jeudi 1 juillet 2010

27/06/2010 Marathon du Mont Blanc

WAOUH !!!! Quel week-end !!!
Par où commencer ?? Magnifique, sublime, il n’y a pas d’autres superlatif pour résumer ces 4 jours à la montagne.
Nous étions une équipe de 12 à avoir fait le déplacement, essentiellement composées de membres du « team Intertechnique » et on peut dire que la bonne ambiance fut de mise !! Les zygomatiques sont aussi courbaturés que les cuisses!!
Après 6h d’autoroute, nous arrivons donc Vendredi après-midi à Chamonix. De 30°C en plaine, il ne reste plus que 24°C, normal on est quand même à 1000m d’Altitude, cette « fraicheur » est d’ailleurs la bienvenue.
On s’installe au centre UCPA de Chamonix, bâtiment d’époque très sympa tout comme l’architecture générale de Chamonix d’ailleurs, je suis agréablement surpris, je m’attendais à une station de montagne « classique » avec des blocs d’habitations, pas du tout, c’est très soignée.
Nous sommes 6 et 4 par chambres ou plutôt dortoir, gare aux ronfleurs !! Ambiance colonie de vacances assurée !! J’avais jamais vu de draps en forme de moustiquaire auparavant!!
Nous faisons un tour au Palais des sports pour récupérer nos dossards, tout est bien rodé, ça va relativement vite, les bénévoles sont très sympa et nous remettent à tous le sac bleu qui nous servira à transiter nos affaires du départ à l’arrivée. Epreuve du Challenge Salomon oblige, la dotation du sac comprend le gobelet Salomon et le tee-shirt technique Salomon que tout le monde porte dans les rue de Chamonix!! Et bien sûr le dossard.
Enfin, découverte de cette charmante ville qui ne vit plus qu’autour du marathon en cette fin Juin. Les étrangers sont assez nombreux, surtout les Japonais, pour qui ça doit faire partie de leur circuit touristique après Paris.
Samedi matin, réveil matinal après une nuit où le sommeil a été difficile voire nul, une super surprise avec la rencontre de Dawa Sherpa au petit Déj, on échange quelques mots avec lui, à part les cheveux, il n’a vraiment pas la grosse tête et c’est un type très gentil.
Petite sortie à vélo dans la foulée pour rejoindre Argentière, histoire de se dégourdir un peu les jambes mais surtout pour remettre de l’ordre dans mon organisme car la pizza de la veille au soir m’a rendu un peu nauséeux…

Pour profiter pleinement de ce séjour, on monte en fin de matinée au Plan de l’Aiguille à 2317m, le panorama est spectaculaire et on se rend déjà compte de l’effet de l’altitude avec une respiration un peu plus haletante lors du moindre effort. Face à nous, on découvre les 6 derniers Kms du marathon, de La Flégère qui sera le dernier ravitaillement, jusqu’à l’arrivée à Plan Praz.

Après avoir pris un bon bol d’air, on redescend accueillir nos 4 derniers acolytes arrivant de Paris. Leurs dossards récupérés, il est temps de préparer nos affaires pour la course. De mon côté, se sera cuissard, maillot, Booster, casquette et lunette. Pour l’alimentation, seulement 2 gels, une barre de céréale et 1,5l d’eau. Les ravitaillements étant rapprochés, je pense même être trop chargé mais avec la chaleur prévu, je préfère assurer.
Ensuite, on prend part à la Pasta Party organisée au sein même de notre centre UCPA. Dawa est toujours là, accessible, ça change des pseudos stars d’autres disciplines.
Dimanche, 5h du mat, le réveil sonne !! Dur dur, tout le monde dans le centre est déjà sur le qui-vive, le soleil illumine déjà le sommet du Mt Blanc, la journée va être belle, gatosport et jus d’orange pour seul petit dèj, ça s’agite, vérification du paquetage, crémage des pieds, crème solaire et hop ! c’est déjà parti pour le départ et la dépose de nos petit sac bleu, on partira de la place de l’église, en plein centre de Chamonix, la tension monte, on est à 10 minutes du starter, le temps de prendre une dernière photo de l’équipe.
On se place dans les rangs, on est en dernière ligne mais pas de pression car l’objectif est plus la découverte du site que la recherche d’une perf., la route sera suffisamment longue et difficile pour remonter les concurrents.
GO !!
Et c’est parti, on se souhaite bon courage, j’enfile mes écouteurs et rentre dans ma bulle.
On parcourt le premier km dans les rues de Chamonix avant d’arrivée dans le champ qui a accueillie le départ du Cross la veille. J’essaie de courir un peu au dessus de mon allure pour dépasser un maximum de monde avant la première grosse difficulté situé km 18.

