dimanche 3 septembre 2017

01/09/2017 - UTMB, KO physique et mental !

L'UTMB aura été plus fort que moi cette année...
En vidéo, ça donne ça:


En version courte!

Et sinon le récit: :-)
Une fenêtre météo déplorable, des conditions de course dantesque, pluie, neige, vent violent, boue, chute des températures (-7°C en ressenti en altitude), tout y était pour rendre l'épreuve compliquée à gérer à tout point de vue.
Jamais je n'avais été aussi stressé au départ d'une course que cette fois ci, j'étais vraiment dans une sorte d'angoisse à l'idée de partir dans ces conditions. C'est déjà pas simple en tant normal, mais tout s'est décuplé x10 au fur et à mesure des bulletins météo et que le coup d'envoi s'approchait...
Tout commençait pourtant pour le mieux, un départ d'une intense émotion dans une liesse d'encouragements, cette course est vraiment magique, il faut le vivre pour le croire!

J'étais tellement sur mon nuage qu'au bout de 500m dans les rues de Chamonix, je me retourne et je m'aperçois que je suis bon dernier, incroyable la foule se referme derrière moi et m'acclame encore plus, inimaginable! :-)
Après ce quart d'heure de folie, on prend tranquillement la route en direction des Houches, l'euphorie retombe peu à peu, il faut gentiment se mettre dans sa bulle.
Je discute un peu avec Nidal Valot, que j'ai rencontré dans le sas de départ, c'était sympa de se rencontrer en vrai!
Puis un peu plus loin, je retrouve Eric Leblacher, l'ancien cycliste pro de la Français des Jeux avec qui je vais faire un bon bout de chemin par intermittence, on s'est fait des bons délires, surtout quand on a cru voir Joe l'Indien (cf Tom Sawyer pour ceux qui ne connaissent pas!!) dans le peloton, un gars qui faisait flipper surtout dans cette première nuit froide et humide! ;-)
Pendant toute la partie qui nous a amené jusqu'au Delevret, j'ai pu rencontrer plein de "fans" de mes vidéos, français bien sûr mais aussi Américains, Norvégiens, Brésiliens, Japonais, Portugais, Australiens, Allemands.... Enorme!! J'ai pu m'apercevoir que ma vidéo de l'UTMB 2015 avait servi à beaucoup de coureurs pour appréhender le parcours!! Merci à tous pour vos retours, ça m'a fait super plaisir!
Au Passage du Delevret, on ne voit plus rien, la nuit tombe, c'est un fait mais surtout un brouillard à couper au couteau s'abat sur le peloton, tout comme la température qui chute, en atteste la fumée qui sort à chaque expiration. J'enfile ma veste, trop peur d'attraper froid!
Heureusement, ça ne dure pas bien longtemps, on attaque la descente vers St Gervais par les pistes de ski, ça glisse un peu sur ce sol humide, et rapidement je ne me sens pas à l'aise du tout. Au départ, je pense à la douleur que j'avais ressenti deux semaines auparavant, l'inquiétude m'envahie mais le fait est que ma cuisse droite me remonte les mêmes symptômes! Peut être un peu trop de crispation, le froid a durci les muscles, les cuisses sont en alertes, ce sont les prémices de ce qui sera un gros handicap pour la suite...
Je retrouve Virginie, Sandrine et Stephan, ma team de choc, quelques mots, des photos puis je repart vers les Contamines.
 

