur comme on pouvait le voir sur les autres modèles de la gamme, comprenez qu'il ne dépasse pas sur les côtés de la semelle et du coup ne viennent plus griffer vos mollets (ça m'arrivait de temps en temps avec la fatigue et une foulée qui part en vrille...)
MTC à gauche / MT2 à droite
J'ai l'impression que cette petite différence apporte grandement sur le comportement de la chaussure sans remettre en cause sa stabilité mais on y reviendra un peu plus loin lors du retour terrain!

Je ne vous ai pas encore parler de son design, sa robe, son esthétisme et pourtant c'est ce que l'on voit en premier!
De mon côté, la première impression, je vous le dit franchement, c'est d'avoir pensé à un modèle d'une marque concurrente qui commence par SAL et qui fini par MON!! :-D Le coloris et cette bande en biais sur le talon, c'est la réflexion que je me suis faite sur l'instant. 
Bon encore une fois ça ne tient qu'à moi et c'est plutôt flatteur! Je trouve du coup que cette MT Cushion n'est pas trop tape à l’œil, le design est sobre, les lignes épurées, les couleurs punchy sans être racoleuse. C'est très réussi!
Et le petit détail que j'adore, la touche de couleur sur le bout des lacets, ce n'est pas grand chose mais ça montre que l'équipe de développement a été au bout des détails pour avoir un modèle abouti à tout les niveaux.

Mon petit regret, comme sur les précédents modèles, c'est que l'on retrouve toujours pas mal de coutures et peu de mesh "thermocollé", c'est purement esthétique, mais je trouve que ça fait moins moderne. Techniquement, il y a surement des raisons que je ne connais pas et ça reste simplement mon point de vue...
Sinon sur la MTC, il n'y a plus le chausson intérieur que l'on trouvait sur la MT2, ça n'est pas plus embêtant que ça j'ai envie de vous dire, la languette ne bouge pas du tout et le confort reste de mise.
Par contre la poche range lacet est plus proéminente et c'est bien car le rangement des lacets y est facilité!

MTC à gauche / MT2 à droite

Les lacets, mis à part le petit bout coloré, sont différents des autres modèles, ils me semblent donner un meilleur serrage. A noter, qu'ils sont réfléchissant pour être vu la nuit. 


Sur la balance, la MTC a perdu du poids face à la MT2 qui avait déjà fait un petit régime. 314g dans ma pointure, 44. Ce n'est pas si mal pour une chaussure qui se veut quand même axée sentiers accidenté et montagneux.
Les découpes dans la semelle ont certainement permis d'alléger l'ensemble.

En parlant de ces découpes, elles rendent du coup la mousse Kalensole directement en contact avec le sol et sont potentiellement une porte d'entrée aux aléas du terrain du style épines d’acacias ou autres épineux! Ne vous inquiétez pas, j'ai fait le test pour vous, la semelle est suffisamment épaisse pour qu'elles ne viennent pas vous chatouiller la voute plantaire! :-D
 



Pas grand chose d'autres à dire en statique, passons donc le pied dedans et sortons voir ce qu'elle a dans la semelle!!
 
Une fois chaussé, première grosse impression: cet effet bascule en avant au niveau de l'avant pied, on se prendrai presque pour un bidibulle! (pour ceux qui connaissent, faut certainement avoir plus de 40 ans je pense!! :-D)

Forcément on sent aussi d’emblée que l'on est "assis" bien confortablement, prêt à profiter pleinement de la sortie.
Les premiers pas en marchant sur le bitume révèlent le caractère de la semelle, on sent qu'il y a de l'accroche, les crampons semblent griffer le sol. 
Est ce que la recette à changer pour obtenir un matériau avec encore plus d'adhérence? Je ne sais pas vous dire à l'instant présent, il faudra voir si l'usure n'est pas trop prématurée.
 
Après quelques foulées, l'impression de déroulé est bonne et semble facile, l'amorti généreux sur l'avant gomme une bonne partie des aspérités et s'adapte au terrain avec aisance. 
Sur la MT2, je trouvais la foulée un peu lourde, pataude, peu réactive en mettant cette sensation sur le compte des crampons assez proéminent sur les bords. Sur la MTC, je retrouve du dynamisme avec une semelle qui répond mieux dès que ça devient technique et qui permet aussi de prendre du rythme sans laisser trop d'effort.
 La conception de la tige y est aussi à mon avis pour beaucoup. En effet, sur la MT2, le renfort recouvrait toute la partie latérale, ce qui n'est plus le cas sur la MTC où l'on voit une rupture permettant à la chaussure de se plier uniquement sur la partie mesh. Cela apporte forcément plus de flexibilité et de souplesse dans le contrôle du pied. 
Zone de flexion
 
De façon plus globale, le pied est bien maintenu, pas de point de pression désagréable ni d'échauffement survenu après plusieurs kilomètres. Il faut veiller cependant à bien serrer sur le haut du pied pour ne pas avoir le talon qui décolle légèrement.
Mon impression se bonifie au fil des sorties, plus je cours avec et plus je trouve qu'elles sont vraiment agréable quelque soit le terrain, on prend vraiment plaisir à courir!
 
Elles sont à l'aise sur toute les surfaces même si bien sûr elles se destinent plutôt aux sentiers de montagne. Il faudra voir maintenant, dans la durée, dans les conditions d'un trail si les qualités observées se précisent!
Pour moi, c'est encore une belle réussite pour l'équipe de développement et Thierry Breuil, chef de produit qui a su amener toute son expertise dans ce nouveau modèle!

A vous maintenant de vous faire votre propre avis, elles sont d'ores et déjà disponible en magasin au prix de 90€, un top prix pour la qualité technique de ce modèle! 


Merci à mon frangin Julien Poulenard pour le shooting photo! ;-)
Retrouvez mes autres tests, notamment celui de la MT2 ici: http://brunopoulenard.blogspot.com/p/palmares-course-pied_25.html