Cette entame est donc assez roulante, à travers les pins, sur de larges allées, c’est plutôt agréable comme échauffement!!
Il y a malgré tout déjà 1 bosses ou 2 où je suis à la limite de marcher car un peu raide quand même !. On passe Argentières pour arriver par un petit single sympa au Col des Montets. Vallorcine n’est plus très loin, et les prairies traversées sont garnies d’une grande variété de fleurs, c’est vraiment la saison idéale et mes sens se régalent.
1er Ravitaillement à Vallorcine après 1h43 de course, je suis 176ème. Je prends 2 morceaux de bananes et un verre d’eau puis repart mais d’un seul coup, ça se gâte, je suis du regard le chemin et lève la tête de plus en plus, une pente terrible !! Ça y est cette fois, on est dans le vif du sujet, pas le choix, faut marcher.
2h25’ pour arriver au col des posettes, bon ça ne reste qu’une indication pour ceux qui randonne enfin j’espère!! Au moins, je peux prendre le temps d’admirer le paysage!
On traverse la forêt de pin par un petit single pour déboucher sur un grand GR, exposé au soleil qu’on n’avait pour le moment réussi à feinter en s’abritant dans les bois. Je continue ma remontée sur cette pente qui est maintenant plus douce.
Le ravitaillement du Col des Posettes est en vue, la montée est finalement passée plus vite que prévue, mais celle-ci n’est toutefois pas terminée car il faut encore atteindre l’Aiguillette des posettes à 2201m pour être vraiment sur la crête. Quel panorama somptueux !!!
On domine toute la vallée de Chamonix, le Mont Blanc au dessus, c’est extra… L’hélico passe en rase motte sur la crête, c’est énorme, on se sent aérien d’un coup, la foulée est céleste, amplifié par le rebond du terreau au sol, il y a même encore un peu de neige sur les bords, moment vraiment magique, le plus beau du parcours sans aucun doute!!
J’attaque maintenant la descente, très technique, dangereuse même pour qui n’est plus trop lucide et ne lève pas suffisamment les pieds. Je me rends vite compte mais je le savais déjà de ma grosse lacune dans ce domaine. Je suis sur l’arrière, sur les freins et n’arrive pas à me lâcher, je me fais doubler par grappe de coureur qui manifestement ne tiennent pas toujours à la vie vu le danger dans certains passages constitué de bloc rocheux taillés comme des lames.
Il y a aussi par moment des « escaliers », des traverses en bois où la distance entre chacune n’est jamais uniforme, c’est casse gueule à souhait !! Heureusement, la gendarmerie de montagne veille…
La deuxième partie de cette descente est plus gentille et plus ludique avec plein de lacet à 180° comme une descente de col à vélo. J’arrive enfin en bas et peut enfin me relâcher et dérouler un peu, les muscles étant en contraction depuis le haut. De la 128éme place en haut du col, je suis redescendu à la 161éme !! Dommage que je ne sois pas aussi à l’aise dans les descentes qu’a vélo.
J’arrive maintenant au ravitaillement de Tré-le-Champ vers le 31éme km, il est 10h30 et le delta de température entre la vallée et les chemins en altitude est saisissant, il fait vraiment très chaud et je n’ai envie que de liquides, exit saucisson et fromage, ce sera eau et coca.
Je me dis que je suis encore pas mal en temps car il reste 10/11km et à priori la montée des posettes étaient la plus dure…
Je repars donc vite fait vers la Flégère, on recommence à monter immédiatement à travers les pins, c’est mieux car on est plus ou moins au frais !!
Je rattrape deux gars qui m’avaient dépassé dans la descente, ils ont un bon rythme et je me cale dans leur jambe. L’allure est bonne et on discute tous les 3, l’un est ardéchois, l’autre de Limours donc de quoi avoir quelques sujets en commun. Le passage au dessus d’une cascade est rafraichissant …visuellement car je manque de lucidité sur l’instant pour y tremper ma casquette.