Ça monte tout doucement, mais il faut gérer pour ne pas laisser trop d'énergie, je me sens plutôt bien et je continue de remonter les coureurs. Je retrouve Soffian Turki, un ami pour qui c'est son premier UTMB, il a choisi un départ prudent il a eu bien raison, je le reverrai pour son arrivée! Bravo Champion!
Aux Contamines, il fait froid et il pleut mais toujours autant de public, ça motive à fond!
Je prend un bol de soupe aux vermicelles avant d'engager les hostilités nocturnes!
Un peu avant Notre Dame de la Gorge, j'enfile mon pantalon imperméable car ça commence vraiment à mouiller quand même! Beaucoup de coureurs sont encore en short et tee-shirt, courageux ou inconscients!
Dans la longue procession vers le col du Bonhomme, les sensations sont toujours aussi bonne, je suis dans ma zone de confort, je progresse rapidement, doublant à tour de bras, l'équipement est au top, pour rappel je teste beaucoup de matos sur cette course (veste et pantalon Kalenji imperméable et les nouvelles Kalenji trail MT), et les conditions se sont avérées idéale pour s'en faire une bonne idée, je vous en reparlerai rapidement dans un autre billet!
Beaucoup sont déjà en vrac, ça vomi pas mal sur le haut du col. Moi je bascule rapidement, je ne veux pas trainer car les températures sont glaciales. Par contre, ce que j'avais déjà pu entre apercevoir avant St Gervais se reproduit, mes quadriceps de "descente" sont out!!! A la montée, y'a de la puissance, mais à la descente j'ai l'impression d'avoir les courbatures d'un après marathon, c'est un calvaire mais bon pour l'instant c'est encore gérable!
J'arrive aux Chapieux, un mauvais souvenirs de 2015 où j'avais été malade! Contrôle des sacs, on me demande simplement mon téléphone, le reste de l'équipement obligatoire type veste imperméable ou pantalon est déjà sur moi... :-)
Je retrouve Christophe Martin qui s'occupe du chronométrage à cet endroit. Il en profite pour m'aider dans mon ravitaillement, et pour me mettre un peu de baume au coeur, ça fait du bien de voir des visages connus au milieu de la nuit! Merci Christophe!
Après une compote et un crémage de pied, je repars revigoré vers le col de la Seigne.
Ça commence par une portion de route assez longue en faux plat montant, un peu de répit qui permet de prendre le temps d'ajuster un peu son matériel, continuer de s'alimenter, changer la batterie de la gopro...puis on attaque la montée du col, je ne me souvenais pas que c'était si long, il m'a paru interminable!! Toujours le même spectacle du long serpentin de frontale en se retournant vers la vallée, c'est magnifique!
Après une belle montée où je me suis senti encore à l'aise physiquement, j'accuse un peu le coup au moment de franchir le sommet et j'ai subitement quelques spasmes avec une envie de vomir, j'en suis à deux doigts (sans jeu de mots!) mais ça disparait et j'attaque la descente vers le Lac Combal.
J'ai l'impression de courir sur des oeufs, même en minimisant les impacts, pas moyen de soulager les quadris, pénible!
Pour couronner le tout, ma lampe frontale clignote trois fois, signe de son prochain passage en mode économie d'énergie, heureusement on commence a entrevoir le lever du jour! Le brouillard ainsi que les températures négatives ont du puiser plus rapidement la batterie prévue initialement pour 9h30 d'autonomie.
La batterie de ma montre GPS, une Fénix 3 (merci JP!!), commence aussi à réclamer une recharge après un peu plus de 12h d'activité!
Ravito du Lac Combal, arrêt rapide, l'estomac est en vrac, pas moyen de manger quelque chose, je prend juste un petit café pour me réchauffer un peu.
Le jour se lève maintenant dévoilant sa plus belle lumière sur les hauts sommets, le moment que je préfère sur ces épreuves qui nous font faire des tours de cadran. J'en profite pour faire de belles images au niveau du Lac Combal, un drone tourne aussi, logique, c'est juste splendide!
Le froid au petit matin est saisissant, bien plus que dans la nuit, et pour la première fois depuis le départ j'ai froid, ça ne dure pas bien longtemps car déjà se dresse la montée vers l'arête du mont Favre. Je suis à deux à l'heure, un coup de moins bien, forcément je ne mange plus depuis un petit moment...
Au sommet je contemple le panorama qui s'offre à nous avec un des organisateurs de l'UT4M dont je n'ai pas retenu le nom (si tu te reconnais, je te salue bien!! ;-) ) Ce point de vue est un de mes passages préféré sur ce parcours de l'UTMB, peut être parce qu'a chaque fois, j'y suis passé au lever du soleil, ce qui lui donne une saveur supplémentaire. Je profite de la présence du staff médical pour demander de "l'aide" pour mes maux d'estomac et aussi pour me faire prendre en photo! Merci pour votre gentillesse!
Après avoir avalé deux spasfon, je reprend mon chemin de croix en descente puisque ce n'est plus que ça dont il s'agit avant d'arriver à Courmayeur.
Juste avant, je fais une longue pause au col Checruit ou je m'essai à une assiette de pâtes, les nausées m'ont quitté mais ce n'est pas le gros appétit...
La descente final vers Courmayeur a un petit gout de Grand Raid de la Réunion avec 4 bornes de marches, pas des plus agréables quand on a des barres dans les cuisses!
Courmayeur, km 80, c'est la pause!!
Je récupère mon sac de délestage, changements des batteries, changement intégral des fringues, ça commençait à sentir le moisi! :-p
Changement aussi de chaussures, les MT se sont révélées très efficaces sur le terrain mais je les ai trouvé un peu large sur l'avant, m'obligeant à serrer un peu plus fort le laçage. Pour éviter les échauffements, je suis repartis avec les XT6.
Une demi assiette de pâtes glisse dans mon petit estomac apeuré, je me dis que le spasfon a du faire son effet et que ça revient doucement.
Après une petite heure d'arrêt, je repars pour de nouvelles aventures, il fait super beau en Italie, j'ai rangé tout le matos de pluie dans le sac, sortie ma tenue Compressport de super héros, mes nouvelles lunette de soleil spécial UTMB, et un moral requinqué!
J'aime bien cette partie du parcours qui nous offre en principe un beau panorama sur tout le massif du Mont Blanc, bon là il fait beau mais les nuages sont quand même fortement accrochés sur les sommets, on repassera pour la vue (ou alors, allez voir ma vidéo de l'UTMB 2015... :-) )
Mais en montagne le temps change vite, et plus on se rapproche du fond de vallée et d'Arnuva, plus les petites ondées se font présentes. Le grand Col Ferret est quand à lui dans un énorme nuage noir, ça ne laisse rien présagé de bon!
Après voir passé le refuge Bonatti, où je me suis fait un thé qui était passé pourtant comme une lettre à la poste, mes vieux démons de l'estomac reviennent à la charge! Un blocage, comme si j'avais besoin d'un rôt pour que tout se débloque, sauf que ça ne vient jamais...
La petite descente vers Arnuva se fait maintenant sous la pluie, le temps a reviré au tempétueux avec du vent et dans la boue glissante, génial!
Au ravito, la tente est pleine de coureurs, il fait une chaleur pas possible comparé à l'extérieur. Je retourne voir le médecin qui me redonne deux spasfon et me conseille de me reposer un peu ou de repartir sans manger pour laisser mon estomac au repos, y'a aucun risque d'après lui. Je choisi la deuxième solution puisque je n'ai pas envie de dormir et que la montée vers le grand col ferret est suffisamment longue pour ne pas secouer l'estomac.
Un bénévole ouvre la porte de la tente vers l'enfer, les coureurs en short n'ont pas le droit de repartir sans mettre un pantalon, ça pleut très fort maintenant!
Je m'engage dans ce chantier la tête baissée pour limiter les gifles mais la pluie se transforme en grésil qui cingle le visage.
On ne voit plus rien, les coureurs sont prostrés et avancent au ralenti, le sentier n'est qu'un ruisseau boueux. Lors des deux fois précédentes où j'avais pu gravir ce col, j'avais aimé cette ascension pas trop difficile et très visuelle mais cette fois ci, c'est un vrai parcours du combattant, les yeux rivés sur ses pieds en espérant que ça passe vite mais il n'en est rien. Plus on monte, plus il fait froid, la pluie se transforme alors en neige et le paysage s'habille de blanc, mais qu'est ce que je fais là!!! Pourquoi s'infliger pareil torture!! J'ai le visage anesthésié par le froid!
Plus de cuisses dans les descentes, plus d'estomac et maintenant plus de moral, c'en est trop! Je ressasse encore et encore dans ma tête les raisons qui font que je suis là, le pour, le contre, j'essai de positiver mais rien à faire, je cale....
Passage au col, je demande s'il fait meilleur en Suisse, le bénévole à un sourire crispé, il me dit juste que le vent se calmera un peu en redescendant un peu plus bas...
Après une longue descente vers la Fouly en serrant les dents, je rencontre Laurent Bourgeois avec qui j'ai des amis en commun, il essaiera de me faire changer d'idée mais c'est trop tard, le conseil a voté, ma décision est irrévocable!
Virginie m'attend à la Fouly, je rend les armes, km 112, il n'y a plus de plaisir depuis trop longtemps, l'émotion est forte, je ne vous fais pas de dessin...
J'ai fait ce choix en préférant garder mon intégrité physique plutôt que de finir ces 55 derniers km en marchant pour au bas mots encore 15 heures de souffrances, alors oui j'avais largement le temps de finir cet UTMB mais quand vous l'avez déjà fait une fois dans de bonne condition, à quoi bon se torturer, quel intérêt à s'infliger tant de douleurs, aucun, je m'arrête pour ne pas risquer d'être encore plus mal, le corps a des limites que la tête ne connait pas mais c'est vrai dans les deux sens...Pas de regrets!
Désolé pour tout ceux qui s'étaient investis avec moi dans cette belle aventure, merci à ma team de choc, à Jean Philippe mon community manager :-) et à ma femme qui a assuré comme d'habitude, toujours aux petits soins pour moi!
Merci à ma famille, à tous mes amis et collègues qui m'ont soutenu de toutes leurs forces.
Merci à vous tous que je ne connais pas et que je rencontre ça et là sur les sentiers.
Merci à Kalenji, PowerBar et Compressport qui m'ont soutenu dans ce projet.
Et surtout merci à Philippe et Horizons Sports sans qui je n'aurai pas pu être à nouveau au départ de ce qui reste la plus belle course à mes yeux.