Je regrette tout de suite après car maintenant on est complètement à découvert sur une espèce de piste de ski très large et dont le pourcentage est plutôt sévère, ça cogne dur !! Les dernières centaines de mètres pour arriver au ravito de la Flégère sont épuisants, surtout la dernière rampe de 20mètres, je rêve d’un coca bien frais. Pour la fraicheur, il faudra attendre encore un peu, je bois 2 verre de coca suivi d’un verre de Maxim (pas terrible du tout en goût d’ailleurs), je mange 2 morceaux de banane et trempe ma casquette dans l’eau. Au moment de repartir, je me sens pas bien du tout, y’a quelque chose qui ne passe pas correctement, ni une ni deux, je m’écarte du ravito et me rabat contre le refuge pour me vider, pas glop !! Les secouristes présents me proposent de m’asseoir un peu ??? Mais vous êtes fou les gars, je suis en course là, pas le temps de siroter en terrasse!!!
Surtout que ça va tout de suite beaucoup mieux, j’ai ingurgité trop de liquide d’un coup et ça a fait yoyo dans mon estomac.
Je repars en 123ème positon vers l’arrivée qu’on aperçoit déjà à environ 3km à vol d’oiseau alors qu’il en reste au moins le double. On entend même le speaker qui annonce les arrivées, c’est rageant ! Si proche et encore tellement loin…
Encore une descente assez technique, avec à un endroit même une main courante et des marches métallique plantées dans la roche, c’est limite de l’escalade !! On court maintenant sur un single à mi-pente, traversant parfois des pierriers.
Au détour d’un virage, je tombe nez à nez avec Dawa Sherpa, il m’applaudit et m’encourage. Il fera de même, en retournant jusqu'à la Flégère, avec tous les autres participants, bel esprit vraiment.
Ça y est, cette fois je peux presque toucher l’arrivée, plus que trois lacets, mais les plus dur de la course, la dernière rampe est infernale, on est à l’arrêt, les pas sont minuscule, heureusement il y a une grosse ambiance en bord de piste, les spectateurs nous encourage par notre prénom et enfin la délivrance, je passe l’arrivée desséché mais heureux.
5h29’ et 132ème, j’ai régressé sur cette dernière portion, tant pis, finir était le premier objectif et cette 1ére expérience montagnarde sera riche d’enseignement pour la prochaine fois.
Après de longue minute de récupération, je récupère ma médaille et mon « petit sac bleu » qui a transité jusqu’ici et m’installe dans la pente pour attendre le reste de l’équipe. C’est d’ailleurs d’ici que je me rends compte de l’ampleur de la difficulté de ces 2/3 derniers km.
Tout les collègues finissent correctement, pas trop fatigués et enthousiastes de leur course. Une super satisfaction pour chacun.
Nous redescendons tous par les télécabines sur Chamonix, une navette nous attend pour retourner au Palais des Sport, pour y trouver le buffet et les douches.
La journée se termine, déjà des images et souvenirs plein la tête. Grand Bravo à tous ces bénévoles pour cette organisation incroyable qu’on ne peut que recommander.
Super week-end avec l’équipe, vivement la prochaine….!!!!



Les Stats
Le Classement

4 commentaires:

  1. Hello bruno, rien que de lire le CR j'ai mal aux jambes ! comment se passe la récup sinon ?
    A+
    David

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  2. Oui effectivement j'en ai pas parlé mais la récup. se déroule bien mieux que l'Ecotrail par ex. même si la distance n'est pas comparable. Le terrain était super agréable, ça ne tapait pas donc au final moins de douleur!!
    C'est bientôt ton tour, la prépa. avance?

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  3. yes ça avance, j'enchaine les séances et surtout la distance, cette semaine 3 sorties dont une de 2h40 et une de D+ de 1h20. Encore une semaine et je fais du jus à la montagne, du fais quoi ce WE ?
    A+
    David

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  4. Je cours au Perray en principe...

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