20 commentaires:

  1. bravo pour ta course, et le plus important reste le plaisir….coté météo ….ça donne pas envie.

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    1. Merci, c'est vrai qu'on partait un peu en reculant au départ, je pensais que la journée du Samedi serait un peu meilleur mais c'est vite repartis en vrille et le moral n'a pas suivi... Y'en aura d'autres! ;-)

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  2. Ce recit pourrait etre le mien..memes sensations ...J'ai arrete'a Arnouvaz..tes mots m'on dit ce que j'avais peur de trouver sur le G.C.Ferret...j'ai le moral dans les chaussettes mais ...

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    1. A priori, il y a eu beaucoup d'abandons dans cette zone, avant ou apres le grand col ferret. L'echec est dur à avaler mais il faut savoir des fois se préserver pour mieux repartir. Courage, c'est de l'experience pour plus tard!

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  3. Merci Bruno pour ce compte-rendu, c'est d'autant plus frustrant quand il faut conclure par un abandon :-(
    Dans tous les cas, ça reste une grande aventure, bravo !

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    1. Oui c'est jamais simple de prendre cette décision, surtout quand le lendemain, tu vois les copains arriver à Chamonix... Mais il faut savoir des fois arreter avant d'aller trop loin dans la douleur et le payer pendant des mois... Y'en aura d'autres! Merci à toi

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  4. arnaud jean claude4 septembre 2017 à 23:57

    bruno bravo et respect champion tu as pris la bonne decision jai lu et relu ton cr et avec les photos on comprends mieux ce que tu as du endurer .bonne recup.

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    1. Merci à toi, très instructif comme expérience, aussi bien sur le mental que le matos!! ;-)

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  5. Le nombre de fois où tu as abandonné sur tes nombreuses courses se compte sur les doigts d une seule main (origole ...) ... pas de rancoeur à avoir et bravo quand même. Merci pour ce récit.

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    1. Les abandons servent toujours pour les prochaines courses, j'espere juste ne pas les enchainés!!! Je crois que je vais m'inscrire sur un 15 bornes la prochaine fois pour ne pas me louper! :-D

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  6. Très beau récit on rêve de vivre ces moments et parfois la météo le mental la fatigue ou les maux divers ont raisons de nous......tu es un exemple de courage et d'humilité. Bravo Bruno Laurent Eric et tous les gars qui ont serpentés les sentiers le week-end dernier

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    1. Merci Dominique, c'est ce que j'aime dans ces courses au long cours où les émotions sont décuplées. J'aime ce partage avec les autres coureurs, ces paysages extraordinaires qu'on découvre, l'ambiance de la course, c'est vraiment à vivre malgré les souffrances endurées!! :-)

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  7. Salut Bruno, ce fut également un plaisir de discuter avec toi dans le SAS de départ.
    J'ai eu la chance de voir la ligne d'arrivée mais que ce fut dur !!! La tempête de neige dans le grand col feret. La pluie entre la Fouly et Arnouva. Les torrents de boue dans Bovine. J'ai pas mal repensé à ce qu'on avait dit au départ, prendre l'énergie positive et la ressortir dans les moments difficile. Bravo encore pour ce récit qui donne un aperçu de ce qu'on a vécu sur cette course si particulière.
    Bonne récup.

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    1. Salut Nidal et bravo pour cette magnifique perf, il fallait être costaud dans la tête, tu peux être fier! A bientôt!

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  8. Salut Bruno. Que dire ... jamais simple de reprendre le départ d'une course que l'on a terminé avec succès et sur laquelle on garde de bons souvenirs (même si tu n'avais pas passé un si bon moment entre Trient et Chamonix de mémoire ;-). Le risque de ne pas faire aussi bien est réel. C'était donc déjà courageux d'y retourner ! A te lire tu as évidemment pris une sage décision. Mais je m'interroge quand meme au delà de l'aspect mental et du "plus d'envie" sur les défaillances physiques que tu as rencontré (et très tôt à priori). Pour moi tu avais fait une super préparation ! Trop grosse ? Pas assez de course ? Pas assez de dénivelé ? Après coût comment tu l'expliques ? Uniquement le froid et l'humidité ? ta petite alerte physique 15 jours avant le départ ? Bref, pas mal de questions... En tout cas un grand bravo pour l'honneté de ton récit. Rendez-vous en 2018 ? sur la TDS ? ;-) Bonne récup

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    1. Salut Benoit, comment vas tu!! Excuse moi pour la réponse tardive, un peu noyé cette semaine! ;-)
      Effectivement pas simple de reprendre le départ d'une telle course, surtout quand l'objectif n'est pas forcément le même que la première fois ou c'était la découverte et que l'envie d'aller au bout coute que coute était omniprésente. Là je me présentais en tant que reporter vidéo et je pense du coup que je me suis mis un peu à l'écart psychologiquement du physique en pensant plus au aspect matériel et logistique, prendre tel ou tel plan, faire attention a ce que mon assistance pense bien à me filmer dans tel ou tel moment, quelle perche utilisé suivant les conditions météo, etc... Et du coup je me suis mis une grosse pression qui m'a forcément couté déjà de l'énergie avant le départ!
      Ensuite c'est vrai que j'ai été surpris de voir mes cuisses déjà cramées en descendant à St Gervais, le froid, la crispation, le manque de D-, je ne me l'explique toujours pas! J'ai cru au départ que c'était ma douleur qui refaisait surface car cela a repris sur cette meme cuisse mais rapidement la deuxième m'a renvoyé les mêmes symptomes...C'est rageant d'être à la rue en descente car à l'opposé et je pense que cela s'est vue dans mon suivi, je progressait à bonne allure dans les montées avec une bonne sensation de puissance! Alors peut être que j'ai manqué de travail spécifique à la descente, c'est sur que 3 semaines de vacances en bord de mer juste avant l'épreuve n'était pas forcément l'idéal!! Bref c'est comme ça, c'est fait et je préfère maintenant regarder vers l'avant, y'en aura d'autres avec pourquoi pas la TDS!! Ca me plairait bien effectivement!! A bientôt sur les sentiers! La biz ;-)

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  9. Salut Bruno,
    nous étions côte à côte sur le départ. Ton récit aurait pu être le miens (sauf pour les maux d'estomac). J'ai également arrêté au même endroit et pour les mêmes raisons. J'espère pouvoir refaire cette course pour la finir avec de meilleures conditions. Pour mon 1er 170, c'était un gros baptême du feu. Bravo pour tes vidéos

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    1. Salut Yann, Merci de revenir vers moi! On s'était parlé du coup au départ? Tu dois apparaître sur mes images, t'étais habillé comment?
      Pas facile comme première expérience sur un Ultra, mais ça sert toujours d'expérience pour les prochaines, on en ressort plus fort!! A bientot
      Bruno

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    2. On ne s'était pas parlé car je suis plutôt discret. Je regarderais ton film pour voir si je me vois.

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